01 · Référence
Résumé exécutif
L’agroforesterie est une famille de systèmes agricoles dans lesquels des ligneux pérennes — arbres, arbustes et autres ligneux — sont volontairement intégrés à des cultures et/ou à des animaux, sur une même unité de gestion et avec des interactions écologiques et économiques recherchées. Elle ne correspond donc ni à une essence particulière, ni à une densité unique, ni à une recette universelle. [S01][S02]
En France elle recouvre des systèmes anciens bocages prés-vergers pâturages arborés châtaigneraies ou parcours et des formes contemporaines alignements intraparcellaires en grandes cultures haies multifonctionnelles sylvopastoralisme parcours arborés pour volailles vitiforesterie maraîchage sous arbres ou systèmes multiétagés ultramarins L’arbre peut être positionné au milieu de la parcelle en bordure sur des talus le long des…
02 · Référence
Objectif, périmètre et méthode documentaire
Le dossier sert de socle à la future page pilier SILLOVA et à une base de connaissances interrogeable par une IA. Il croise sources ministérielles, INRAE, Chambres d’agriculture, textes PAC, Bulletin officiel, Légifrance, Label bas-carbone, rapports CGAAER et publications scientifiques. Les références économiques ou réglementaires sont datées ; les résultats scientifiques sont replacés dans leur contexte expérimental.
L’agroforesterie est une famille de systèmes agricoles dans lesquels des ligneux pérennes — arbres, arbustes et autres ligneux — sont volontairement intégrés à des cultures et/ou à des animaux, sur une même unité de gestion et avec des interactions écologiques et économiques recherchées. Elle ne correspond donc ni à une essence particulière, ni à une densité unique, ni à une recette universelle. [S01][S02]
03 · Référence
Définitions et terminologie
Une définition opérationnelle de l’agroforesterie est la gestion volontaire et planifiée de ligneux pérennes avec des cultures et/ou des animaux sur une même unité de gestion, simultanément ou selon une organisation spatiale ou temporelle permettant des interactions écologiques et économiques. [S01][S02]
Une simple forêt voisine d’une parcelle sans interaction ni gestion agricole planifiée n’est pas nécessairement un système agroforestier.
Une plantation d’arbres destinée uniquement à boiser définitivement une terre et à sortir de l’usage agricole relève plutôt de la forêt ou du boisement.
En France, elle recouvre des systèmes anciens — bocages, prés-vergers, pâturages arborés, châtaigneraies ou parcours — et des formes contemporaines : alignements intraparcellaires en grandes cultures, haies multifonctionnelles, sylvopastoralisme, parcours arborés pour volailles, vitiforesterie, maraîchage sous arbres ou systèmes multiétagés ultramarins. L’arbre peut être positionné au milieu de la parcelle, en bordure, sur des talus, le long des cours d’eau ou au sein de peuplements pâturés. [S02][S03]
04 · Référence
Agroforesterie intraparcellaire
L’intraparcellaire associe des rangées d’arbres à des cultures annuelles ou pluriannuelles. Les rangées sont souvent suffisamment espacées pour conserver les chantiers agricoles. Les décisions les plus structurantes sont l’orientation, l’espacement entre lignes, la distance entre arbres, la largeur des bandes non cultivées, le choix des essences, la conduite des houppiers et la largeur du matériel.
Bandes herbacées sous les arbres : réduisent les risques de dégâts mécaniques mais occupent une surface et demandent une gestion des adventices et rongeurs.
Conception mécanisée : la largeur d’allée doit être cohérente avec la machine la plus contraignante, pas seulement avec le semoir.
Les services recherchés sont multiples : brise-vent, ombrage, limitation du ruissellement et de l’érosion, amélioration de la structure du sol, captage ou redistribution de nutriments, stockage de carbone dans la biomasse et le sol, habitat pour la biodiversité, ressources pour pollinisateurs et auxiliaires, diversification des revenus, production de bois, fruits, fourrage ou litière. Ces services sont cependant fortement dépendants du contexte : un excès d’ombre peut réduire la biomasse herbacée ou le rendement d’une culture ; des arbres mal choisis peuvent entrer en compétition pour l’eau ou gêner les machines. [S02][S04][S05]
05 · Référence
Prés-vergers, vergers pâturés et systèmes fruitiers
Les prés-vergers historiques associent arbres fruitiers de haute tige et prairie. Des formes modernes utilisent aussi noyers, châtaigniers ou autres espèces à fruits. La complémentarité repose sur la double production et l’entretien du couvert par les animaux, mais les contraintes de récolte, de chute des fruits, de protection des troncs, de parasitisme et d’accès aux machines doivent être anticipées.
06 · Référence
Parcours arborés en aviculture et élevages de plein air
Les arbres et arbustes peuvent favoriser l’exploration du parcours par les volailles en créant des zones d’abri et des repères. Les bénéfices dépendent de la distance au bâtiment, de la couverture, du drainage et de l’état du sol. INRAE maintient notamment un dispositif expérimental de parcours avicole arboré au Magneraud. [S02]
07 · Référence
Vitiforesterie, maraîchage et cultures spécialisées
L’association d’arbres à la vigne ou aux légumes vise souvent microclimat, biodiversité, diversification ou production de fruits/bois. Mais ces systèmes sont particulièrement sensibles à la compétition pour la lumière et l’eau, ainsi qu’aux contraintes de chantier. INRAE expérimente des systèmes viticoles combinant agroforesterie et couverts végétaux à Montpellier. [S02]
08 · Référence
Agroforesteries ultramarines
Dans les territoires tropicaux français, les agroforesteries peuvent être multistrates : arbres d’ombrage, fruitiers, caféiers/cacaoyers, vanille, bananiers et cultures vivrières partagent l’espace. Les jardins créoles et mahorais associent parfois productions végétales et animales sur de petites surfaces. Ces systèmes ne doivent pas être évalués avec les mêmes densités, cycles et indicateurs que l’agroforesterie tempérée. [S02]
Mesurer la performance en panier de produits, autoconsommation, travail et résilience, pas seulement en rendement d’une seule culture.
| Parties 1 à 17 | Parties 18 à 33 | Parties 34 à 49 |
|---|---|---|
| 1. Résumé exécutif | 18. Microclimat, vent et température | 34. Économie, investissement et rentabilité |
| 2. Objectif, périmètre et méthode documentaire | 19. Sols, matière organique, érosion et infiltration | 35. Risques, échecs et arbitrages |
| 3. Définitions et terminologie | 20. Biodiversité et régulations biologiques | 36. Cadre réglementaire français au 18 août 2026 |
| 4. Typologie des systèmes agroforestiers | 21. Carbone et gaz à effet de serre | 37. PAC 2026 : BCAE 8, écorégime et bonus haies |
| 5. Histoire et évolution en France | 22. Adaptation au changement climatique | 38. Aides à l’investissement et financements |
| 6. Mesure des surfaces : chiffres et limites | 23. Définir les objectifs du projet | 39. Label bas-carbone et carbone volontaire |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
L’agroforesterie est une famille de systèmes agricoles dans lesquels des ligneux pérennes arbres arbustes et autres ligneux sont volontairement intégrés à des cultures et ou à des animaux sur une même unité de gestion et avec des interactions écologiques et économiques recherchées Elle ne correspond donc ni à une essence particulière ni à une densité unique ni à une recette universelle S01 S02 En France elle recouvre des systèmes anciens bocages prés-vergers pâturages arborés châtaigneraies ou parcours et des formes contemporaines alignements intraparcellaires en grandes cultures haies multifonctionnelles sylvopastoralisme parcours… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur objectif, périmètre et méthode documentaire ?
Le dossier sert de socle à la future page pilier SILLOVA et à une base de connaissances interrogeable par une IA. Il croise sources ministérielles, INRAE, Chambres d’agriculture, textes PAC, Bulletin officiel, Légifrance, Label bas-carbone, rapports CGAAER et publications scientifiques. Les références économiques ou réglementaires sont datées ; les résultats scientifiques sont replacés dans leur contexte expérimental. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définitions et terminologie ?
Une définition opérationnelle de l’agroforesterie est la gestion volontaire et planifiée de ligneux pérennes avec des cultures et/ou des animaux sur une même unité de gestion, simultanément ou selon une organisation spatiale ou temporelle permettant des interactions écologiques et économiques. [S01][S02] Une simple forêt voisine d’une parcelle sans interaction ni gestion agricole planifiée n’est pas nécessairement un système agroforestier. Une plantation d’arbres destinée uniquement à boiser définitivement une terre et à sortir de l’usage agricole relève plutôt de la forêt ou du boisement. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur agroforesterie intraparcellaire ?
L’intraparcellaire associe des rangées d’arbres à des cultures annuelles ou pluriannuelles Les rangées sont souvent suffisamment espacées pour conserver les chantiers agricoles Les décisions les plus structurantes sont l’orientation l’espacement entre lignes la distance entre arbres la largeur des bandes non cultivées le choix des essences la conduite des houppiers et la largeur du matériel Bandes herbacées sous les arbres réduisent les risques de dégâts mécaniques mais occupent une surface et demandent une gestion des adventices et rongeurs Conception mécanisée la largeur d’allée doit être cohérente avec la machine la… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur prés-vergers, vergers pâturés et systèmes fruitiers ?
Les prés-vergers historiques associent arbres fruitiers de haute tige et prairie. Des formes modernes utilisent aussi noyers, châtaigniers ou autres espèces à fruits. La complémentarité repose sur la double production et l’entretien du couvert par les animaux, mais les contraintes de récolte, de chute des fruits, de protection des troncs, de parasitisme et d’accès aux machines doivent être anticipées. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur parcours arborés en aviculture et élevages de plein air ?
Les arbres et arbustes peuvent favoriser l’exploration du parcours par les volailles en créant des zones d’abri et des repères. Les bénéfices dépendent de la distance au bâtiment, de la couverture, du drainage et de l’état du sol. INRAE maintient notamment un dispositif expérimental de parcours avicole arboré au Magneraud. [S02] [S01][S02][S03]





