01 · Référence
Mandat, périmètre et méthode de recherche
La partie « Coût de production du pois protéagineux » du Plan directeur SILLOVA est intitulée « Coût de production du pois protéagineux ». Le mandat est de construire une page de référence qui permette de répondre à trois questions distinctes : combien la culture coûte par hectare, combien une tonne réellement produite coûte, et quel prix de vente est nécessaire pour couvrir le périmètre de charges retenu. Le dossier sépare donc systématiquement charges opérationnelles, coût complet, marge et prix de revient. [S01]
Priorité aux systèmes français de pois protéagineux d’hiver et de printemps, en conduite conventionnelle et biologique. Les références étrangères servent uniquement de comparaison méthodologique, jamais de barème de coût transposable directement. [S25-S32]
Les données économiques sont datées. Les coûts comptables complets arrivent avec retard : Terres Univia rappelle que les données Cerfrance peuvent être disponibles 16 à 18 mois après la récolte ; les indices IPAMPA sont donc utilisés pour suivre l’évolution conjoncturelle des intrants. [S10]
Les résultats sont présentés en €/ha et €/t. Sans rendement, un « coût de production » en €/t n’a pas de sens ; sans périmètre comptable, un chiffre en €/ha n’est pas comparable. [S03, S26-S29]
Les aides PAC sont isolées des coûts physiques de culture. Elles peuvent ensuite être retranchées pour calculer un prix de revient selon la convention de l’observatoire Terres Univia. [S03, S16-S19]
02 · Référence
Synthèse exécutive : douze idées à retenir
Il n’existe pas un coût national unique du pois : le chiffre dépend du rendement, du système de travail du sol, du niveau de protection, du prix des semences, de la mécanisation, du foncier, de la main-d’œuvre et de la méthode d’allocation des charges de structure. [S02-S04]
En Hauts-de-France, l’échantillon 2024 de pois de printemps affiche 478 €/ha de charges opérationnelles pour 29 q/ha, contre 412 €/ha et 37 q/ha en moyenne cinq ans. [S02]
Le premier poste direct de cet échantillon est la semence + CIPAN : 219 €/ha, soit près de 46 % des charges opérationnelles ; l’herbicide représente 125 €/ha, environ 26 %. [S02]
Le pois bien nodulé ne nécessite normalement pas d’engrais azoté minéral. Son profil de coût est donc moins directement exposé au prix de l’azote qu’une céréale, mais il reste exposé aux semences, phytosanitaires, énergie, mécanisation et autres éléments minéraux. [S24, S13-S15]
Le rendement est le dénominateur du coût par tonne. À 478 €/ha de charges opérationnelles, 29 q/ha donnent environ 165 €/t ; à 40 q/ha, le même montant ne représente plus que 120 €/t. [calcul SILLOVA à partir S02]
03 · Référence
Définitions : ce que l’on compte, et ce que l’on ne compte pas
L’Observatoire Terres Univia retient explicitement, pour son prix de revient, les charges opérationnelles, les travaux par tiers, les charges de structure et une taxe parafiscale, puis retranche les aides PAC après division par le rendement. Les résultats complets sont consolidés avec décalage ; 2024 et 2025 y sont encore des simulations dans l’édition de novembre 2025. [S03]
04 · Référence
Référence française détaillée : pois de printemps en Hauts-de-France, récolte 2024
La synthèse économique régionale « Mes Parcelles » des Chambres d’agriculture Hauts-de-France est l’une des rares sources publiques récentes qui détaille poste par poste les charges opérationnelles du pois. L’échantillon 2024 porte sur 91 ha, 16 parcelles et 11 exploitations : il s’agit d’une référence régionale, pas d’une moyenne nationale. [S02]
Figure 1 - Structure des charges opérationnelles 2024. Source : Chambres d’agriculture Hauts-de-France. [S02]
05 · Référence
Le rendement transforme radicalement le coût par tonne
Le point le plus important pour interpréter les coûts du pois est arithmétique : un même budget par hectare devient très cher par tonne dès que le rendement décroche. Dans la série Hauts-de-France, 2024 combine des charges opérationnelles élevées et un rendement très faible, ce qui fait bondir le coût direct unitaire. [S02]
Figure 2 - Charges opérationnelles par hectare et par tonne dans la référence Hauts-de-France. Calculs SILLOVA à partir de [S02].
Cette sensibilité explique pourquoi le pois peut paraître peu coûteux en €/ha et simultanément très coûteux en €/t. Elle explique aussi la forte dégradation observée par l’Observatoire Terres Univia en 2024 : le prix de revient est pénalisé par les faibles rendements. [S03]
06 · Référence
Où se situe le vrai coût complet ?
Les 478 €/ha de la référence 2024 ne constituent pas un coût complet. Pour passer à un coût économique, il faut intégrer la mécanisation et/ou les travaux par tiers, puis les charges de structure selon une convention cohérente. Les Chambres Hauts-de-France signalent que, dans leurs systèmes étudiés, les charges de structure oscillent globalement entre 1 000 et 1 400 €/ha : cette observation sert surtout d’alerte contre l’assimilation « marge brute = revenu », et ne doit pas être additionnée mécaniquement à chaque culture sans connaître la méthode d’allocation. [S02]
07 · Référence
Conjoncture 2026 des intrants : le pois est protégé de l’azote, pas des autres coûts
En juin 2026, l’IPAMPA Insee base 100 en 2020 atteint 204,3 pour les engrais simples azotés, 217,7 pour le gazole non routier et 121,5 pour le matériel. Le GNR a connu un pic bien plus élevé en mars-avril avant de refluer. Ces indices ne donnent pas un coût €/ha du pois ; ils décrivent la pression de prix sur les intrants. [S13-S15]
Figure 3 - Indices IPAMPA Insee, janvier-juin 2026. [S13-S15]
08 · Référence
Semences : le premier poste direct dans la référence 2024
Dans l’échantillon Hauts-de-France 2024 semence et CIPAN représente 219 ha soit près de 46 des 478 ha de charges opérationnelles La moyenne cinq ans est pratiquement identique à 221 ha Le poste semence doit donc être piloté avec précision prix du lot PMG faculté germinative…
| Indicateur | Formule / contenu | Usage |
|---|---|---|
| Charges opérationnelles (€/ha) | Semences, fertilisation/amendements, phytosanitaires, adjuvants et autres intrants directement affectables. | Comparer la conduite technique et calculer une marge brute. |
| Coût mécanisation / travaux | Carburant, entretien, amortissement, intérêts du matériel ou travaux par tiers selon la méthode comptable. | Comparer itinéraires, intensité de travail du sol et externalisation. |
| Charges de structure | Main-d’œuvre, bâtiments, assurance, foncier, frais généraux, financement… selon conventions. | Passer d’une marge brute à un résultat plus proche du revenu économique. |
| Coût de production (€/ha) | Somme des charges retenues dans le périmètre comptable. | Budget total de l’atelier avant aides. |
| Coût de production (€/t) | Coût €/ha ÷ rendement t/ha. | Mesurer l’effet du rendement et comparer au prix de vente. |
| Prix de revient (€/t) | Convention Terres Univia : coût de production par tonne moins aides PAC ramenées à la tonne. | Seuil de prix intégrant le soutien public. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur mandat, périmètre et méthode de recherche ?
La partie « Coût de production du pois protéagineux » du Plan directeur SILLOVA est intitulée Coût de production du pois protéagineux Le mandat est de construire une page de référence qui permette de répondre à trois questions distinctes combien la culture coûte par hectare combien une tonne réellement produite coûte et quel prix de vente est nécessaire pour couvrir le périmètre de charges retenu Le dossier sépare donc systématiquement charges opérationnelles coût complet marge et prix de revient S01 Priorité aux systèmes français de pois protéagineux d’hiver et de printemps en conduite conventionnelle et biologique Les… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive : douze idées à retenir ?
Il n’existe pas un coût national unique du pois le chiffre dépend du rendement du système de travail du sol du niveau de protection du prix des semences de la mécanisation du foncier de la main-d’œuvre et de la méthode d’allocation des charges de structure S02-S04 En Hauts-de-France l’échantillon 2024 de pois de printemps affiche 478 ha de charges opérationnelles pour 29 q ha contre 412 ha et 37 q ha en moyenne cinq ans S02 Le premier poste direct de cet échantillon est la semence CIPAN 219 ha soit… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définitions : ce que l’on compte, et ce que l’on ne compte pas ?
L’Observatoire Terres Univia retient explicitement, pour son prix de revient, les charges opérationnelles, les travaux par tiers, les charges de structure et une taxe parafiscale, puis retranche les aides PAC après division par le rendement. Les résultats complets sont consolidés avec décalage ; 2024 et 2025 y sont encore des simulations dans l’édition de novembre 2025. [S03] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur référence française détaillée : pois de printemps en hauts-de-france, récolte 2024 ?
La synthèse économique régionale « Mes Parcelles » des Chambres d’agriculture Hauts-de-France est l’une des rares sources publiques récentes qui détaille poste par poste les charges opérationnelles du pois. L’échantillon 2024 porte sur 91 ha, 16 parcelles et 11 exploitations : il s’agit d’une référence régionale, pas d’une moyenne nationale. [S02] Figure 1 - Structure des charges opérationnelles 2024. Source : Chambres d’agriculture Hauts-de-France. [S02] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le rendement transforme radicalement le coût par tonne ?
Le point le plus important pour interpréter les coûts du pois est arithmétique un même budget par hectare devient très cher par tonne dès que le rendement décroche Dans la série Hauts-de-France 2024 combine des charges opérationnelles élevées et un rendement très faible ce qui fait bondir le coût direct unitaire S02 Figure 2 - Charges opérationnelles par hectare et par tonne dans la référence Hauts-de-France Calculs SILLOVA à partir de S02 Cette sensibilité explique pourquoi le pois peut paraître peu coûteux en ha et simultanément très coûteux en t… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur où se situe le vrai coût complet ? ?
Les 478 €/ha de la référence 2024 ne constituent pas un coût complet. Pour passer à un coût économique, il faut intégrer la mécanisation et/ou les travaux par tiers, puis les charges de structure selon une convention cohérente. Les Chambres Hauts-de-France signalent que, dans leurs systèmes étudiés, les charges de structure oscillent globalement entre 1 000 et 1 400 €/ha : cette observation sert surtout d’alerte contre l’assimilation « marge brute = revenu », et ne doit pas être additionnée mécaniquement à chaque culture sans connaître la méthode d’allocation. [S02] [S01][S02][S03]





