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Identité du ravageur et importance agronomique
Le charançon du bourgeon terminal, Ceutorhynchus picitarsis Gyllenhal 1837, est un coléoptère Curculionidae inféodé aux Brassicacées. En France, il est surtout considéré comme un ravageur du colza d’hiver. Sa fréquence et sa nuisibilité sont très variables selon les régions et les campagnes : le simple fait de capturer des adultes ne permet donc pas de prédire la gravité des dégâts.
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Taxonomie, synonymes et statut phytosanitaire
ePhytia classe C. picitarsis dans Animalia, Arthropoda, Insecta, Coleoptera, Curculionidae. Les anciens synonymes cités dans la littérature incluent notamment C. poncyi, C. scutellaris et Ceuthorrhynchus tarsalis. Les anciennes graphies du genre Ceuthorrhynchus peuvent encore apparaître dans des publications techniques ou des collections entomologiques.
Sa présence en France n’implique pas le même risque pour toutes les parcelles. L’importance agronomique se juge avec les captures, le stade du colza et les observations régionales.
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Identification de l’adulte
L’adulte mesure selon les sources environ 2,2 à 3,7 mm. Le corps est noir brillant, pubescent, avec des soies rousses sur les élytres et des amas de squamules claires dans l’angle thoraco-élytral. L’extrémité des pattes, notamment les tarses, est rousse. Le rostre est typique des charançons et les antennes sont coudées.
Un dimorphisme sexuel existe, les mâles étant généralement plus petits. À l’échelle d’une décision au champ, l’identification d’un individu isolé peut rester délicate : le piège jaune collecte plusieurs charançons du colza et l’examen à la loupe, voire une clé d’identification, est utile lorsque l’espèce n’est pas évidente.
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Œufs, larves et nymphes : critères déterminants
Les œufs sont déposés dans les pétioles à partir de l’automne. Ils sont difficiles à détecter en routine sans dissection et leur présence est davantage appréciée par les suivis de maturation/ponte des réseaux techniques que par l’agriculteur.
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Diagnostic différentiel : ne pas attribuer toutes les larves au CBT
Les dissections de pétioles ou de cœurs de colza révèlent fréquemment plusieurs types de larves. Une confusion avec la grosse altise est particulièrement importante, car les calendriers d’intervention, les seuils et les résistances ne sont pas identiques. La règle morphologique la plus simple est de compter les pattes et d’observer la tête.
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Plantes hôtes, réservoirs et contexte paysager
Le colza est l’hôte économique majeur. ePhytia cite également le pastel des teinturiers et le radis parmi les plantes cultivées, ainsi que plusieurs Brassicacées adventices telles que la roquette jaune, le rapistre rugueux et la barbarée commune. Ces plantes participent à la continuité écologique du ravageur mais leur rôle quantitatif varie selon les paysages.
Après l’émergence printanière, les adultes quittent progressivement les cultures et gagnent des refuges d’estivation. La nature précise de ces refuges et le rôle du paysage restent un thème de recherche. La gestion intégrée ne doit donc pas se résumer à « supprimer toute Brassicacée » : des habitats semi-naturels hébergent aussi les parasitoïdes et d’autres auxiliaires.
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Cycle annuel détaillé et diapause estivale
Les dates ci-dessus sont indicatives. Les températures, la pluviométrie, la latitude et le moment de la reprise d’activité automnale modifient la dynamique. Les premières captures peuvent survenir dès septembre dans certaines situations, alors que des vols plus tardifs sont observés dans d’autres régions.
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Raisonner le risque au moment du vol
Les adultes arrivent à l’automne et pondent dans les pétioles. Les larves deviennent difficiles à atteindre lorsqu’elles sont à l’intérieur des plantes ; l’enjeu est donc de relier le piégeage au pic de vol et à la période de ponte.
Placer des cuvettes jaunes sur la végétation, comparer les captures aux données du BSV régional et apprécier l’état du colza. Une prise isolée ne justifie pas à elle seule une intervention : l’historique de la parcelle, la croissance et la dynamique régionale changent le risque.
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Reconnaître une atteinte du bourgeon terminal
Au printemps, la destruction du bourgeon terminal peut donner à la plante une forme buissonnante. Rechercher des larves blanchâtres sans pattes dans le cœur et comparer aux larves de grosse altise, qui possèdent trois paires de pattes.
Noter la proportion de plantes touchées et cartographier les foyers pour la campagne suivante. Une larve déjà installée dans le cœur ne peut pas être supprimée par une action tardive sur le feuillage ; la prévention se raisonne avant les pontes et avec les avertissements locaux.
| Critère | Repère indiqué |
|---|---|
| Taille de l’adulte | Environ 2,2 à 3,7 mm selon les sources |
| Larve du charançon du bourgeon terminal | Blanchâtre, sans pattes, dans le cœur de la plante |
| Larve de grosse altise | Trois paires de pattes |
| Premières captures | Possibles dès septembre dans certaines situations |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Le piégeage d’adultes permet-il de prédire les dégâts?
Non. Le simple fait de capturer des adultes ne permet pas de prédire la gravité des dégâts. Une prise isolée ne justifie pas à elle seule une intervention.
Comment distinguer la larve du charançon de celle de la grosse altise?
La larve du charançon du bourgeon terminal est blanchâtre et sans pattes. La larve de grosse altise possède trois paires de pattes, et les deux espèces n’ont pas les mêmes seuils ni calendriers.
Quels signes indiquent une atteinte du bourgeon terminal?
Au printemps, la destruction du bourgeon terminal peut donner à la plante une forme buissonnante. Noter la proportion de plantes touchées aide à cartographier les foyers.





