01 · Référence
Synthèse opérationnelle
Un drone agricole est une plateforme aérienne sans équipage qui embarque un capteur ou, dans certains cas très encadrés, un dispositif d’application. En agriculture, sa force n’est pas uniquement la résolution spatiale : elle réside dans la capacité à acquérir une donnée au moment choisi, à l’échelle de quelques centimètres, et à produire rapidement une cartographie exploitable d’une parcelle, d’un verger ou d’un vignoble.
La réglementation aérienne est fondée sur le risque de l’opération pas sur le caractère professionnel ou agricole du vol Une même mission peut relever de la catégorie Ouverte dans une parcelle isolée ou de la catégorie Spécifique si ses conditions opérationnelles dépassent les limites de l’Ouverte La pulvérisation ajoute un second étage de réglementation agricole…
02 · Référence
Typologie des drones agricoles
Les plateformes se répartissent principalement entre multirotors, voilures fixes et VTOL hybrides. Le multirotor est précis, stationnaire et adapté aux petites surfaces, cultures pérennes et missions nécessitant une forte maniabilité. La voilure fixe couvre davantage de surface par batterie mais exige davantage d’espace et ne peut pas stationner. Le VTOL hybride cherche à combiner décollage vertical et rendement aérodynamique de la voilure fixe.
03 · Référence
Charge utile et architecture
Le système réel comprend l’aéronef, le capteur, le GNSS/RTK éventuel, la radiocommande, le logiciel de planification, les batteries, la station de charge, les cibles ou points de contrôle, et la chaîne de traitement. Sous-estimer le logiciel, le stockage et le temps de traitement conduit à sous-estimer le coût total.
04 · Référence
Capteurs : choisir une mesure, pas une caméra
Le choix du capteur doit partir de la variable agronomique recherchée. Un capteur RGB peut suffire pour compter des plants, repérer des manques ou mesurer un recouvrement. Un multispectral devient pertinent lorsqu’on souhaite comparer des bandes spectrales dédiées et dériver des indices. Le thermique mesure une température apparente ; il est très sensible aux conditions de vol et doit être interprété avec la météorologie et la physiologie de la culture.
05 · Référence
Planification de mission : résolution, recouvrement, lumière et météo
La résolution au sol (GSD, ground sampling distance) dépend du capteur, de la focale, de la taille de pixel et de la hauteur. Voler plus bas améliore la résolution mais augmente le nombre d’images, la durée de mission, les changements de batterie et le coût de traitement. La résolution doit donc être dimensionnée à l’objet : une plante entière, une feuille, une rangée, une zone de stress ou un fossé ne demandent pas la même GSD.
Figure 3 — Compromis hauteur/résolution/couverture. Les valeurs sont pédagogiques et ne remplacent pas les caractéristiques du capteur.
Pour des séries temporelles, conserver autant que possible le même capteur, la même hauteur, la même géométrie et la même fenêtre horaire.
06 · Référence
Photogrammétrie et géoréférencement
Les images sont transformées en produits géographiques : nuage de points, modèle de surface, orthomosaïque et cartes d’indices. Le positionnement peut reposer sur le GNSS embarqué, un système RTK/PPK, des points de contrôle au sol ou une combinaison. L’exactitude absolue et la précision relative ne doivent pas être confondues : une carte peut être très cohérente localement tout en étant décalée de plusieurs mètres par rapport au cadastre ou à une autre campagne.
07 · Référence
Usages agronomiques par filière
Les usages les plus solides sont ceux où l’image répond à une question définie et débouche sur une action. La haute résolution rend le drone particulièrement intéressant pour les cultures pérennes, les parcelles irrégulières, les dégâts localisés et les situations où le satellite est gêné par la couverture nuageuse ou sa résolution.
08 · Référence
Indices de végétation et modèles : du proxy à la variable agronomique
Les indices combinent des bandes pour renforcer certains contrastes. Le NDVI est très utilisé mais peut saturer lorsque le couvert est dense. Le NDRE, utilisant le red-edge, peut être plus sensible dans certaines situations. Les indices RGB (ExG, VARI, etc.) sont accessibles sans NIR et utiles pour segmentation ou couverture. Aucun indice n’est universel : la relation avec azote, biomasse, rendement ou stress varie avec espèce, stade, variété, sol, illumination et capteur.
| Sujet | Repère 2026 |
|---|---|
| Catégories aériennes | Ouverte = faible risque ; Spécifique = risque modéré avec déclaration/autorisation selon scénario ; Certifiée = risque élevé. |
| Hauteur en catégorie ouverte | En règle générale, 120 m du point le plus proche de la surface, sous réserve des géozones et règles locales. |
| Scénarios spécifiques | Depuis le 1er janvier 2026, les scénarios nationaux S-1/S-2/S-3 ont disparu ; STS-01 et STS-02 sont les scénarios standard européens déclaratifs. |
| Pulvérisation phyto | Cadre français nouveau depuis 2025-2026 : seulement certains produits de biocontrôle, AB ou à faible risque et uniquement dans les situations/programmes autorisés. |
| Paramètres phyto publiés | Vitesse d’application ≤ 18 km/h ; hauteur ≤ 3 m au-dessus de la végétation ; distance de sécurité déterminée par autorisation, jamais < 20 m. |
| Capteurs | RGB = géométrie/inspection ; multispectral = réflectance/indices ; thermique = température de couvert ; LiDAR = structure 3D. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?
Un drone agricole est une plateforme aérienne sans équipage qui embarque un capteur ou dans certains cas très encadrés un dispositif d’application En agriculture sa force n’est pas uniquement la résolution spatiale elle réside dans la capacité à acquérir une donnée au moment choisi à l’échelle de quelques centimètres et à produire rapidement une cartographie exploitable d’une parcelle d’un verger ou d’un vignoble La réglementation aérienne est fondée sur le risque de l’opération pas sur le caractère professionnel ou agricole du vol Une même mission peut relever de la catégorie… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur typologie des drones agricoles ?
Les plateformes se répartissent principalement entre multirotors, voilures fixes et VTOL hybrides. Le multirotor est précis, stationnaire et adapté aux petites surfaces, cultures pérennes et missions nécessitant une forte maniabilité. La voilure fixe couvre davantage de surface par batterie mais exige davantage d’espace et ne peut pas stationner. Le VTOL hybride cherche à combiner décollage vertical et rendement aérodynamique de la voilure fixe. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur charge utile et architecture ?
Le système réel comprend l’aéronef, le capteur, le GNSS/RTK éventuel, la radiocommande, le logiciel de planification, les batteries, la station de charge, les cibles ou points de contrôle, et la chaîne de traitement. Sous-estimer le logiciel, le stockage et le temps de traitement conduit à sous-estimer le coût total. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur capteurs : choisir une mesure, pas une caméra ?
Le choix du capteur doit partir de la variable agronomique recherchée. Un capteur RGB peut suffire pour compter des plants, repérer des manques ou mesurer un recouvrement. Un multispectral devient pertinent lorsqu’on souhaite comparer des bandes spectrales dédiées et dériver des indices. Le thermique mesure une température apparente ; il est très sensible aux conditions de vol et doit être interprété avec la météorologie et la physiologie de la culture. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur planification de mission : résolution, recouvrement, lumière et météo ?
La résolution au sol GSD ground sampling distance dépend du capteur de la focale de la taille de pixel et de la hauteur Voler plus bas améliore la résolution mais augmente le nombre d’images la durée de mission les changements de batterie et le coût de traitement La résolution doit donc être dimensionnée à l’objet une plante entière une feuille une rangée une zone de stress ou un fossé ne demandent pas la même GSD Figure 3 Compromis hauteur résolution couverture Les valeurs sont pédagogiques et ne remplacent pas les… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur photogrammétrie et géoréférencement ?
Les images sont transformées en produits géographiques : nuage de points, modèle de surface, orthomosaïque et cartes d’indices. Le positionnement peut reposer sur le GNSS embarqué, un système RTK/PPK, des points de contrôle au sol ou une combinaison. L’exactitude absolue et la précision relative ne doivent pas être confondues : une carte peut être très cohérente localement tout en étant décalée de plusieurs mètres par rapport au cadastre ou à une autre campagne. [S01][S02][S03]





