Référence agronomique · France

Machinisme agricole · Équipements et agriculture de précision

Drones agricoles

Équipements et agriculture de précision

Un drone agricole produit des observations aériennes à une résolution choisie pour une question agronomique. L’application de produits relève d’un cadre réglementaire distinct.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Drones agricoles — repères et pratiques en agriculture
Drones agricoles · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Les repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Usage

Observer la culture

Capteur

RGB ou multispectral

Carte

Contrôler la qualité

Traitement

Cadre réglementé

01 · Guide

Vue d’ensemble

Un drone agricole est une plateforme aérienne sans équipage qui embarque un capteur ou, dans certains cas très encadrés, un dispositif d’application. En agriculture, sa force n’est pas uniquement la résolution spatiale : elle réside dans la capacité à acquérir une donnée au moment choisi, à l’échelle de quelques centimètres, et à produire rapidement une cartographie exploitable d’une parcelle, d’un verger ou d’un vignoble.

02 · Guide

Typologie des drones agricoles

Les plateformes se répartissent principalement entre multirotors, voilures fixes et VTOL hybrides. Le multirotor est précis, stationnaire et adapté aux petites surfaces, cultures pérennes et missions nécessitant une forte maniabilité. La voilure fixe couvre davantage de surface par batterie mais exige davantage d’espace et ne peut pas stationner. Le VTOL hybride cherche à combiner décollage vertical et rendement aérodynamique de la voilure fixe.

Trois familles de plateformes citées dans la fiche.
PlateformeAtout cité
MultirotorPrécis, stationnaire et adapté aux petites surfaces
Voilure fixeDavantage de surface par batterie, mais espace requis et pas de stationnement
VTOL hybrideDécollage vertical combiné au rendement aérodynamique de la voilure fixe

03 · Guide

Charge utile et architecture

Le système réel comprend l’aéronef, le capteur, le GNSS/RTK éventuel, la radiocommande, le logiciel de planification, les batteries, la station de charge, les cibles ou points de contrôle, et la chaîne de traitement. Sous-estimer le logiciel, le stockage et le temps de traitement conduit à sous-estimer le coût total.

04 · Guide

Capteurs : choisir une mesure, pas une caméra

Le choix du capteur doit partir de la variable agronomique recherchée. Un capteur RGB peut suffire pour compter des plants, repérer des manques ou mesurer un recouvrement. Un multispectral devient pertinent lorsqu’on souhaite comparer des bandes spectrales dédiées et dériver des indices. Le thermique mesure une température apparente ; il est très sensible aux conditions de vol et doit être interprété avec la météorologie et la physiologie de la culture.

05 · Guide

Planification de mission : résolution, recouvrement, lumière et météo

La résolution au sol (GSD, ground sampling distance) dépend du capteur, de la focale, de la taille de pixel et de la hauteur. Voler plus bas améliore la résolution mais augmente le nombre d’images, la durée de mission, les changements de batterie et le coût de traitement. La résolution doit donc être dimensionnée à l’objet : une plante entière, une feuille, une rangée, une zone de stress ou un fossé ne demandent pas la même GSD.

Pour des séries temporelles, conserver autant que possible le même capteur, la même hauteur, la même géométrie et la même fenêtre horaire.

06 · Guide

Photogrammétrie et géoréférencement

Les images sont transformées en produits géographiques : nuage de points, modèle de surface, orthomosaïque et cartes d’indices. Le positionnement peut reposer sur le GNSS embarqué, un système RTK/PPK, des points de contrôle au sol ou une combinaison. L’exactitude absolue et la précision relative ne doivent pas être confondues : une carte peut être très cohérente localement tout en étant décalée de plusieurs mètres par rapport au cadastre ou à une autre campagne.

07 · Guide

Usages agronomiques par filière

Les usages les plus solides sont ceux où l’image répond à une question définie et débouche sur une action. La haute résolution rend le drone particulièrement intéressant pour les cultures pérennes, les parcelles irrégulières, les dégâts localisés et les situations où le satellite est gêné par la couverture nuageuse ou sa résolution.

08 · Guide

Indices de végétation et modèles : du proxy à la variable agronomique

Les indices combinent des bandes pour renforcer certains contrastes. Le NDVI est très utilisé mais peut saturer lorsque le couvert est dense. Le NDRE, utilisant le red-edge, peut être plus sensible dans certaines situations. Les indices RGB (ExG, VARI, etc. ) sont accessibles sans NIR et utiles pour segmentation ou couverture. Aucun indice n’est universel : la relation avec azote, biomasse, rendement ou stress varie avec espèce, stade, variété, sol, illumination et capteur.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Un drone peut-il appliquer librement des produits?

Non. L’application de produits relève d’un cadre réglementaire distinct. Les textes autorisant l’utilisation de drones pour l’application sont publiés par le ministère de l’Agriculture.

Quel capteur choisir pour un drone?

Le choix part de la variable agronomique recherchée. Un capteur RGB peut suffire pour compter des plants ou repérer des manques ; un multispectral devient pertinent pour comparer des bandes dédiées et dériver des indices.

Un indice de végétation est-il universel?

Non. La relation avec azote, biomasse, rendement ou stress varie avec espèce, stade, variété, sol, illumination et capteur. Le NDVI peut saturer lorsque le couvert est dense.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.