01 · Référence
Résumé exécutif et chiffres-clés
Le concombre est un légume-fruit de Cucumis sativus L. récolté avant maturité physiologique. Sa culture française est fortement structurée par les productions sous abri, avec des systèmes très différents : serre chauffée hors-sol à conduite longue et très intensive, tunnel froid en sol, abri non chauffé, et quelques créneaux de plein champ adaptés aux types courts. Le choix du système détermine l’architecture de…
La campagne 2026 illustre le poids de la météo sur l’offre et la demande : Agreste estime au 1er juin la production française à 194 100 t, soit +1 % par rapport à 2025. Les surfaces sont rapportées à environ 1 105 ha, +1 % sur un an. En mai 2026, les prix sont supérieurs de 14 % à mai 2025 et de 21 % à la moyenne 2021-2025, les fortes chaleurs de fin mai ayant soutenu la consommation.
L’espèce cultivée possède 2n = 14 chromosomes ; C. sativus var. hardwickii est généralement considéré comme un proche parent/progéniteur du concombre cultivé.
Les données phylogénétiques et floristiques situent l’origine asiatique de l’espèce, du sous-continent indien à l’Himalaya et à l’Asie du Sud-Est.
02 · Référence
Identité, définition et botanique
Le concombre est une liane annuelle dont les entrenœuds, feuilles larges et vrilles construisent rapidement une surface foliaire importante. Le fruit croît à grande vitesse après la nouaison ; contrairement à un fruit récolté à maturité botanique, le produit commercial est retiré alors que les graines et la sénescence du fruit sont encore peu avancées. Ce caractère explique la nécessité d’un chantier de récolte rapproché…
La plante produit des fleurs mâles, femelles ou, selon le génotype, des combinaisons sexuelles plus complexes. La sélection moderne a exploité la gynoécie, la parthénocarpie, la longueur des entrenœuds, la vigueur, la couleur du fruit, l’absence d’amertume et les résistances aux bioagresseurs pour créer des hybrides adaptés à des systèmes très spécialisés.
03 · Référence
Origine, domestication et diffusion
Les sources botaniques et génomiques convergent vers une origine asiatique. Kew situe l’aire native de Cucumis sativus de l’Himalaya à la Chine méridionale et au nord de la Thaïlande. Les travaux de génétique comparée distinguent la forme cultivée C. sativus var. sativus et la forme sauvage apparentée var. hardwickii, considérée comme un progéniteur probable du concombre cultivé.
Les données archéobotaniques et historiques montrent une domestication ancienne sur le sous-continent indien puis une diffusion vers l’Asie occidentale, le bassin méditerranéen et l’Europe. La diversité actuelle résulte d’une longue sélection pour la taille, la forme, l’amertume, la couleur de peau, le sexe floral et l’aptitude à produire sans graines. Les groupes de serre européens ont ensuite été fortement sélectionnés pour la parthénocarpie et la gynoécie.
04 · Référence
Le concombre en France : surfaces, production, bassins et dynamique 2019-2026
FranceAgriMer rassemble les données Agreste de surface et de production. En 2024, la série publiée indique 1 044 ha, 170 423 t et un rendement statistique moyen de 163,2 t/ha. Ce rendement moyen national agrège des systèmes extrêmement hétérogènes et ne doit pas être utilisé comme objectif technique d’une serre ou d’un tunnel.
Pour 2026, Agreste prévoit au 1er juin 194 100 t, soit +2 600 t et +1 % par rapport à 2025. La demande a été très météo-sensible : après un printemps contrasté, les fortes températures de fin mai ont accéléré les achats. Cette élasticité météo doit être intégrée aux analyses économiques : un épisode chaud peut simultanément stimuler la demande et accélérer la croissance des fruits, donc concentrer les volumes à récolter.
Le CTIFL décrit les Pays de la Loire comme la première région française de concombre dans son chemin d’impact 2026, avec un secteur de serres chauffées historiquement structuré en Loire-Atlantique. Dans le Sud, les Pyrénées-Orientales, le Languedoc-Roussillon et les Bouches-du-Rhône combinent des productions sous abri et des créneaux plus méditerranéens. La DRAAF Occitanie signale en 2026 une hausse des surfaces et un démarrage retardé par manque de lumière, puis une accélération avec l’amélioration du rayonnement.
En 2024, les achats des ménages français progressent de 5,0 % en volume et de 9,8 % en dépenses par rapport à 2023. Le concombre représente environ 3 % de la valeur des importations de légumes frais hors pomme de terre et 1 % de la valeur des exportations dans la décomposition FranceAgriMer.
05 · Référence
Types commerciaux, usages et segmentation du marché
La segmentation doit être enregistrée dans les données SILLOVA avant toute comparaison de rendement ou de densité. Un “concombre” de serre fil haut et un type court de plein champ ne répondent ni au même calibre, ni à la même cadence de récolte, ni au même coût de main-d’œuvre.
06 · Référence
Variétés, sélection, Catalogue officiel et choix variétal
Le Catalogue officiel français, géré sous la responsabilité du ministère chargé de l’Agriculture sur proposition du CTPS et consolidé par le GEVES, constitue la référence pour l’inscription variétale. En mars 2026, la section légumière du CTPS a proposé l’inscription de nouvelles variétés, dont du concombre.
Le choix variétal ne peut pas se résumer au rendement potentiel. Les essais APREL évaluent les nouvelles variétés de concombre long lisse sur la performance agronomique, les résistances aux maladies et la tenue post-récolte. L’émergence de ToLCNDV et CGMMV oriente également la recherche de résistances ou de tolérances dans le matériel commercial.
07 · Référence
Biologie florale : gynoécie, parthénocarpie et pollinisation
Le sexe floral du concombre est un caractère complexe. Les plantes peuvent porter des fleurs mâles, femelles ou hermaphrodites selon le génotype. Les voies hormonales, notamment l’éthylène, ainsi que la température, la lumière et la photopériode modulent l’expression sexuelle. Les génotypes gynoïques sont privilégiés en production intensive car ils concentrent les fleurs femelles, donc le potentiel de fruits.
La parthénocarpie correspond au développement du fruit sans fécondation. Chez le concombre, elle a été fortement sélectionnée pour la serre : elle permet des fruits sans graines et une nouaison plus régulière lorsque pollinisation, lumière, température ou humidité ne sont pas favorables. Les recherches récentes confirment que le caractère résulte de réseaux génétiques et hormonaux complexes plutôt que d’un mécanisme unique.
08 · Référence
Calendrier cultural et fenêtres de production
Le calendrier est une variable économique : il détermine le niveau de prix potentiel, la concurrence d’Espagne et des Pays-Bas, l’énergie nécessaire, les risques sanitaires et la disponibilité de main-d’œuvre. La conjoncture 2026 montre que quelques semaines de décalage dues à la lumière peuvent déplacer significativement l’offre.
09 · Référence
Semis, pépinière, qualité du plant et greffage
La majorité des itinéraires professionnels intensifs reposent sur des plants de pépinière homogènes. Les critères de qualité incluent un système racinaire blanc et actif, une motte cohésive mais non chignonnée, un collet sain, une tige trapue, des entre-nœuds courts, l’absence de symptômes viraux ou de ravageurs et une acclimatation correcte. Un plant trop développé ou stressé peut produire un retard de reprise difficile…
Le greffage est utilisé pour modifier la vigueur et la tolérance aux contraintes racinaires. Les porte-greffes interspécifiques de Cucurbita sont fréquents en cucurbitacées. Le GRAB a comparé Flexifort et Cobalt en concombre sous abri bio dans son essai REDUC’EAU. Le greffage ne remplace toutefois ni la rotation, ni l’hygiène, ni le diagnostic des nématodes ou pathogènes telluriques.
10 · Référence
Rotation, précédent cultural, hygiène et préparation de l’abri
La répétition des Cucurbitaceae accroît la pression de maladies racinaires, nématodes et virus persistants. Les rotations, couverts d’interculture, solarisation dans les contextes adaptés, élimination des racines et désinfection raisonnée du matériel sont des leviers structurants. APREL maintient des fiches dédiées à la solarisation, aux nématodes à galles et aux virus pour les cultures sous abri.
Nettoyer outils de taille, clips, chariots et surfaces de contact lorsque le risque de transmission mécanique est élevé.
| Indicateur | Valeur | Lecture / prudence |
|---|---|---|
| Production 2024 | 170 423 t | FranceAgriMer / Agreste ; données 2024 semi-définitives. |
| Surface 2024 | 1 044 ha | Rendement statistique moyen 163,2 t/ha ; mélange de systèmes. |
| Prévision 2026 | 194 100 t | Prévision au 1er juin 2026 ; +2 600 t / 2025. |
| Surface 2026 | ≈ 1 105 ha | Estimation 2026 relayée à partir de la note Agreste ; +1 % / 2025. |
| Importations 2024 | 75 108 t | Exportations 14 280 t ; solde volume -60 828 t. |
| Achats ménages 2024 | +5,0 % en volume | Dépenses +9,8 % par rapport à 2023. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif et chiffres-clés ?
Le concombre est un légume-fruit de Cucumis sativus L. récolté avant maturité physiologique. Sa culture française est fortement structurée par les productions sous abri, avec des systèmes très différents : serre chauffée hors-sol à conduite longue et très intensive, tunnel froid en sol, abri non chauffé, et quelques créneaux de plein champ adaptés aux types courts. Le choix du système détermine… [S02][S04][S06][S01][S19]
Que faut-il retenir sur identité, définition et botanique ?
Le concombre est une liane annuelle dont les entrenœuds, feuilles larges et vrilles construisent rapidement une surface foliaire importante. Le fruit croît à grande vitesse après la nouaison ; contrairement à un fruit récolté à maturité botanique, le produit commercial est retiré alors que les graines et la sénescence du fruit sont encore peu avancées. Ce caractère explique la nécessité d’un chantier… [S25][S21][S22][S24]
Que faut-il retenir sur origine, domestication et diffusion ?
Les sources botaniques et génomiques convergent vers une origine asiatique. Kew situe l’aire native de Cucumis sativus de l’Himalaya à la Chine méridionale et au nord de la Thaïlande. Les travaux de génétique comparée distinguent la forme cultivée C. sativus var. sativus et la forme sauvage apparentée var. hardwickii, considérée comme un progéniteur probable du concombre cultivé. Les données archéobotaniques… [S19][S20][S21][S23][S24]
Que faut-il retenir sur le concombre en france : surfaces, production, bassins et dynamique 2019-2026 ?
FranceAgriMer rassemble les données Agreste de surface et de production. En 2024, la série publiée indique 1 044 ha, 170 423 t et un rendement statistique moyen de 163,2 t/ha. Ce rendement moyen national agrège des systèmes extrêmement hétérogènes et ne doit pas être utilisé comme objectif technique d’une serre ou d’un tunnel. Pour 2026, Agreste prévoit au… [S02][S01][S03][S04]
Que faut-il retenir sur types commerciaux, usages et segmentation du marché ?
La segmentation doit être enregistrée dans les données SILLOVA avant toute comparaison de rendement ou de densité. Un “concombre” de serre fil haut et un type court de plein champ ne répondent ni au même calibre, ni à la même cadence de récolte, ni au même coût de main-d’œuvre. [S01][S02]
Que faut-il retenir sur variétés, sélection, catalogue officiel et choix variétal ?
Le Catalogue officiel français, géré sous la responsabilité du ministère chargé de l’Agriculture sur proposition du CTPS et consolidé par le GEVES, constitue la référence pour l’inscription variétale. En mars 2026, la section légumière du CTPS a proposé l’inscription de nouvelles variétés, dont du concombre. Le choix variétal ne peut pas se résumer au rendement potentiel. Les essais APREL… [S10][S11][S06][S07]





