01 · Référence
Origine, histoire et diffusion
Aglandau appartient au patrimoine oléicole ancien de Provence. Les sources agrégées par OLEA associent le cultivar à de nombreuses publications françaises anciennes sous des noms locaux différents, notamment Plant d'Aix, Plant de la Fare et Béruguette. Cette multiplicité traduit à la fois l'ancienneté de la culture, la circulation du matériel végétal entre terroirs et les pratiques de dénomination locales.
L'importance territoriale actuelle est particulièrement visible dans l'AOP Huile d'olive de Haute-Provence, dont l'INAO décrit l'huile comme issue principalement d'Aglandau. Dans la Vallée des Baux-de-Provence, le même cultivar est traditionnellement appelé Béruguette.
Le plan directeur SILLOVA classe Aglandau dans le bloc K « Arboriculture et variétés fruitières ». Le cahier des charges demande une fiche variétale détaillée couvrant l'origine et les synonymes, la vigueur, le port, la floraison et les pollinisateurs, la productivité, la description du fruit, la maturité, l'alternance, les sensibilités, la conservation, les usages, les bassins de production, les atouts, les limites et les variétés comparables. Le présent dossier développe ce minimum en une monographie technique destinée à une future page Web et à la base de connaissances SILLOVA.
02 · Référence
Synonymes, homonymies et identification
Pour une base de connaissances, il est indispensable de gérer les synonymes comme des alias reliés à une identité canonique, et non comme des variétés distinctes. Le risque de doublon est particulièrement élevé avec Béruguette/Berruguet et Plant d'Aix. Les catalogues et collections historiques peuvent utiliser des orthographes différentes.
03 · Référence
Arbre : vigueur, port et aptitude à l’enracinement
Dans la caractérisation française reprise par OLEA, Aglandau présente une vigueur moyenne et des branches étalées. Cette architecture est cohérente avec les vergers provençaux traditionnels et intensifiés mais ne doit pas être extrapolée directement aux systèmes de haie très dense développés pour des cultivars à faible vigueur.
L'aptitude à l'enracinement induit par bouturage est décrite comme élevée dans plusieurs références françaises. Ce point est utile pour la multiplication mais ne constitue pas à lui seul un argument de choix agronomique : la qualité du plant, le système racinaire effectif à la plantation et les conditions de reprise restent déterminants.
Pour une base de connaissances, il est indispensable de gérer les synonymes comme des alias reliés à une identité canonique, et non comme des variétés distinctes. Le risque de doublon est particulièrement élevé avec Béruguette/Berruguet et Plant d'Aix. Les catalogues et collections historiques peuvent utiliser des orthographes différentes.
04 · Référence
Cycle annuel et phénologie
Comme l'ensemble des oliviers méditerranéens, Aglandau alterne repos hivernal, reprise végétative, floraison printanière, nouaison, croissance du fruit, durcissement du noyau, lipogenèse, véraison et maturation. Les dates calendaires varient fortement selon altitude, exposition, charge, année et bassin. Les décisions doivent donc être pilotées par stade plutôt que par date fixe.
Source / niveau de preuve : Calendrier indicatif à contextualiser; France Olive publie BSV, Inf’Olive, Eau’Live et bulletins de maturité à utiliser en saison.
05 · Référence
Floraison et système de compatibilité G1/G2
Les travaux récents relayés par France Olive ont profondément clarifié la pollinisation de l'olivier en France : l'espèce ne s'autoféconde que très rarement et le système de compatibilité comprend deux groupes. Une variété ne peut être fécondée que par un cultivar de l'autre groupe, sous réserve d'une floraison synchrone et d'un pollen/ovaire fonctionnels.
France Olive classe Aglandau en G2. Un verger monovariétal ne doit donc pas être conçu en supposant une autofertilité suffisante. Les anciennes sources qui qualifiaient parfois Aglandau d'autocompatible doivent être interprétées à la lumière de ce système génétique actuel.
06 · Référence
Pollinisateurs et associations par bassin
Les associations utiles dépendent du bassin. France Olive publie des groupes de compatibilité et des listes de variétés présentes dans les AOP. Le tableau suivant distingue les cultivars G1 réellement compatibles des G2 qui ne peuvent pas assurer la fécondation d'Aglandau.
La présence d'un cultivar G1 ne garantit pas à elle seule une bonne nouaison : vent, humidité, températures extrêmes, floraison décalée ou faible viabilité pollinique peuvent limiter la fécondation.
07 · Référence
Mise à fruit, productivité et alternance
Les sources historiques et la caractérisation française ne donnent pas toutes le même qualificatif de productivité, mais l'alternance revient fréquemment : « bonne-alternante » ou « intermédiaire-alternante » selon les références agrégées par OLEA. La bonne pratique consiste donc à raisonner une tendance à l'alternance plutôt qu'à afficher un rendement fixe.
Aucune série officielle récente n'isole un rendement national moyen propre à Aglandau. SILLOVA doit donc éviter de publier une valeur « t/ha Aglandau France » sans source expérimentale localisée.
08 · Référence
Sucre, acidité et critères pertinents pour Aglandau
Le cahier des charges générique SILLOVA demande « sucre et acidité » pour les variétés fruitières. Pour une olive, ces notions doivent être distinguées selon la destination. Avant trituration, sucres et acides organiques influencent la physiologie, la fermentation et la confiserie. Dans l'huile, l'« acidité » désigne l'acidité libre, un indicateur de qualité/altération, et non un goût acide ni une constante du cultivar.
09 · Référence
Maturité et fenêtre de récolte
La caractérisation française classe Aglandau en récolte moyenne à tardive. Les bulletins France Olive montrent qu'une même variété peut avancer ou retarder fortement selon l'année, l'altitude et l'objectif de récolte. Pour l'AOP Haute-Provence, l'INAO explique que les olives sont récoltées assez vertes afin d'éviter les gels de décembre, ce qui contribue aux profils verts, amers et ardents…
10 · Référence
Teneur en huile, rendement d’extraction et qualité de matière première
Les références internationales et techniques classent Aglandau comme une variété à bon potentiel huilier. Des tableaux internationaux citent souvent des plages élevées, mais les protocoles (% poids frais, matière sèche, extraction laboratoire ou moulin) ne sont pas homogènes. Le dossier retient donc le niveau qualitatif plutôt qu'un pourcentage universel.
La qualité de la matière première est déterminante : fruits sains, limitation des chocs, absence de fruits ramassés au sol lorsqu'un cahier des charges l'interdit, stockage aéré, délai court jusqu'au moulin et hygiène de la chaîne.
| Bloc | Contenu |
|---|---|
| 1-6 | Identité, histoire, synonymes, patrimoine génétique, bassins, arbre et morphologie. |
| 7-12 | Phénologie, floraison, compatibilité G1/G2, nouaison, productivité, fruit. |
| 13-18 | Maturité, huile, composition, phénols, sensoriel, olive de table et conservation. |
| 19-25 | Site, sol, climat, irrigation, fertilisation, taille, verger et mécanisation. |
| 26-32 | Mouche, maladies foliaires, verticilliose, autres ravageurs, brunissement, accidents climatiques, protection intégrée. |
| 33-38 | AOP, filière française, économie, comparaisons variétales, changement climatique, environnement. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur origine, histoire et diffusion ?
Aglandau appartient au patrimoine oléicole ancien de Provence. Les sources agrégées par OLEA associent le cultivar à de nombreuses publications françaises anciennes sous des noms locaux différents, notamment Plant d'Aix, Plant de la Fare et Béruguette. Cette multiplicité traduit à la fois l'ancienneté de la culture, la circulation du matériel végétal entre terroirs et les pratiques de dénomination locales. L… [S04][S15][S17]
Que faut-il retenir sur synonymes, homonymies et identification ?
Pour une base de connaissances, il est indispensable de gérer les synonymes comme des alias reliés à une identité canonique, et non comme des variétés distinctes. Le risque de doublon est particulièrement élevé avec Béruguette/Berruguet et Plant d'Aix. Les catalogues et collections historiques peuvent utiliser des orthographes différentes. [S04]
Que faut-il retenir sur arbre : vigueur, port et aptitude à l’enracinement ?
Dans la caractérisation française reprise par OLEA, Aglandau présente une vigueur moyenne et des branches étalées. Cette architecture est cohérente avec les vergers provençaux traditionnels et intensifiés mais ne doit pas être extrapolée directement aux systèmes de haie très dense développés pour des cultivars à faible vigueur. L'aptitude à l'enracinement induit par bouturage est décrite comme élevée dans plusieurs références… [S04]
Que faut-il retenir sur cycle annuel et phénologie ?
Comme l'ensemble des oliviers méditerranéens, Aglandau alterne repos hivernal, reprise végétative, floraison printanière, nouaison, croissance du fruit, durcissement du noyau, lipogenèse, véraison et maturation. Les dates calendaires varient fortement selon altitude, exposition, charge, année et bassin. Les décisions doivent donc être pilotées par stade plutôt que par date fixe. Source / niveau de preuve : Calendrier indicatif à contextualiser; France Olive publie BSV… [S27]
Que faut-il retenir sur floraison et système de compatibilité g1/g2 ?
Les travaux récents relayés par France Olive ont profondément clarifié la pollinisation de l'olivier en France : l'espèce ne s'autoféconde que très rarement et le système de compatibilité comprend deux groupes. Une variété ne peut être fécondée que par un cultivar de l'autre groupe, sous réserve d'une floraison synchrone et d'un pollen/ovaire fonctionnels. France Olive classe… [S02][S04]
Que faut-il retenir sur pollinisateurs et associations par bassin ?
Les associations utiles dépendent du bassin. France Olive publie des groupes de compatibilité et des listes de variétés présentes dans les AOP. Le tableau suivant distingue les cultivars G1 réellement compatibles des G2 qui ne peuvent pas assurer la fécondation d'Aglandau. La présence d'un cultivar G1 ne garantit pas à elle seule une bonne nouaison : vent, humidité, températures extrêmes, floraison… [S02]





