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Définition, terminologie et classification
La féverole appartient à l’espèce Vicia faba L. , famille des Fabaceae. Dans l’usage agronomique français, le mot « féverole » désigne généralement les formes à graines relativement petites cultivées en grande culture, tandis que « fève » renvoie plus volontiers aux formes potagères à grosses graines. Il s’agit toutefois de la même espèce botanique. INRAE ePhytia répertorie également les synonymes « féverolle » et « petite fève ».
La féverole d’hiver est un type cultural à cycle automne-été. Elle est implantée avant l’hiver, traverse une phase végétative froide, redémarre au printemps, fleurit plus tôt que le type printemps et est récoltée généralement en juillet. Cette avance de cycle lui permet d’éviter une partie du stress hydrique et thermique terminal, mais l’expose davantage au gel hivernal, aux dégâts de sortie d’hiver et aux maladies précoces.
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Origines, histoire et place dans les systèmes français
La féverole fait partie des légumineuses domestiquées et consommées depuis la préhistoire. Terres Univia rappelle qu’elle est connue depuis les périodes préhistoriques et qu’elle a été introduite très tôt en Chine. Sa longue histoire alimentaire précède de très loin son statut moderne de protéagineux destiné aux élevages ou à l’industrie des ingrédients.
En France, son retour en grandes cultures s’est accéléré depuis les années 2000, sous l’effet conjoint de la recherche d’autonomie protéique, de la diversification des rotations, des systèmes biologiques et des débouchés animaux. Le type hiver s’est particulièrement développé dans les zones à hivers relativement doux, notamment le Sud-Ouest, le Centre et l’Ouest, tandis que le type printemps reste davantage associé au Nord-Ouest et à l’Est.
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Filière française et données 2024-2026
La statistique officielle la plus récente disponible au 21 août 2026 est l’estimation Agreste arrêtée au 1er juillet 2026. Elle chiffre l’ensemble « féveroles (et fèves) » à 120 000 ha, un rendement moyen de 24,6 q/ha et une production de 294 000 t. La production progresserait de 3,3 % par rapport à 2025 et de 38,9 % par rapport à la moyenne 2021-2025, grâce surtout à l’augmentation de la sole.
Ces chiffres décrivent le groupe statistique national « féveroles et fèves » ; ils ne représentent pas la seule féverole d’hiver. Les données de collecte, de qualité et de marché publiées par les organismes de filière peuvent porter sur d’autres périmètres ou dates. Il faut vérifier ces différences avant de comparer deux séries.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Surface | 120 000 ha |
| Rendement moyen | 24,6 q/ha |
| Production | 294 000 t |
| Évolution de la production par rapport à 2025 | +3,3 % |
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Biologie, cycle et élaboration du rendement
La féverole est une plante annuelle dressée, à tige creuse ou anguleuse et à système racinaire pivotant associé à des nodosités symbiotiques. Les variétés d’hiver ramifient à la base, ce qui explique qu’un peuplement relativement faible puisse construire un couvert productif. Les fleurs, riches en pollen et nectar, attirent notamment les bourdons; la pollinisation croisée joue un rôle important dans l’espèce.
Le rendement final résulte du nombre de plantes viables, du nombre de ramifications et d’étages fructifères, du nombre de gousses et de graines par gousse, puis du poids individuel des graines. La floraison est longue: cela confère une capacité de compensation, mais allonge aussi la période d’exposition au stress hydrique, à la chaleur et aux ravageurs comme la bruche.
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Choix de parcelle, sols et climat
La féverole valorise les sols profonds, aérés, non battants, capables de fournir de l’eau pendant la longue phase floraison-remplissage. Elle est plus sensible que le pois à la battance et craint les sols légers à faible réserve, les horizons tassés, l’hydromorphie et l’asphyxie. Les fortes températures, notamment ≥25 °C en fin de floraison-remplissage, sont défavorables.
Une particularité importante est sa très forte résistance à Aphanomyces euteiches: la féverole n’est pas attaquée et ne multiplie pas ce pathogène du pois. Elle peut donc être cultivée dans une parcelle où le potentiel infectieux Aphanomyces empêche le pois, sous réserve que les autres risques de la parcelle soient compatibles.
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Rotation, précédents et effet agronomique
Terres Inovia recommande un délai d’au moins six ans entre deux féveroles pour limiter l’accumulation de maladies racinaires et d’autres bioagresseurs. Ce délai doit intégrer non seulement la féverole récoltée en grain, mais aussi l’usage de féverole dans certains couverts ou associations si leur fréquence devient importante dans la parcelle.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
À quelle période récolter la féverole d’hiver?
Elle est généralement récoltée en juillet. Son avance de cycle lui permet d’éviter une partie du stress hydrique et thermique de fin de cycle.
La féverole craint-elle Aphanomyces?
Elle présente une très forte résistance à Aphanomyces euteiches : elle n’est pas attaquée et ne multiplie pas ce pathogène du pois. Elle peut donc être cultivée là où le potentiel Aphanomyces empêche la culture du pois.
Quel délai de retour respecter entre deux féveroles?
Terres Inovia recommande un délai d’au moins six ans. Ce délai doit aussi intégrer l’usage de féverole dans certains couverts ou associations si leur fréquence devient importante.





