01 · Référence
Définition et périmètre
L’alimentation des truies couvre l’ensemble des décisions de formulation et de distribution destinées aux femelles reproductrices, depuis la préparation des cochettes jusqu’au sevrage. Elle se distingue de la ration des porcs charcutiers par un objectif central : gérer simultanément le cycle reproductif, les réserves corporelles, la croissance de la jeune femelle et la production de lait.
Le plan directeur SILLOVA demande d’intégrer alimentation, conduite, calendrier, indicateurs zootechniques, santé, bien-être, systèmes français, économie et données récentes. Le dossier traite donc la ration comme un outil de pilotage du troupeau et non comme une recette unique. [S01]
02 · Référence
Contexte français : des truies très productives
Les références GTTT 2024 de l’IFIP portent sur 1 345 élevages. Elles indiquent 33,5 porcelets sevrés par truie productive et par an, 15,8 nés vivants et 13,4 sevrés par portée. La durée moyenne de gestation est de 114,9 jours et l’âge moyen au sevrage de 23,5 jours. [S02]
La prolificité accroît les besoins en fin de gestation et en lactation, mais aussi l’hétérogénéité entre femelles. Une conduite alimentaire moderne doit donc raisonner par profil de truie et par stade plutôt qu’avec un seul plan uniforme.
03 · Référence
Cycle reproductif et calendrier alimentaire
Figure 3 - Courbe conceptuelle SILLOVA : dynamique de distribution au cours d’un cycle. Les kg/j sont illustratifs ; la ration réelle doit être calculée.
Le cycle type associe environ 115 jours de gestation et un peu plus de trois semaines de lactation dans les références françaises. Les transitions nutritionnelles doivent être planifiées : chaque changement brutal d’aliment, d’horaire ou de système de distribution augmente le risque d’erreur d’ingestion.
04 · Référence
Les objectifs nutritionnels ne sont pas les mêmes selon le rang de portée
Une cochette ou une primipare poursuit sa croissance corporelle alors qu’une truie adulte doit surtout entretenir puis reconstituer ses réserves. Les jeunes femelles sont également plus limitées en capacité d’ingestion en maternité. Les fiches PorciSanté de l’IFIP rappellent une capacité d’ingestion d’environ 15 % inférieure chez les primipares par rapport aux rangs supérieurs. [S05]
05 · Référence
InraPorc : la logique de calcul dynamique
InraPorc est un modèle INRAE qui intègre énergie nette, protéine idéale et évolution dynamique des besoins du porc et de la truie. Le module truie permet de simuler plusieurs stratégies alimentaires en tenant compte des caractéristiques de la femelle et des objectifs de poids et d’état corporel. [S03]
L’IFIP utilise ce modèle depuis de nombreuses années pour construire des plans individualisés de gestation en fonction de l’âge, du poids vif et de l’épaisseur de lard dorsal au début de gestation. [S04]
06 · Référence
Poids, ELD et état corporel : mesurer avant de corriger
Le pilotage des réserves corporelles vise à éviter deux extrêmes : la truie trop maigre, qui dispose de peu de réserves pour la lactation, et la truie trop grasse, plus exposée aux difficultés de mise bas et à une faible ingestion en maternité. L’IFIP recommande l’utilisation du poids et de l’ELD plutôt qu’une appréciation visuelle isolée. [S04][S06]
Dans les fiches PorciSanté l’ELD est mesurée classiquement à environ 6 5 cm de la ligne du dos au niveau de la dernière côte La valeur cible dépend de la génétique du rang de la durée de lactation et de la méthode de conduite SILLOVA ne doit pas imposer un seuil universel sans référentiel génétique…
07 · Référence
Cochettes : construire la future truie
La cochette est encore en croissance. Une sous-alimentation avant la première saillie peut dégrader développement corporel, fertilité et longévité ; une suralimentation peut augmenter l’état gras, fragiliser les aplombs et réduire l’appétit ultérieur. [S05]
La fiche PorciSanté donne comme repères historiques de préparation première chaleur autour de 125-135 kg à 210-225 jours et première insémination autour de 140-150 kg avec un gain moyen quotidien de l’ordre de 600-650 g j et une ELD d’environ 13-15 mm au moment de l’IA Ces valeurs doivent être adaptées à la génétique et…
08 · Référence
Sevrage - saillie : récupérer sans “surcorriger”
Après le sevrage, l’objectif est de restaurer rapidement un statut métabolique favorable à l’ovulation et à la fécondation. La quantité à distribuer dépend de la perte de poids en lactation, du rang de portée et de l’appétit. Une primipare fortement mobilisée constitue une catégorie prioritaire.
L’augmentation temporaire des apports avant la saillie peut être utile chez certaines jeunes femelles ou truies ayant perdu de l’état, mais la réponse dépend du niveau de départ. Une politique uniforme de suralimentation de toutes les femelles peut simplement augmenter les coûts et l’hétérogénéité.
| Périmètre | Contenu |
|---|---|
| Animaux | Cochettes, truies gestantes, péri-partum, truies allaitantes, transition sevrage-saillie |
| Unités clés | kg/j, MJ EN/j, g lysine digestible/j, kg/truie/cycle, L eau/j, poids et ELD |
| Méthode de référence | Besoins dynamiques et individualisation avec InraPorc / données IFIP-INRAE |
| Contexte français | GTTT-GTE, élevages en groupe, DAC, soupe, FAF, systèmes conventionnels et biologiques |
| Actualisation | Recherche vérifiée au 23 août 2026 ; règles et données évolutives datées |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur définition et périmètre ?
L’alimentation des truies couvre l’ensemble des décisions de formulation et de distribution destinées aux femelles reproductrices depuis la préparation des cochettes jusqu’au sevrage Elle se distingue de la ration des porcs charcutiers par un objectif central gérer simultanément le cycle reproductif les réserves corporelles la croissance de la jeune femelle et la production de lait Le plan directeur SILLOVA demande d’intégrer alimentation conduite calendrier indicateurs zootechniques santé bien-être systèmes français économie et données récentes Le dossier traite donc la ration comme un outil de pilotage du troupeau et non comme… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur contexte français : des truies très productives ?
Les références GTTT 2024 de l’IFIP portent sur 1 345 élevages. Elles indiquent 33,5 porcelets sevrés par truie productive et par an, 15,8 nés vivants et 13,4 sevrés par portée. La durée moyenne de gestation est de 114,9 jours et l’âge moyen au sevrage de 23,5 jours. [S02] La prolificité accroît les besoins en fin de gestation et en lactation, mais aussi l’hétérogénéité entre femelles. Une conduite alimentaire moderne doit donc raisonner par profil de truie et par stade plutôt qu’avec un seul plan uniforme. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle reproductif et calendrier alimentaire ?
Figure 3 - Courbe conceptuelle SILLOVA : dynamique de distribution au cours d’un cycle. Les kg/j sont illustratifs ; la ration réelle doit être calculée. Le cycle type associe environ 115 jours de gestation et un peu plus de trois semaines de lactation dans les références françaises. Les transitions nutritionnelles doivent être planifiées : chaque changement brutal d’aliment, d’horaire ou de système de distribution augmente le risque d’erreur d’ingestion. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les objectifs nutritionnels ne sont pas les mêmes selon le rang de portée ?
Une cochette ou une primipare poursuit sa croissance corporelle alors qu’une truie adulte doit surtout entretenir puis reconstituer ses réserves. Les jeunes femelles sont également plus limitées en capacité d’ingestion en maternité. Les fiches PorciSanté de l’IFIP rappellent une capacité d’ingestion d’environ 15 % inférieure chez les primipares par rapport aux rangs supérieurs. [S05] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur inraporc : la logique de calcul dynamique ?
InraPorc est un modèle INRAE qui intègre énergie nette, protéine idéale et évolution dynamique des besoins du porc et de la truie. Le module truie permet de simuler plusieurs stratégies alimentaires en tenant compte des caractéristiques de la femelle et des objectifs de poids et d’état corporel. [S03] L’IFIP utilise ce modèle depuis de nombreuses années pour construire des plans individualisés de gestation en fonction de l’âge, du poids vif et de l’épaisseur de lard dorsal au début de gestation. [S04] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur poids, eld et état corporel : mesurer avant de corriger ?
Le pilotage des réserves corporelles vise à éviter deux extrêmes la truie trop maigre qui dispose de peu de réserves pour la lactation et la truie trop grasse plus exposée aux difficultés de mise bas et à une faible ingestion en maternité L’IFIP recommande l’utilisation du poids et de l’ELD plutôt qu’une appréciation visuelle isolée S04 S06 Dans les fiches PorciSanté l’ELD est mesurée classiquement à environ 6 5 cm de la ligne du dos au niveau de la dernière côte La valeur cible dépend de la génétique du rang… [S01][S02][S03]





