01 · Référence
Définition, terminologie et classification
La féverole appartient à l’espèce Vicia faba L., famille des Fabaceae. Dans l’usage agronomique français, le mot « féverole » désigne généralement les formes à graines relativement petites cultivées en grande culture, tandis que « fève » renvoie plus volontiers aux formes potagères à grosses graines. Il s’agit toutefois de la même espèce botanique. INRAE ePhytia répertorie également les synonymes « féverolle » et « petite fève ». [31][34]
La féverole d’hiver est un type cultural à cycle automne-été. Elle est implantée avant l’hiver, traverse une phase végétative froide, redémarre au printemps, fleurit plus tôt que le type printemps et est récoltée généralement en juillet. Cette avance de cycle lui permet d’éviter une partie du stress hydrique et thermique terminal, mais l’expose davantage au gel hivernal, aux dégâts de sortie d’hiver et aux maladies précoces. [4][6][25]
02 · Référence
Origines, histoire et place dans les systèmes français
La féverole fait partie des légumineuses domestiquées et consommées depuis la préhistoire. Terres Univia rappelle qu’elle est connue depuis les périodes préhistoriques et qu’elle a été introduite très tôt en Chine. Sa longue histoire alimentaire précède de très loin son statut moderne de protéagineux destiné aux élevages ou à l’industrie des ingrédients. [28][32]
En France, son retour en grandes cultures s’est accéléré depuis les années 2000, sous l’effet conjoint de la recherche d’autonomie protéique, de la diversification des rotations, des systèmes biologiques et des débouchés animaux. Le type hiver s’est particulièrement développé dans les zones à hivers relativement doux, notamment le Sud-Ouest, le Centre et l’Ouest, tandis que le type printemps reste davantage associé au Nord-Ouest et à l’Est. [28][34]
03 · Référence
Filière française et données 2024-2026
La statistique officielle la plus récente disponible au 21 août 2026 est l’estimation Agreste arrêtée au 1er juillet 2026. Elle chiffre l’ensemble « féveroles (et fèves) » à 120 000 ha, un rendement moyen de 24,6 q/ha et une production de 294 000 t. La production progresserait de 3,3 % par rapport à 2025 et de 38,9 % par rapport à la moyenne 2021-2025, grâce surtout à l’augmentation de la sole. [2]
Tableau 3 — Féveroles et fèves en France : série récente Agreste
Ces chiffres ne doivent pas être étiquetés « féverole d’hiver » dans une base de données. Ils décrivent le groupe statistique national incluant les fèves et les deux types de féverole. En parallèle, Terres Inovia et Terres Univia publient des données de collecte, de qualité ou de marché avec des calendriers de révision différents ; les écarts apparents entre publications sont souvent des écarts de périmètre ou de date, pas nécessairement des contradictions. [1][27][28]
Tableau 4 — Qualité de la récolte 2025 (enquête de collecte)
04 · Référence
Biologie, cycle et élaboration du rendement
La féverole est une plante annuelle dressée, à tige creuse ou anguleuse et à système racinaire pivotant associé à des nodosités symbiotiques. Les variétés d’hiver ramifient à la base, ce qui explique qu’un peuplement relativement faible puisse construire un couvert productif. Les fleurs, riches en pollen et nectar, attirent notamment les bourdons ; la pollinisation croisée joue un rôle important dans l’espèce. [28][34]
Le rendement final résulte du nombre de plantes viables, du nombre de ramifications et d’étages fructifères, du nombre de gousses et de graines par gousse, puis du poids individuel des graines. La floraison est longue : cela confère une capacité de compensation, mais allonge aussi la période d’exposition au stress hydrique, à la chaleur et aux ravageurs comme la bruche. [13][19]
Tableau 5 — Cycle simplifié et points de pilotage
05 · Référence
Choix de parcelle, sols et climat
La féverole valorise les sols profonds, aérés, non battants, capables de fournir de l’eau pendant la longue phase floraison-remplissage. Elle est plus sensible que le pois à la battance et craint les sols légers à faible réserve, les horizons tassés, l’hydromorphie et l’asphyxie. Les fortes températures, notamment ≥25 °C en fin de floraison-remplissage, sont défavorables. [5]
Une particularité importante est sa très forte résistance à Aphanomyces euteiches : la féverole n’est pas attaquée et ne multiplie pas ce pathogène du pois. Elle peut donc être cultivée dans une parcelle où le potentiel infectieux Aphanomyces empêche le pois, sous réserve que les autres risques de la parcelle soient compatibles. [5]
Tableau 6 — Grille de compatibilité parcelle × féverole d’hiver
06 · Référence
Rotation, précédents et effet agronomique
Terres Inovia recommande un délai d’au moins six ans entre deux féveroles pour limiter l’accumulation de maladies racinaires et d’autres bioagresseurs. Ce délai doit intégrer non seulement la féverole récoltée en grain, mais aussi l’usage de féverole dans certains couverts ou associations si leur fréquence devient importante dans la parcelle. [5]
07 · Référence
Choix variétal et progrès génétique
Le choix variétal en féverole d’hiver doit d’abord sécuriser la survie hivernale et la tenue de tige avant de chercher le rendement maximal Les critères utiles sont tolérance au froid productivité pluriannuelle régularité verse précocité PMG teneur en protéines comportement maladies et débouché Les performances…
08 · Référence
Implantation : date, profondeur, densité et semoir
L’implantation est le premier levier de maîtrise du rendement et des maladies Un semis trop précoce produit des plantes trop développées et insuffisamment endurcies à l’arrivée des gelées un semis trop tardif peut pénaliser la levée le tallage ramification et la capacité à entrer dans…
| Périmètre | France métropolitaine — culture pure récoltée en graines, avec repères conventionnels et biologiques |
|---|---|
| Recherche | Sources officielles, techniques, scientifiques, variétales et réglementaires croisées |
| Actualisation | Données évolutives vérifiées jusqu’au 21 août 2026 |
| Finalité SILLOVA | Future page Web + base de connaissances + données structurables + aide à la décision |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur définition, terminologie et classification ?
La féverole appartient à l’espèce Vicia faba L famille des Fabaceae Dans l’usage agronomique français le mot féverole désigne généralement les formes à graines relativement petites cultivées en grande culture tandis que fève renvoie plus volontiers aux formes potagères à grosses graines Il s’agit toutefois de la même espèce botanique INRAE ePhytia répertorie également les synonymes féverolle et petite fève 31 34 La féverole d’hiver est un type cultural à cycle automne-été Elle est implantée avant l’hiver traverse une phase végétative froide redémarre au printemps fleurit plus tôt que le… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur origines, histoire et place dans les systèmes français ?
La féverole fait partie des légumineuses domestiquées et consommées depuis la préhistoire Terres Univia rappelle qu’elle est connue depuis les périodes préhistoriques et qu’elle a été introduite très tôt en Chine Sa longue histoire alimentaire précède de très loin son statut moderne de protéagineux destiné aux élevages ou à l’industrie des ingrédients 28 32 En France son retour en grandes cultures s’est accéléré depuis les années 2000 sous l’effet conjoint de la recherche d’autonomie protéique de la diversification des rotations des systèmes biologiques et des débouchés animaux Le type hiver… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur filière française et données 2024-2026 ?
La statistique officielle la plus récente disponible au 21 août 2026 est l’estimation Agreste arrêtée au 1er juillet 2026 Elle chiffre l’ensemble féveroles et fèves à 120 000 ha un rendement moyen de 24 6 q ha et une production de 294 000 t La production progresserait de 3 3 par rapport à 2025 et de 38 9 par rapport à la moyenne 2021-2025 grâce surtout à l’augmentation de la sole 2 Tableau 3 Féveroles et fèves en France série récente Agreste Ces chiffres ne doivent pas être étiquetés féverole… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur biologie, cycle et élaboration du rendement ?
La féverole est une plante annuelle dressée à tige creuse ou anguleuse et à système racinaire pivotant associé à des nodosités symbiotiques Les variétés d’hiver ramifient à la base ce qui explique qu’un peuplement relativement faible puisse construire un couvert productif Les fleurs riches en pollen et nectar attirent notamment les bourdons la pollinisation croisée joue un rôle important dans l’espèce 28 34 Le rendement final résulte du nombre de plantes viables du nombre de ramifications et d’étages fructifères du nombre de gousses et de graines par gousse puis du… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur choix de parcelle, sols et climat ?
La féverole valorise les sols profonds aérés non battants capables de fournir de l’eau pendant la longue phase floraison-remplissage Elle est plus sensible que le pois à la battance et craint les sols légers à faible réserve les horizons tassés l’hydromorphie et l’asphyxie Les fortes températures notamment 25 C en fin de floraison-remplissage sont défavorables 5 Une particularité importante est sa très forte résistance à Aphanomyces euteiches la féverole n’est pas attaquée et ne multiplie pas ce pathogène du pois Elle peut donc être cultivée dans une parcelle où le… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur rotation, précédents et effet agronomique ?
Terres Inovia recommande un délai d’au moins six ans entre deux féveroles pour limiter l’accumulation de maladies racinaires et d’autres bioagresseurs Ce délai doit intégrer non seulement la féverole récoltée en grain mais aussi l’usage de féverole dans certains couverts ou associations si leur fréquence devient importante dans la parcelle 5 Les précédents laissant un faible reliquat azoté céréales tournesol maïs sont cohérents avec la capacité de la féverole à fixer l’azote atmosphérique À l’échelle de la rotation la culture constitue un précédent intéressant pour le blé ou le colza… [S01][S02][S03]





