Référence agronomique · France

Agroforesterie · Systèmes agricoles

Agroforesterie

Référence technique · Agroforesterie

L’agroforesterie est une famille de systèmes agricoles dans lesquels des ligneux pérennes arbres arbustes et autres ligneux sont volontairement intégrés à des cultures et ou à des animaux sur une même unité de gestion et avec des interactions écologiques et économiques recherchées Elle ne correspond donc ni à une essence particulière ni à une densité unique ni à une recette universelle S01 S02 En France elle recouvre des systèmes anciens bocages prés-vergers pâturages arborés châtaigneraies ou parcours et des formes contemporaines alignements intraparcellaires en grandes cultures haies multifonctionnelles sylvopastoralisme parcours arborés pour volailles vitiforesterie maraîchage sous arbres ou systèmes multiétagés ultramarins L’arbre peut être positionné au milieu de la parcelle en bordure sur des talus…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à agroforesterie
Agroforesterie · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

18. Microclimat, vent et température

1. Résumé exécutif

34. Économie, investissement et rentabilité [S01][S02]

02
Consolidé

19. Sols, matière organique, érosion et infiltration

2. Objectif, périmètre et méthode documentaire

35. Risques, échecs et arbitrages [S01][S02]

03
Consolidé

20. Biodiversité et régulations biologiques

3. Définitions et terminologie

36. Cadre réglementaire français au 18 août 2026 [S01][S02]

04
Consolidé

21. Carbone et gaz à effet de serre

4. Typologie des systèmes agroforestiers

37. PAC 2026 : BCAE 8, écorégime et bonus haies [S01][S02]

01 · Référence

Résumé exécutif

L’agroforesterie est une famille de systèmes agricoles dans lesquels des ligneux pérennes — arbres, arbustes et autres ligneux — sont volontairement intégrés à des cultures et/ou à des animaux, sur une même unité de gestion et avec des interactions écologiques et économiques recherchées. Elle ne correspond donc ni à une essence particulière, ni à une densité unique, ni à une recette universelle. [S01][S02]

En France elle recouvre des systèmes anciens bocages prés-vergers pâturages arborés châtaigneraies ou parcours et des formes contemporaines alignements intraparcellaires en grandes cultures haies multifonctionnelles sylvopastoralisme parcours arborés pour volailles vitiforesterie maraîchage sous arbres ou systèmes multiétagés ultramarins L’arbre peut être positionné au milieu de la parcelle en bordure sur des talus le long des…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Objectif, périmètre et méthode documentaire

Le dossier sert de socle à la future page pilier SILLOVA et à une base de connaissances interrogeable par une IA. Il croise sources ministérielles, INRAE, Chambres d’agriculture, textes PAC, Bulletin officiel, Légifrance, Label bas-carbone, rapports CGAAER et publications scientifiques. Les références économiques ou réglementaires sont datées ; les résultats scientifiques sont replacés dans leur contexte expérimental.

L’agroforesterie est une famille de systèmes agricoles dans lesquels des ligneux pérennes — arbres, arbustes et autres ligneux — sont volontairement intégrés à des cultures et/ou à des animaux, sur une même unité de gestion et avec des interactions écologiques et économiques recherchées. Elle ne correspond donc ni à une essence particulière, ni à une densité unique, ni à une recette universelle. [S01][S02]

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03 · Référence

Définitions et terminologie

Une définition opérationnelle de l’agroforesterie est la gestion volontaire et planifiée de ligneux pérennes avec des cultures et/ou des animaux sur une même unité de gestion, simultanément ou selon une organisation spatiale ou temporelle permettant des interactions écologiques et économiques. [S01][S02]

Une simple forêt voisine d’une parcelle sans interaction ni gestion agricole planifiée n’est pas nécessairement un système agroforestier.

Une plantation d’arbres destinée uniquement à boiser définitivement une terre et à sortir de l’usage agricole relève plutôt de la forêt ou du boisement.

En France, elle recouvre des systèmes anciens — bocages, prés-vergers, pâturages arborés, châtaigneraies ou parcours — et des formes contemporaines : alignements intraparcellaires en grandes cultures, haies multifonctionnelles, sylvopastoralisme, parcours arborés pour volailles, vitiforesterie, maraîchage sous arbres ou systèmes multiétagés ultramarins. L’arbre peut être positionné au milieu de la parcelle, en bordure, sur des talus, le long des cours d’eau ou au sein de peuplements pâturés. [S02][S03]

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04 · Référence

Agroforesterie intraparcellaire

L’intraparcellaire associe des rangées d’arbres à des cultures annuelles ou pluriannuelles. Les rangées sont souvent suffisamment espacées pour conserver les chantiers agricoles. Les décisions les plus structurantes sont l’orientation, l’espacement entre lignes, la distance entre arbres, la largeur des bandes non cultivées, le choix des essences, la conduite des houppiers et la largeur du matériel.

Bandes herbacées sous les arbres : réduisent les risques de dégâts mécaniques mais occupent une surface et demandent une gestion des adventices et rongeurs.

Conception mécanisée : la largeur d’allée doit être cohérente avec la machine la plus contraignante, pas seulement avec le semoir.

Les services recherchés sont multiples : brise-vent, ombrage, limitation du ruissellement et de l’érosion, amélioration de la structure du sol, captage ou redistribution de nutriments, stockage de carbone dans la biomasse et le sol, habitat pour la biodiversité, ressources pour pollinisateurs et auxiliaires, diversification des revenus, production de bois, fruits, fourrage ou litière. Ces services sont cependant fortement dépendants du contexte : un excès d’ombre peut réduire la biomasse herbacée ou le rendement d’une culture ; des arbres mal choisis peuvent entrer en compétition pour l’eau ou gêner les machines. [S02][S04][S05]

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05 · Référence

Prés-vergers, vergers pâturés et systèmes fruitiers

Les prés-vergers historiques associent arbres fruitiers de haute tige et prairie. Des formes modernes utilisent aussi noyers, châtaigniers ou autres espèces à fruits. La complémentarité repose sur la double production et l’entretien du couvert par les animaux, mais les contraintes de récolte, de chute des fruits, de protection des troncs, de parasitisme et d’accès aux machines doivent être anticipées.

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06 · Référence

Parcours arborés en aviculture et élevages de plein air

Les arbres et arbustes peuvent favoriser l’exploration du parcours par les volailles en créant des zones d’abri et des repères. Les bénéfices dépendent de la distance au bâtiment, de la couverture, du drainage et de l’état du sol. INRAE maintient notamment un dispositif expérimental de parcours avicole arboré au Magneraud. [S02]

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07 · Référence

Vitiforesterie, maraîchage et cultures spécialisées

L’association d’arbres à la vigne ou aux légumes vise souvent microclimat, biodiversité, diversification ou production de fruits/bois. Mais ces systèmes sont particulièrement sensibles à la compétition pour la lumière et l’eau, ainsi qu’aux contraintes de chantier. INRAE expérimente des systèmes viticoles combinant agroforesterie et couverts végétaux à Montpellier. [S02]

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08 · Référence

Agroforesteries ultramarines

Dans les territoires tropicaux français, les agroforesteries peuvent être multistrates : arbres d’ombrage, fruitiers, caféiers/cacaoyers, vanille, bananiers et cultures vivrières partagent l’espace. Les jardins créoles et mahorais associent parfois productions végétales et animales sur de petites surfaces. Ces systèmes ne doivent pas être évalués avec les mêmes densités, cycles et indicateurs que l’agroforesterie tempérée. [S02]

Mesurer la performance en panier de produits, autoconsommation, travail et résilience, pas seulement en rendement d’une seule culture.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
Parties 1 à 17Parties 18 à 33Parties 34 à 49
1. Résumé exécutif18. Microclimat, vent et température34. Économie, investissement et rentabilité
2. Objectif, périmètre et méthode documentaire19. Sols, matière organique, érosion et infiltration35. Risques, échecs et arbitrages
3. Définitions et terminologie20. Biodiversité et régulations biologiques36. Cadre réglementaire français au 18 août 2026
4. Typologie des systèmes agroforestiers21. Carbone et gaz à effet de serre37. PAC 2026 : BCAE 8, écorégime et bonus haies
5. Histoire et évolution en France22. Adaptation au changement climatique38. Aides à l’investissement et financements
6. Mesure des surfaces : chiffres et limites23. Définir les objectifs du projet39. Label bas-carbone et carbone volontaire
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?

L’agroforesterie est une famille de systèmes agricoles dans lesquels des ligneux pérennes arbres arbustes et autres ligneux sont volontairement intégrés à des cultures et ou à des animaux sur une même unité de gestion et avec des interactions écologiques et économiques recherchées Elle ne correspond donc ni à une essence particulière ni à une densité unique ni à une recette universelle S01 S02 En France elle recouvre des systèmes anciens bocages prés-vergers pâturages arborés châtaigneraies ou parcours et des formes contemporaines alignements intraparcellaires en grandes cultures haies multifonctionnelles sylvopastoralisme parcours… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur objectif, périmètre et méthode documentaire ?

Le dossier sert de socle à la future page pilier SILLOVA et à une base de connaissances interrogeable par une IA. Il croise sources ministérielles, INRAE, Chambres d’agriculture, textes PAC, Bulletin officiel, Légifrance, Label bas-carbone, rapports CGAAER et publications scientifiques. Les références économiques ou réglementaires sont datées ; les résultats scientifiques sont replacés dans leur contexte expérimental. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définitions et terminologie ?

Une définition opérationnelle de l’agroforesterie est la gestion volontaire et planifiée de ligneux pérennes avec des cultures et/ou des animaux sur une même unité de gestion, simultanément ou selon une organisation spatiale ou temporelle permettant des interactions écologiques et économiques. [S01][S02] Une simple forêt voisine d’une parcelle sans interaction ni gestion agricole planifiée n’est pas nécessairement un système agroforestier. Une plantation d’arbres destinée uniquement à boiser définitivement une terre et à sortir de l’usage agricole relève plutôt de la forêt ou du boisement. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur agroforesterie intraparcellaire ?

L’intraparcellaire associe des rangées d’arbres à des cultures annuelles ou pluriannuelles Les rangées sont souvent suffisamment espacées pour conserver les chantiers agricoles Les décisions les plus structurantes sont l’orientation l’espacement entre lignes la distance entre arbres la largeur des bandes non cultivées le choix des essences la conduite des houppiers et la largeur du matériel Bandes herbacées sous les arbres réduisent les risques de dégâts mécaniques mais occupent une surface et demandent une gestion des adventices et rongeurs Conception mécanisée la largeur d’allée doit être cohérente avec la machine la… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur prés-vergers, vergers pâturés et systèmes fruitiers ?

Les prés-vergers historiques associent arbres fruitiers de haute tige et prairie. Des formes modernes utilisent aussi noyers, châtaigniers ou autres espèces à fruits. La complémentarité repose sur la double production et l’entretien du couvert par les animaux, mais les contraintes de récolte, de chute des fruits, de protection des troncs, de parasitisme et d’accès aux machines doivent être anticipées. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur parcours arborés en aviculture et élevages de plein air ?

Les arbres et arbustes peuvent favoriser l’exploration du parcours par les volailles en créant des zones d’abri et des repères. Les bénéfices dépendent de la distance au bâtiment, de la couverture, du drainage et de l’état du sol. INRAE maintient notamment un dispositif expérimental de parcours avicole arboré au Magneraud. [S02] [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08