01 · Guide
Place du broutard dans le cycle de production bovin viande
Le broutard transforme la production du troupeau de mères en un produit commercialisable avant la phase d’engraissement. Le naisseur supporte la reproduction, la gestation, le vêlage, l’allaitement, une partie de l’alimentation du veau, le sanitaire et le sevrage. Le finisseur prend ensuite en charge l’alourdissement jusqu’à l’abattage. Cette spécialisation a structuré de nombreux bassins allaitants français et les échanges vers l’Italie et l’Espagne.
La performance économique de l’atelier dépend donc du nombre de veaux sevrés par vache mise à la reproduction, de leur croissance, du poids et de la saison de vente, mais aussi de la capacité à produire ce poids avec de l’herbe et du lait plutôt qu’avec des concentrés coûteux.
02 · Guide
Catégories d’animaux et profils commerciaux
Les marchés recherchent des lots homogènes en sexe, type racial, poids, âge, état sanitaire et conformation. Les appellations « léger », « moyen », « lourd » ou « repoussé » varient selon opérateur ; elles doivent être converties en données objectives. En septembre 2025, Agreste recensait 9 834 broutards légers de 160 à 300 kg exportés, 21 462 génisses de plus de 300 kg et 60 549 mâles de plus de 300 kg.
Le profil optimal n’est pas universel. Un éleveur peut viser une vente jeune pour libérer de la place et limiter le concentré, ou alourdir si la pousse de l’herbe, les stocks et la rémunération des kilos supplémentaires sont favorables.
03 · Guide
La France dans le marché européen du broutard
La vocation exportatrice du broutard français est structurelle. Les données Agreste montrent un recul de 1,13 million de têtes en 2020 à 941 000 en 2025. L’Italie reste de très loin le premier débouché : 751 000 têtes en 2025. La baisse du nombre de vaches allaitantes et des naissances limite désormais l’offre, ce qui soutient les prix mais rend l’approvisionnement des engraisseurs plus tendu.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Recul des exportations, 2020 | 1,13 million de têtes |
| Exportations, 2025 | 941 000 têtes |
| Dont vers l’Italie, 2025 | 751 000 têtes |
04 · Guide
Conjoncture 2025 : moins de volumes, forte hausse des cours
La tension de marché modifie aussi le choix du poids. Lorsque le prix marginal du kilo lourd se tasse par rapport au kilo léger, alourdir n’est intéressant que si le coût du gain reste très bas. À l’inverse, une forte demande sur les animaux lourds peut justifier une repousse.
05 · Guide
Conjoncture 2026 : prix élevés, exportations en retrait
En mars 2026, FranceAgriMer relevait 6,25 €/kg vif pour le mâle charolais U 6-12 mois de 350 kg et 5,57 €/kg pour le 12-24 mois de 450 kg en semaine 11. En semaine 25, ces repères s’établissaient respectivement à 5,50 et 5,10 €/kg. Les prix se sont donc détendus par rapport au pic de début d’année tout en restant très supérieurs à 2024.
06 · Guide
Italie, Espagne et cahiers des charges commerciaux
L’Italie recherche historiquement une large gamme de jeunes bovins français pour ses ateliers de finition, avec une forte présence de mâles de races à viande. L’Espagne constitue le deuxième grand débouché, mais les types demandés, les poids et les fenêtres de marché diffèrent. La stratégie de vente doit être construite avec l’opérateur, le groupement ou le négociant à partir d’un cahier des charges réel, et non d’une moyenne nationale.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Qu’est-ce qu’un broutard?
C’est un jeune bovin sevré, généralement issu d’un troupeau allaitant et vendu avant la finition.
Combien de broutards la France exporte-t-elle?
Les données Agreste montrent un recul de 1,13 million de têtes en 2020 à 941 000 en 2025. L’Italie reste le premier débouché, avec 751 000 têtes en 2025.
Quel repère de prix était publié en 2026?
En mars 2026, FranceAgriMer relevait 6,25 €/kg vif pour un mâle charolais U de 6-12 mois pesant 350 kg. En semaine 25, ce repère s’établissait à 5,50 €/kg.





