01 · Référence
Synthèse opérationnelle : ce qu’il faut retenir
Le broutard est un jeune bovin issu majoritairement d’un troupeau allaitant sevré ou proche du sevrage vendu vivant avant finition Il s’agit d’une catégorie commerciale et technique davantage que d’une catégorie réglementaire unique l’âge le sexe le poids et le statut de sevrage varient selon les bassins et les débouchés En pratique française on rencontre surtout des mâles et des femelles de races à viande ou de croisements vendus de quelques centaines de kilogrammes jusqu’aux…
La France reste un grand fournisseur européen de jeunes bovins maigres Agreste comptabilise 941 000 broutards exportés en 2025 dont 751 000 vers l’Italie contre 1 13 million en 2020 et en 2021 La valeur unitaire a fortement progressé la cotation annuelle 2025 du mâle charolais 6-12 mois atteint 5 51 kg vif 45 3…
02 · Référence
Définition précise, vocabulaire et frontières de la catégorie
Le terme broutard désigne historiquement un veau allaitant ayant commencé à brouter puis dans la filière un jeune bovin maigre destiné à être engraissé dans une autre exploitation Le mot n’impose pas à lui seul un âge réglementaire Les statistiques douanières et de production utilisent des classes d’âge et de poids qui ne recouvrent pas toujours exactement l’usage professionnel C’est pourquoi une base de données SILLOVA doit conserver séparément l’âge le poids le sexe le…
On distingue couramment le broutard du veau de boucherie abattu jeune et du jeune bovin taurillon qui est un animal déjà engagé dans une phase de finition pour l’abattage Le broutard repoussé est un broutard conservé après sevrage afin de gagner du poids sur une période plus ou moins longue avant vente Une femelle équivalente…
03 · Référence
Place du broutard dans le cycle de production bovin viande
Le broutard transforme la production du troupeau de mères en un produit commercialisable avant la phase d’engraissement. Le naisseur supporte la reproduction, la gestation, le vêlage, l’allaitement, une partie de l’alimentation du veau, le sanitaire et le sevrage. Le finisseur prend ensuite en charge l’alourdissement jusqu’à l’abattage. Cette spécialisation a structuré de nombreux bassins allaitants français et les échanges vers l’Italie et l’Espagne.
La performance économique de l’atelier dépend donc du nombre de veaux sevrés par vache mise à la reproduction, de leur croissance, du poids et de la saison de vente, mais aussi de la capacité à produire ce poids avec de l’herbe et du lait plutôt qu’avec des concentrés coûteux.
04 · Référence
Catégories d’animaux et profils commerciaux
Les marchés recherchent des lots homogènes en sexe, type racial, poids, âge, état sanitaire et conformation. Les appellations « léger », « moyen », « lourd » ou « repoussé » varient selon opérateur ; elles doivent être converties en données objectives. En septembre 2025, Agreste recensait 9 834 broutards légers de 160 à 300 kg exportés, 21 462 génisses de plus de 300 kg et 60 549 mâles de plus de 300 kg. [S5]
Le profil optimal n’est pas universel. Un éleveur peut viser une vente jeune pour libérer de la place et limiter le concentré, ou alourdir si la pousse de l’herbe, les stocks et la rémunération des kilos supplémentaires sont favorables.
05 · Référence
La France dans le marché européen du broutard
La vocation exportatrice du broutard français est structurelle. Les données Agreste montrent un recul de 1,13 million de têtes en 2020 à 941 000 en 2025. L’Italie reste de très loin le premier débouché : 751 000 têtes en 2025. La baisse du nombre de vaches allaitantes et des naissances limite désormais l’offre, ce qui soutient les prix mais rend l’approvisionnement des engraisseurs plus tendu. [S2]
Le rapport FranceAgriMer sur les performances à l’export 2025 qualifie l’Italie de premier marché autour de 800 000 jeunes bovins français et près de 2 milliards d’euros par an à l’échelle de ce débouché En 2025 la France demeure le premier fournisseur italien d’animaux vivants et génétique avec 68 6 de part de marché malgré…
06 · Référence
Conjoncture 2025 : moins de volumes, forte hausse des cours
Le bilan Agreste 2025 combine deux signaux majeurs des exportations en baisse de 2 0 et une cotation moyenne du mâle charolais 6-12 mois à 5 51 kg vif soit 45 3 par rapport à 2024 et 73 9 par rapport à la moyenne 2020-2024 Cette hausse reflète une offre très contrainte et ne doit pas être interprétée comme une amélioration automatique de la marge les charges et la baisse du nombre d’animaux vendus par…
La tension de marché modifie aussi le choix du poids. Lorsque le prix marginal du kilo lourd se tasse par rapport au kilo léger, alourdir n’est intéressant que si le coût du gain reste très bas. À l’inverse, une forte demande sur les animaux lourds peut justifier une repousse.
07 · Référence
Conjoncture 2026 : prix élevés, exportations en retrait
En mars 2026, FranceAgriMer relevait 6,25 €/kg vif pour le mâle charolais U 6-12 mois de 350 kg et 5,57 €/kg pour le 12-24 mois de 450 kg en semaine 11. En semaine 25, ces repères s’établissaient respectivement à 5,50 et 5,10 €/kg. Les prix se sont donc détendus par rapport au pic de début d’année tout en restant très supérieurs à 2024. [S3][S4]
Côté volumes les exportations de broutards reculaient de 5 8 sur un an en janvier 2026 puis de 22 7 en avril avec -21 2 vers l’Italie et -24 8 vers l’Espagne FranceAgriMer indiquait parallèlement qu’en mai 2026 les flux depuis les zones vaccinales DNC les plus stabilisées étaient presque revenus à la normale la…
08 · Référence
Italie, Espagne et cahiers des charges commerciaux
L’Italie recherche historiquement une large gamme de jeunes bovins français pour ses ateliers de finition, avec une forte présence de mâles de races à viande. L’Espagne constitue le deuxième grand débouché, mais les types demandés, les poids et les fenêtres de marché diffèrent. La stratégie de vente doit être construite avec l’opérateur, le groupement ou le négociant à partir d’un cahier des charges réel, et non d’une moyenne nationale.
| Repère | Valeur / tendance | Interprétation |
|---|---|---|
| Exports France 2025 | 941 000 têtes | -2,0 % vs 2024 ; recul structurel depuis 2020. |
| Italie 2025 | 751 000 têtes | ~80 % des exportations françaises de broutards. |
| Cotation 2025 | 5,51 €/kg vif | Mâle charolais 6-12 mois ; +45,3 % vs 2024. |
| Semaine 11-2026 | 6,25 €/kg (350 kg) ; 5,57 €/kg (450 kg) | Marché très ferme en début d’année. |
| Semaine 25-2026 | 5,50 €/kg (350 kg) ; 5,10 €/kg (450 kg) | Repli depuis mars mais niveau élevé. |
| Avril 2026 | exports -22,7 % sur un an | Italie -21,2 % ; Espagne -24,8 %. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle : ce qu’il faut retenir ?
Le broutard est un jeune bovin issu majoritairement d’un troupeau allaitant sevré ou proche du sevrage vendu vivant avant finition Il s’agit d’une catégorie commerciale et technique davantage que d’une catégorie réglementaire unique l’âge le sexe le poids et le statut de sevrage varient selon les bassins et les débouchés En pratique française on rencontre surtout des mâles et des femelles de races à viande ou de croisements vendus de quelques centaines de kilogrammes jusqu’aux La France reste un grand fournisseur européen de jeunes bovins maigres Agreste comptabilise 941 000… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition précise, vocabulaire et frontières de la catégorie ?
Le terme broutard désigne historiquement un veau allaitant ayant commencé à brouter puis dans la filière un jeune bovin maigre destiné à être engraissé dans une autre exploitation Le mot n’impose pas à lui seul un âge réglementaire Les statistiques douanières et de production utilisent des classes d’âge et de poids qui ne recouvrent pas toujours exactement l’usage professionnel C’est pourquoi une base de données SILLOVA doit conserver séparément l’âge le poids le sexe le On distingue couramment le broutard du veau de boucherie abattu jeune et du jeune bovin… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur place du broutard dans le cycle de production bovin viande ?
Le broutard transforme la production du troupeau de mères en un produit commercialisable avant la phase d’engraissement Le naisseur supporte la reproduction la gestation le vêlage l’allaitement une partie de l’alimentation du veau le sanitaire et le sevrage Le finisseur prend ensuite en charge l’alourdissement jusqu’à l’abattage Cette spécialisation a structuré de nombreux bassins allaitants français et les échanges vers l’Italie et l’Espagne La performance économique de l’atelier dépend donc du nombre de veaux sevrés par vache mise à la reproduction de leur croissance du poids et de la saison… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur catégories d’animaux et profils commerciaux ?
Les marchés recherchent des lots homogènes en sexe type racial poids âge état sanitaire et conformation Les appellations léger moyen lourd ou repoussé varient selon opérateur elles doivent être converties en données objectives En septembre 2025 Agreste recensait 9 834 broutards légers de 160 à 300 kg exportés 21 462 génisses de plus de 300 kg et 60 549 mâles de plus de 300 kg S5 Le profil optimal n’est pas universel Un éleveur peut viser une vente jeune pour libérer de la place et limiter le concentré ou alourdir… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur la france dans le marché européen du broutard ?
La vocation exportatrice du broutard français est structurelle Les données Agreste montrent un recul de 1 13 million de têtes en 2020 à 941 000 en 2025 L’Italie reste de très loin le premier débouché 751 000 têtes en 2025 La baisse du nombre de vaches allaitantes et des naissances limite désormais l’offre ce qui soutient les prix mais rend l’approvisionnement des engraisseurs plus tendu S2 Le rapport FranceAgriMer sur les performances à l’export 2025 qualifie l’Italie de premier marché autour de 800 000 jeunes bovins français et près de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur conjoncture 2025 : moins de volumes, forte hausse des cours ?
Le bilan Agreste 2025 combine deux signaux majeurs des exportations en baisse de 2 0 et une cotation moyenne du mâle charolais 6-12 mois à 5 51 kg vif soit 45 3 par rapport à 2024 et 73 9 par rapport à la moyenne 2020-2024 Cette hausse reflète une offre très contrainte et ne doit pas être interprétée comme une amélioration automatique de la marge les charges et la baisse du nombre d’animaux vendus par La tension de marché modifie aussi le choix du poids Lorsque le prix marginal du… [S01][S02][S03]





