Référence agronomique · France

Grandes cultures · Protéagineux et légumineuses

Féverole de printemps

La féverole de printemps se sème après l’hiver. Le choix de la parcelle, la levée et la période de floraison influencent sa réussite.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 5 min
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Féverole de printemps — illustration documentaire (Grandes cultures, Protéagineux et légumineuses)
Féverole de printemps · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour comprendre le sujet.

Culture

Féverole de printemps

Cycle

Semis printanier

Choix

Sol et débouché

Suivi

Floraison et récolte

01 · Guide

Définition, terminologie et classification

La féverole est une forme cultivée de Vicia faba L. , espèce de la famille des Fabaceae. Le même taxon botanique recouvre des morphotypes à grosses graines souvent appelés « fèves » en alimentation humaine et des types agricoles à graines plus petites traditionnellement désignés « féveroles ». En grandes cultures françaises, la féverole est classée parmi les protéagineux et les légumineuses à graines: son intérêt premier est la production de graines riches en protéines, couplée à la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique.

La « féverole de printemps » se distingue d’abord par sa date d’implantation et son cycle. Elle est semée après l’hiver, généralement de janvier à mars selon les régions, puis fleurit à la fin du printemps et remplit ses graines au début de l’été. Ce calendrier la rend moins exposée au gel hivernal que le type hiver, mais davantage exposée aux déficits hydriques et aux températures élevées au moment de la floraison et du remplissage.

02 · Guide

Origines, histoire et place dans les systèmes français

La féverole appartient au groupe des légumineuses anciennement domestiquées. Terres Univia rappelle sa présence dans l’alimentation humaine depuis la préhistoire et son ancienneté dans les systèmes agricoles eurasiens. En France, son développement moderne en grandes cultures s’est surtout accéléré depuis les années 2000 avec la recherche de rotations plus diversifiées, d’autonomie protéique et d’une moindre dépendance aux engrais azotés de synthèse.

Le type printemps occupe une géographie distincte du type hiver. Les références techniques françaises le situent davantage dans le grand tiers nord, notamment Nord, Normandie, Est et bordure maritime nord-ouest, alors que le type hiver est plus présent à l’Ouest, au Centre et dans le Sud-Ouest. Cette distribution n’est pas figée: le changement climatique, les débouchés, la sélection et les essais de semis décalés font évoluer les frontières techniques.

03 · Guide

Production française

Au 21 août 2026, la statistique officielle la plus robuste pour la récolte 2025 reste celle d’Agreste. Elle agrège « féveroles (et fèves) » et ne sépare pas les semis d’hiver et de printemps. La surface nationale est passée de 80 000 ha en 2024 à 112 000 ha en 2025, soit une progression majeure. Le rendement moyen a légèrement reculé de 26,9 à 25,4 q/ha, mais l’augmentation des surfaces a porté la production de 216 000 à 285 000 t (+31,9 %).

Production française de « féveroles et fèves » selon Agreste
Indicateur20242025
Surface80 000 ha112 000 ha
Rendement moyen26,9 q/ha25,4 q/ha
Production216 000 t285 000 t

04 · Guide

Marchés et flux de féverole

Le bilan FranceAgriMer publié le 25 juin 2026 affine la lecture de campagne 2025/26. Il retient 112 000 ha, 25,2 q/ha et 283 000 t de production. La collecte prévisionnelle atteint 188 000 t, les utilisations intérieures 106 000 t et les exportations 80 000 t. Les stocks au 30 juin sont projetés à 50 000 t, contre 42 000 t au début de campagne: l’enjeu n’est donc pas uniquement de produire davantage, mais de sécuriser des débouchés capables d’absorber les volumes et la qualité disponible.

05 · Guide

Qualité et débouchés

L’Observatoire de la qualité des graines indique pour la récolte 2025 une teneur moyenne en protéines de 28,4 % de la matière sèche, proche de la moyenne 2015-2024 (28,2 %), avec une teneur en eau moyenne de 11,6 %. Ces données couvrent la collecte nationale de féverole; elles sont pertinentes pour la filière mais ne doivent pas être présentées comme une performance intrinsèque de toutes les variétés de printemps.

06 · Guide

Biologie, cycle et élaboration du rendement

La féverole de printemps forme une tige dressée, un pivot et un réseau de racines secondaires portant des nodosités. La levée est hypogée: les cotylédons restent sous terre, ce qui explique une certaine robustesse mécanique à la levée, mais la graine volumineuse impose un semis régulier et suffisamment profond. La croissance végétative se poursuit jusqu’à la floraison, avec émission de plusieurs étages florifères. La plante peut dépasser un mètre selon variété et conditions.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quand semer la féverole de printemps?

Elle est semée après l’hiver, généralement de janvier à mars selon les régions. Elle fleurit à la fin du printemps et remplit ses graines au début de l’été.

La féverole de printemps est-elle exposée au gel?

Elle est moins exposée au gel hivernal que le type hiver. Elle est en revanche plus sensible aux déficits hydriques et aux températures élevées pendant la floraison et le remplissage.

Quelle production de féveroles en 2025?

Agreste indique 285 000 t pour « féveroles et fèves » en 2025, sur 112 000 ha. Ce groupe statistique ne sépare pas les semis d’hiver et de printemps.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.