01 · Référence
Mandat SILLOVA, périmètre et niveau de preuve
La Alimentation des chèvres du plan directeur SILLOVA demande une sous-page technique de référence consacrée à Alimentation des chèvres dans la filière caprine couvrant le cycle de production les pratiques d’élevage les indicateurs zootechniques la santé les particularités régionales les coûts et les données françaises récentes Le présent dossier dépasse ce minimum en intégrant le rationnement INRA 2018 les travaux OCALIPRO 2024-2026 MaxForGoat Patuchev l’alimentation des chevrettes l’abreuvement les risques liés aux fourrages conservés l’efficience protéique…
02 · Référence
Synthèse exécutive - 30 règles qui structurent l’alimentation caprine
1. Partir des animaux et non du catalogue d’aliments: poids, âge, parité, stade de lactation, gestation, lait produit, état corporel et objectifs de reproduction déterminent le besoin.
2. Mesurer la matière sèche (MS) réellement ingérée: une ration formulée en kilogrammes bruts sans correction de MS est une source majeure d’erreur, surtout avec herbe verte, ensilage ou enrubannage.
3 Faire du fourrage la base physique et fonctionnelle de la ration L’observatoire français historique situait les fourrages à 68 de la ration en moyenne…
03 · Référence
Filière caprine française et diversité des systèmes alimentaires
La France est une grande puissance laitière caprine européenne. La fiche filière FranceAgriMer publiée en janvier 2025 (données principalement 2023) indique environ 10 082 exploitations détenant des chèvres pour le lait, un cheptel d’environ 1,1 million de chèvres laitières, 697 millions de litres produits dont 516 millions collectés. La Nouvelle-Aquitaine regroupe 32 % des chèvres laitières; Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie concentrent ensemble 42 % supplémentaires. [2]
Cette structure explique une diversité alimentaire beaucoup plus forte qu’une simple opposition 'foin + concentré' versus 'pâturage'. Les systèmes se construisent autour du climat, des surfaces, du parcellaire, de la possibilité de récolter tôt, des cahiers des charges (AOP, bio), de la taille du troupeau et de la disponibilité de main-d’oeuvre.
04 · Référence
Physiologie digestive et comportement alimentaire: pourquoi la chèvre trie
La chèvre est un ruminant sélectif. Elle peut modifier la composition réellement ingérée en choisissant les fractions feuillues, les particules fines ou certains aliments plus appétents. Ce comportement fait que la ration 'distribuée' n’est pas toujours la ration 'ingérée'. Le pilotage doit donc intégrer quantités offertes, refus, tri, temps d’accès et compétition à l’auge. [10,33]
Les anciens essais rapportés par Legarto et al montrent qu’augmenter fortement l’offre de foin peut accroître l’ingestion mais pas de façon identique selon le foin et le niveau de concentré Dans deux essais sur foin de luzerne une hausse de 15 à 16 points du taux de refus environ 0 8 kg distribué chèvre j…
05 · Référence
Rationnement moderne: système INRA 2018, INRAtion V5 et Rumin’Al
Les tables INRA 2018 constituent le cadre français de référence pour l’alimentation des ruminants. Elles actualisent la valeur énergétique UFL, les protéines digestibles dans l’intestin (PDI), l’ingestion/encombrement et les interactions ration-animal. Depuis 2023-2026, OCALIPRO travaille à l’appropriation de ces concepts en caprins et ovins laitiers et à leur usage avec INRAtion V5/Rumin’Al. [5-9,13-15]
Dans l’article de synthèse sur l’application du système INRA 2018 un exemple concerne une chèvre multipare de 60 kg à quatre mois de lactation La chèvre cible 85e centile du lot produit 3 7 kg j la moyenne 3 0 kg j et la faible 2 0 kg j Le calcul illustre l’effet d’une stratégie…
06 · Référence
Les besoins changent avec le cycle: une seule ration annuelle est une erreur
Une fiche Idele sur la maîtrise de l’alimentation autour du tarissement rappelle que la période sèche correspond aux 4e et 5e mois de gestation et propose une durée d’au moins 60 jours dans les systèmes concernés Elle recommande de diminuer progressivement les concentrés avant le tarissement selon la qualité du fourrage un objectif autour du tarissement peut être 500 g voire 300 g chèvre j puis la complémentation est reprise progressivement pour couvrir les besoins…
Les repères historiques Idele associent la NEC à des décisions alimentaires. Ils doivent être recalés au protocole de notation utilisé, mais l’idée reste robuste: une NEC est un indicateur dynamique de l’équilibre énergétique à moyen terme, à lire avec le lait et le stade. [48]
07 · Référence
Construire la base fourragère
En caprin lait, la qualité du fourrage est souvent le premier levier de marge. Un fourrage récolté plus tôt, propre, appétent et bien conservé peut augmenter l’ingestion et réduire le besoin de correcteur. A l’inverse, un fourrage grossier ou mal conservé pousse au concentré et augmente les écarts de consommation. [4,10,21-26]
Idele rappelle que l’enrubannage vise à conserver une herbe récoltée plus tôt, mais exige une récolte propre et un milieu anaérobie. La recommandation technique est de faucher à environ 7-8 cm afin de limiter l’introduction de terre et le risque Listeria, tout en favorisant le séchage. [25]
08 · Référence
Concentrés, céréales et protéines: compléter sans déséquilibrer
Le concentré sert à corriger ce que le fourrage ne peut pas fournir dans la quantité ingérable. Il peut apporter énergie (maïs, orge, triticale), protéines (tourteaux, protéagineux, luzerne déshydratée), minéraux ou une combinaison. Le bon niveau dépend de la réponse marginale: chaque kilogramme supplémentaire doit être justifié par du lait, de la matière utile, de l’état corporel ou un objectif de reproduction.
Un document technique Idele sur l’ARSA propose des seuils de dépistage à croiser, et non un diagnostic unique. Les valeurs ci-dessous sont historiques mais restent utiles comme garde-fous de formulation; elles doivent être interprétées avec la fibrosité physique, la vitesse de dégradation des amidons et le mode de distribution. [34]
| Niveau | Usage dans ce dossier | Exemples |
|---|---|---|
| A - Référence nationale récente | Données ou méthodes directement mobilisables en France | INRAE/INRA 2018, OCALIPRO 2026, FranceAgriMer 2025 |
| B - Référence technique française | Repères de conduite validés en réseaux, stations ou guides | Idele, Cap’Pradel, REDCap, Chambres d’agriculture |
| C - Cas-type / observatoire | Illustration chiffrée d’un système, non prescription universelle | INOSYS, systèmes pâturants, Pélardon, affouragement en vert |
| D - Littérature scientifique internationale | Complément mécanistique ou climatique | fibres physiquement efficaces, stress thermique, chevrettes |
| V - Valeur évolutive | A vérifier avant décision | prix, cahier des charges, réglementation, additifs et aliments commercialisés |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur mandat sillova, périmètre et niveau de preuve ?
La Alimentation des chèvres du plan directeur SILLOVA demande une sous-page technique de référence consacrée à Alimentation des chèvres dans la filière caprine couvrant le cycle de production les pratiques d’élevage les indicateurs zootechniques la santé les particularités régionales les coûts et les données françaises récentes Le présent dossier dépasse ce minimum en intégrant le rationnement INRA 2018 les travaux OCALIPRO 2024-2026 MaxForGoat Patuchev l’alimentation des chevrettes l’abreuvement les risques liés aux fourrages conservés l’efficience protéique… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive - 30 règles qui structurent l’alimentation caprine ?
1. Partir des animaux et non du catalogue d’aliments: poids, âge, parité, stade de lactation, gestation, lait produit, état corporel et objectifs de reproduction déterminent le besoin. 2. Mesurer la matière sèche (MS) réellement ingérée: une ration formulée en kilogrammes bruts sans correction de MS est une source majeure d’erreur, surtout avec herbe verte, ensilage ou enrubannage. 3 Faire du fourrage la base physique et fonctionnelle de la ration L’observatoire français historique situait les fourrages à 68 de la ration en moyenne… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur filière caprine française et diversité des systèmes alimentaires ?
La France est une grande puissance laitière caprine européenne La fiche filière FranceAgriMer publiée en janvier 2025 données principalement 2023 indique environ 10 082 exploitations détenant des chèvres pour le lait un cheptel d’environ 1 1 million de chèvres laitières 697 millions de litres produits dont 516 millions collectés La Nouvelle-Aquitaine regroupe 32 des chèvres laitières Pays de la Loire Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie concentrent ensemble 42 supplémentaires 2 Cette structure explique une diversité alimentaire beaucoup plus forte qu’une simple opposition foin concentré versus pâturage Les systèmes se construisent autour du… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur physiologie digestive et comportement alimentaire: pourquoi la chèvre trie ?
La chèvre est un ruminant sélectif Elle peut modifier la composition réellement ingérée en choisissant les fractions feuillues les particules fines ou certains aliments plus appétents Ce comportement fait que la ration distribuée n’est pas toujours la ration ingérée Le pilotage doit donc intégrer quantités offertes refus tri temps d’accès et compétition à l’auge 10 33 Les anciens essais rapportés par Legarto et al montrent qu’augmenter fortement l’offre de foin peut accroître l’ingestion mais pas de façon identique selon le foin et le niveau de concentré Dans deux essais sur… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur rationnement moderne: système inra 2018, inration v5 et rumin’al ?
Les tables INRA 2018 constituent le cadre français de référence pour l’alimentation des ruminants Elles actualisent la valeur énergétique UFL les protéines digestibles dans l’intestin PDI l’ingestion encombrement et les interactions ration-animal Depuis 2023-2026 OCALIPRO travaille à l’appropriation de ces concepts en caprins et ovins laitiers et à leur usage avec INRAtion V5 Rumin’Al 5-9 13-15 Dans l’article de synthèse sur l’application du système INRA 2018 un exemple concerne une chèvre multipare de 60 kg à quatre mois de lactation La chèvre cible 85e centile du lot produit 3 7… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les besoins changent avec le cycle: une seule ration annuelle est une erreur ?
Une fiche Idele sur la maîtrise de l’alimentation autour du tarissement rappelle que la période sèche correspond aux 4e et 5e mois de gestation et propose une durée d’au moins 60 jours dans les systèmes concernés Elle recommande de diminuer progressivement les concentrés avant le tarissement selon la qualité du fourrage un objectif autour du tarissement peut être 500 g voire 300 g chèvre j puis la complémentation est reprise progressivement pour couvrir les besoins Les repères historiques Idele associent la NEC à des décisions alimentaires Ils doivent être recalés… [S01][S02][S03]





