01 · Référence
Synthèse exécutive
• Ceutorhynchus picitarsis est un petit charançon noir brillant d’environ 2,2 à 3,7 mm. Les extrémités des pattes sont rousses et des squamules/taches claires sont visibles sur le dos et à la jonction thorax-élytres. La larve, blanchâtre, possède une capsule céphalique mais aucune patte.
• Le ravageur réalise une génération par an. Après une diapause estivale, les adultes recolonisent les colzas à l’automne, pondent dans les pétioles puis les larves progressent dans la plante. Les dégâts graves apparaissent lorsque des larves atteignent le bourgeon terminal avant la montaison.
02 · Référence
Identité du ravageur et importance agronomique
Le charançon du bourgeon terminal, Ceutorhynchus picitarsis Gyllenhal 1837, est un coléoptère Curculionidae inféodé aux Brassicacées. En France, il est surtout considéré comme un ravageur du colza d’hiver. Sa fréquence et sa nuisibilité sont très variables selon les régions et les campagnes : le simple fait de capturer des adultes ne permet donc pas de prédire la gravité des dégâts.
La nuisibilité repose sur un mécanisme particulier les adultes colonisent la parcelle et pondent sans provoquer de dommage agronomique majeur puis les larves progressent à l’intérieur des pétioles Si le colza est peu développé ou cesse de croître certaines larves atteignent le cœur et détruisent le bourgeon terminal C’est cette phase interne qui explique le…
03 · Référence
Taxonomie, synonymes et statut phytosanitaire
ePhytia classe C. picitarsis dans Animalia, Arthropoda, Insecta, Coleoptera, Curculionidae. Les anciens synonymes cités dans la littérature incluent notamment C. poncyi, C. scutellaris et Ceuthorrhynchus tarsalis. Les anciennes graphies du genre Ceuthorrhynchus peuvent encore apparaître dans des publications techniques ou des collections entomologiques.
Vigi-Semences indique que l’organisme est présent en France, n’est pas transmis par les semences et n’est pas un organisme réglementé au niveau de l’Union européenne. Cela ne signifie pas qu’il est sans importance économique : son statut réglementaire et son statut agronomique doivent être séparés dans la base SILLOVA.
04 · Référence
Identification de l’adulte
L’adulte mesure selon les sources environ 2,2 à 3,7 mm. Le corps est noir brillant, pubescent, avec des soies rousses sur les élytres et des amas de squamules claires dans l’angle thoraco-élytral. L’extrémité des pattes, notamment les tarses, est rousse. Le rostre est typique des charançons et les antennes sont coudées.
Un dimorphisme sexuel existe, les mâles étant généralement plus petits. À l’échelle d’une décision au champ, l’identification d’un individu isolé peut rester délicate : le piège jaune collecte plusieurs charançons du colza et l’examen à la loupe, voire une clé d’identification, est utile lorsque l’espèce n’est pas évidente.
05 · Référence
Œufs, larves et nymphes : critères déterminants
Les œufs sont déposés dans les pétioles à partir de l’automne. Ils sont difficiles à détecter en routine sans dissection et leur présence est davantage appréciée par les suivis de maturation/ponte des réseaux techniques que par l’agriculteur.
La larve mature mesure approximativement 4 5 à 6 5 mm Elle est blanchâtre apode et possède une capsule céphalique nettement visible sombre au début puis plus jaunâtre Ce critère tête présente aucune patte est très utile pour la différencier de la larve de grosse altise qui possède trois paires de pattes et des plaques…
06 · Référence
Diagnostic différentiel : ne pas attribuer toutes les larves au CBT
Les dissections de pétioles ou de cœurs de colza révèlent fréquemment plusieurs types de larves. Une confusion avec la grosse altise est particulièrement importante, car les calendriers d’intervention, les seuils et les résistances ne sont pas identiques. La règle morphologique la plus simple est de compter les pattes et d’observer la tête.
07 · Référence
Plantes hôtes, réservoirs et contexte paysager
Le colza est l’hôte économique majeur. ePhytia cite également le pastel des teinturiers et le radis parmi les plantes cultivées, ainsi que plusieurs Brassicacées adventices telles que la roquette jaune, le rapistre rugueux et la barbarée commune. Ces plantes participent à la continuité écologique du ravageur mais leur rôle quantitatif varie selon les paysages.
Après l’émergence printanière, les adultes quittent progressivement les cultures et gagnent des refuges d’estivation. La nature précise de ces refuges et le rôle du paysage restent un thème de recherche. La gestion intégrée ne doit donc pas se résumer à « supprimer toute Brassicacée » : des habitats semi-naturels hébergent aussi les parasitoïdes et d’autres auxiliaires.
08 · Référence
Cycle annuel détaillé et diapause estivale
Les dates ci-dessus sont indicatives. Les températures, la pluviométrie, la latitude et le moment de la reprise d’activité automnale modifient la dynamique. Les premières captures peuvent survenir dès septembre dans certaines situations, alors que des vols plus tardifs sont observés dans d’autres régions.
La maturité reproductive n’est pas instantanée après l’arrivée des adultes C’est ce délai qui a historiquement fondé la fenêtre d’intervention quelques jours après les premières captures significatives Les travaux récents insistent toutefois sur le besoin de raisonner à partir du pic régional de la maturation des femelles et du contexte agronomique plutôt qu’avec un délai…
| Champ | Contenu |
|---|---|
| Bloc du plan directeur | Bloc O - Ravageurs - fiches individuelles |
| Objectif | Identifier le charançon du bourgeon terminal, comprendre son cycle, ses dégâts et ses facteurs de risque, puis raisonner surveillance, seuils et gestion intégrée. |
| Périmètre | France métropolitaine ; colza d’hiver prioritaire ; données BSV et références techniques françaises récentes. |
| Ravageur | Ceutorhynchus picitarsis Gyllenhal, 1837 (Coleoptera, Curculionidae). |
| Date de vérification | 20 août 2026 ; points réglementaires et résistances à revérifier avant toute recommandation opérationnelle. |
| Connexions SILLOVA | Colza • Ravageurs des cultures • Grosse altise du colza • Charançons du colza • Produits phytopharmaceutiques • Biocontrôle |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
• Ceutorhynchus picitarsis est un petit charançon noir brillant d’environ 2,2 à 3,7 mm. Les extrémités des pattes sont rousses et des squamules/taches claires sont visibles sur le dos et à la jonction thorax-élytres. La larve, blanchâtre, possède une capsule céphalique mais aucune patte. • Le ravageur réalise une génération par an. Après une diapause estivale, les adultes recolonisent les colzas à l’automne, pondent dans les pétioles puis les larves progressent dans la plante. Les dégâts graves apparaissent lorsque des larves atteignent le bourgeon terminal avant la montaison. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité du ravageur et importance agronomique ?
Le charançon du bourgeon terminal Ceutorhynchus picitarsis Gyllenhal 1837 est un coléoptère Curculionidae inféodé aux Brassicacées En France il est surtout considéré comme un ravageur du colza d’hiver Sa fréquence et sa nuisibilité sont très variables selon les régions et les campagnes le simple fait de capturer des adultes ne permet donc pas de prédire la gravité des dégâts La nuisibilité repose sur un mécanisme particulier les adultes colonisent la parcelle et pondent sans provoquer de dommage agronomique majeur puis les larves progressent à l’intérieur des pétioles Si le colza… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie, synonymes et statut phytosanitaire ?
ePhytia classe C picitarsis dans Animalia Arthropoda Insecta Coleoptera Curculionidae Les anciens synonymes cités dans la littérature incluent notamment C poncyi C scutellaris et Ceuthorrhynchus tarsalis Les anciennes graphies du genre Ceuthorrhynchus peuvent encore apparaître dans des publications techniques ou des collections entomologiques Vigi-Semences indique que l’organisme est présent en France n’est pas transmis par les semences et n’est pas un organisme réglementé au niveau de l’Union européenne Cela ne signifie pas qu’il est sans importance économique son statut réglementaire et son statut agronomique doivent être séparés dans la base… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification de l’adulte ?
L’adulte mesure selon les sources environ 2 2 à 3 7 mm Le corps est noir brillant pubescent avec des soies rousses sur les élytres et des amas de squamules claires dans l’angle thoraco-élytral L’extrémité des pattes notamment les tarses est rousse Le rostre est typique des charançons et les antennes sont coudées Un dimorphisme sexuel existe les mâles étant généralement plus petits À l’échelle d’une décision au champ l’identification d’un individu isolé peut rester délicate le piège jaune collecte plusieurs charançons du colza et l’examen à la loupe voire… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur œufs, larves et nymphes : critères déterminants ?
Les œufs sont déposés dans les pétioles à partir de l’automne Ils sont difficiles à détecter en routine sans dissection et leur présence est davantage appréciée par les suivis de maturation ponte des réseaux techniques que par l’agriculteur La larve mature mesure approximativement 4 5 à 6 5 mm Elle est blanchâtre apode et possède une capsule céphalique nettement visible sombre au début puis plus jaunâtre Ce critère tête présente aucune patte est très utile pour la différencier de la larve de grosse altise qui possède trois paires de pattes… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diagnostic différentiel : ne pas attribuer toutes les larves au cbt ?
Les dissections de pétioles ou de cœurs de colza révèlent fréquemment plusieurs types de larves. Une confusion avec la grosse altise est particulièrement importante, car les calendriers d’intervention, les seuils et les résistances ne sont pas identiques. La règle morphologique la plus simple est de compter les pattes et d’observer la tête. [S01][S02][S03]





