Référence agronomique · France

Santé des cultures · Maladies des cultures

Septoriose du blé

Référence technique · Septoriose du blé

La septoriose du blé au sens agronomique français est associée avant tout à Zymoseptoria tritici La littérature plus ancienne utilise largement les noms Septoria tritici pour la forme asexuée et Mycosphaerella graminicola pour la forme sexuée La révision taxonomique publiée en 2011 a placé l’espèce dans le genre Zymoseptoria Pour la future base SILLOVA ces synonymes doivent être indexés afin que les recherches historiques et réglementaires restent retrouvables Le pathogène possède une reproduction sexuée fréquente et une grande diversité génétique Cette capacité de recombinaison combinée à de fortes tailles de population et à plusieurs cycles épidémiques au cours d’une campagne contribue à son fort potentiel évolutif contournement de résistances variétales et sélection de résistances aux…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à septoriose du blé
Septoriose du blé · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Zymoseptoria tritici, anciennement Septoria tritici / Mycosphaerella graminicola.

Agent causal

La septoriose du blé au sens agronomique français est associée avant tout à Zymoseptoria tritici La littérature plus ancienne utilise largement les noms Septoria tritici pour la forme asexuée et Mycosphaerella graminicola pour la forme sexuée… [S01][S02]

02
Consolidé

Feuilles ; enjeu maximal lorsque la maladie atteint F1, F2 et F3 définitives.

Organe cible

ARVALIS présente historiquement la septoriose comme la principale maladie foliaire du blé tendre sur une grande partie du territoire Son poids varie toutefois énormément d’une campagne à l’autre une succession de pluies pendant la montaison peut… [S01][S02]

03
Consolidé

Nécroses brun clair à blanchâtres, souvent allongées entre les nervures, portant des pycnides noires.

Symptôme signature

Z tritici est fortement spécialisé sur les blés Le blé tendre constitue l’hôte économique principal mais le blé dur peut également être affecté Des signalements expérimentaux ou historiques existent sur d’autres Poacées mais ils ne doivent… [S01][S02]

04
Consolidé

Pycnidiospores entraînées par les éclaboussures de pluie (« splash »).

Dispersion secondaire

Le diagnostic repose d’abord sur la distribution des lésions et surtout sur la présence de pycnides Les symptômes apparaissent fréquemment sur les feuilles basses puis progressent vers les étages supérieurs à la faveur des pluies Les… [S01][S02]

01 · Référence

Identité de l’agent causal et taxonomie

La septoriose du blé au sens agronomique français est associée avant tout à Zymoseptoria tritici. La littérature plus ancienne utilise largement les noms Septoria tritici pour la forme asexuée et Mycosphaerella graminicola pour la forme sexuée. La révision taxonomique publiée en 2011 a placé l’espèce dans le genre Zymoseptoria. Pour la future base SILLOVA, ces synonymes doivent être indexés afin que les recherches historiques et réglementaires restent retrouvables.

Le pathogène possède une reproduction sexuée fréquente et une grande diversité génétique. Cette capacité de recombinaison, combinée à de fortes tailles de population et à plusieurs cycles épidémiques au cours d’une campagne, contribue à son fort potentiel évolutif : contournement de résistances variétales et sélection de résistances aux fongicides.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Importance agronomique et économique en France

ARVALIS présente historiquement la septoriose comme la principale maladie foliaire du blé tendre sur une grande partie du territoire. Son poids varie toutefois énormément d’une campagne à l’autre : une succession de pluies pendant la montaison peut transformer un fond d’inoculum banal en épidémie dommageable, tandis qu’un printemps sec peut interrompre la remontée vers les feuilles supérieures.

La synthèse ARVALIS de long terme estime la nuisibilité moyenne de la septoriose autour de 17 q ha avec des situations peu nuisibles proches de 5 q ha et sur variétés sensibles lors d’années favorables des écarts pouvant atteindre plusieurs dizaines de quintaux INRAE estime que la maladie entraîne en France des pertes économiques annuelles…

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03 · Référence

Plantes hôtes, réservoirs et distribution

Z tritici est fortement spécialisé sur les blés Le blé tendre constitue l’hôte économique principal mais le blé dur peut également être affecté Des signalements expérimentaux ou historiques existent sur d’autres Poacées mais ils ne doivent pas être interprétés comme équivalents au rôle épidémiologique du blé cultivé Pour la décision agronomique française l’essentiel est de considérer la présence de résidus de blé infectés les repousses et surtout les apports d’inoculum à plus longue distance via…

La maladie n’est pas considérée par ARVALIS comme strictement « parcellaire » : le niveau d’inoculum initial d’une parcelle n’est pas le seul déterminant, car les ascospores peuvent être transportées par le vent et introduire du pathogène depuis l’environnement. C’est pourquoi rotation et labour n’ont qu’un effet limité et irrégulier par rapport à la variété et au climat.

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04 · Référence

Symptômes : reconnaître la septoriose au champ

Le diagnostic repose d’abord sur la distribution des lésions et surtout sur la présence de pycnides. Les symptômes apparaissent fréquemment sur les feuilles basses, puis progressent vers les étages supérieurs à la faveur des pluies. Les lésions peuvent être brunes, brun clair ou blanchâtres, de forme ovale à rectangulaire, souvent allongées dans le sens des nervures. Les pycnides se présentent comme de petits points noirs enchâssés dans les tissus nécrosés.

ARVALIS propose, en cas de doute, une incubation simple de feuilles symptomatiques en atmosphère humide pendant environ 24 heures afin de favoriser l’expression des pycnides/cirrhes. Ce test de terrain est indicatif ; un diagnostic de laboratoire peut être nécessaire dans les situations atypiques ou à enjeu expérimental.

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05 · Référence

Cycle biologique de Zymoseptoria tritici

Le cycle associe une phase sexuée et une phase asexuée Les pseudothèces présents sur des tissus infectés produisent des ascospores capables d’être dispersées par le vent et de contribuer à l’inoculum primaire Sur les feuilles infectées les pycnides produisent des pycnidiospores exsudées dans un mucilage les gouttes de pluie les entraînent vers les feuilles voisines et surtout vers les étages supérieurs Cette transmission de proche en proche explique la forte dépendance de la progression verticale…

Les populations de Z. tritici sont génétiquement très diversifiées. La reproduction sexuée fréquente produit de nouvelles combinaisons génétiques ; la multiplication asexuée permet ensuite l’amplification rapide des génotypes favorisés dans la parcelle. Cette biologie contribue au risque de contournement des résistances variétales et de sélection de résistances fongicides.

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06 · Référence

Épidémiologie : pluie, température et durée de latence

La pluie est le facteur central de la dynamique de la septoriose dans les conditions françaises. Les contaminations sont favorisées par la présence d’eau libre sur les feuilles, tandis que l’effet « splash » assure la dispersion des pycnidiospores. Un temps sec ralentit fortement la progression verticale et peut permettre de différer une intervention jusqu’à un nouvel épisode pluvieux, à condition que le stade et les autres maladies le permettent.

La durée de la phase latente dépend fortement de la température et de l’interaction variété × souche Les synthèses scientifiques indiquent couramment une latence d’environ 14 à 21 jours dans des conditions favorables autour de 15 à 20 C à basse température elle peut s’allonger nettement Le BSV Hauts-de-France du 8 avril 2026 reprend ce…

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07 · Référence

Facteurs de risque agronomiques

ARVALIS rappelle que les leviers tels que date de semis densité travail du sol ou fertilisation ont un effet de second ordre et sont souvent contraints par d’autres objectifs agronomiques La priorité reste le choix variétal adapté au bassin de production et la décision fongicide…

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08 · Référence

Impact sur le rendement et la qualité

La septoriose détruit de la surface foliaire photosynthétiquement active Le dommage économique dépend donc moins du simple nombre de feuilles tachées en bas de couvert que du moment où la maladie atteint les feuilles supérieures La F1 dernière feuille la F2 et la F3 définitives…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
Point cléRepère technique français
Agent causalZymoseptoria tritici, anciennement Septoria tritici / Mycosphaerella graminicola.
Organe cibleFeuilles ; enjeu maximal lorsque la maladie atteint F1, F2 et F3 définitives.
Symptôme signatureNécroses brun clair à blanchâtres, souvent allongées entre les nervures, portant des pycnides noires.
Dispersion secondairePycnidiospores entraînées par les éclaboussures de pluie (« splash »).
Période latenteSouvent environ 14-21 jours autour de 15-20 °C ; plus longue lorsque les températures sont basses.
NuisibilitéARVALIS : moyenne pluriannuelle historique proche de 17 q/ha ; très variable selon année, région et variété.
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur identité de l’agent causal et taxonomie ?

La septoriose du blé au sens agronomique français est associée avant tout à Zymoseptoria tritici La littérature plus ancienne utilise largement les noms Septoria tritici pour la forme asexuée et Mycosphaerella graminicola pour la forme sexuée La révision taxonomique publiée en 2011 a placé l’espèce dans le genre Zymoseptoria Pour la future base SILLOVA ces synonymes doivent être indexés afin que les recherches historiques et réglementaires restent retrouvables Le pathogène possède une reproduction sexuée fréquente et une grande diversité génétique Cette capacité de recombinaison combinée à de fortes tailles de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur importance agronomique et économique en france ?

ARVALIS présente historiquement la septoriose comme la principale maladie foliaire du blé tendre sur une grande partie du territoire Son poids varie toutefois énormément d’une campagne à l’autre une succession de pluies pendant la montaison peut transformer un fond d’inoculum banal en épidémie dommageable tandis qu’un printemps sec peut interrompre la remontée vers les feuilles supérieures La synthèse ARVALIS de long terme estime la nuisibilité moyenne de la septoriose autour de 17 q ha avec des situations peu nuisibles proches de 5 q ha et sur variétés sensibles lors d’années… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes, réservoirs et distribution ?

Z tritici est fortement spécialisé sur les blés Le blé tendre constitue l’hôte économique principal mais le blé dur peut également être affecté Des signalements expérimentaux ou historiques existent sur d’autres Poacées mais ils ne doivent pas être interprétés comme équivalents au rôle épidémiologique du blé cultivé Pour la décision agronomique française l’essentiel est de considérer la présence de résidus de blé infectés les repousses et surtout les apports d’inoculum à plus longue distance via La maladie n’est pas considérée par ARVALIS comme strictement parcellaire le niveau d’inoculum initial d’une… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur symptômes : reconnaître la septoriose au champ ?

Le diagnostic repose d’abord sur la distribution des lésions et surtout sur la présence de pycnides Les symptômes apparaissent fréquemment sur les feuilles basses puis progressent vers les étages supérieurs à la faveur des pluies Les lésions peuvent être brunes brun clair ou blanchâtres de forme ovale à rectangulaire souvent allongées dans le sens des nervures Les pycnides se présentent comme de petits points noirs enchâssés dans les tissus nécrosés ARVALIS propose en cas de doute une incubation simple de feuilles symptomatiques en atmosphère humide pendant environ 24 heures afin… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cycle biologique de zymoseptoria tritici ?

Le cycle associe une phase sexuée et une phase asexuée Les pseudothèces présents sur des tissus infectés produisent des ascospores capables d’être dispersées par le vent et de contribuer à l’inoculum primaire Sur les feuilles infectées les pycnides produisent des pycnidiospores exsudées dans un mucilage les gouttes de pluie les entraînent vers les feuilles voisines et surtout vers les étages supérieurs Cette transmission de proche en proche explique la forte dépendance de la progression verticale Les populations de Z tritici sont génétiquement très diversifiées La reproduction sexuée fréquente produit de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur épidémiologie : pluie, température et durée de latence ?

La pluie est le facteur central de la dynamique de la septoriose dans les conditions françaises Les contaminations sont favorisées par la présence d’eau libre sur les feuilles tandis que l’effet splash assure la dispersion des pycnidiospores Un temps sec ralentit fortement la progression verticale et peut permettre de différer une intervention jusqu’à un nouvel épisode pluvieux à condition que le stade et les autres maladies le permettent La durée de la phase latente dépend fortement de la température et de l’interaction variété × souche Les synthèses scientifiques indiquent couramment… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

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