Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Pucerons

Référence technique · Pucerons

Cette page transversale traite les pucerons d’importance agricole en France toutes filières végétales confondues Elle vise d’abord la reconnaissance et le raisonnement du risque puis la gestion intégrée Elle ne remplace pas les fiches spécifiques par culture ni la consultation d’e-Phy pour les produits autorisés Les seuils cités sont des repères techniques issus d’instituts ou de BSV ils varient avec le stade l’objectif de production et le contexte régional S1 S8 S30 1 Les pucerons sont des Hémiptères Aphididae Les adultes sont ailés ou aptères la plupart des générations de saison sont des femelles vivipares parthénogénétiques capables de multiplier très vite une population S1 S2 2 Les dégâts directs associent prélèvement de sève salive phytotoxique…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à pucerons
Pucerons · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Femelle sans ailes vivant dans la colonie

Aptère

Mesure directe de la pression installée ; souvent la forme à compter pour les seuils. [S01][S02]

02
Consolidé

Forme de dispersion

Ailé

Indique une arrivée/migration ; les pièges suivent surtout ces individus. [S01][S02]

03
Consolidé

Femelle issue de l’œuf d’hiver

Fondatrice

Initie les premières colonies printanières sur l’hôte primaire. [S01][S02]

04
Consolidé

Cycle incluant phase sexuée et œuf

Holocyclique

Forte saisonnalité ; retour automnal possible vers l’hôte primaire. [S01][S02]

01 · Référence

Objet, périmètre et synthèse opérationnelle

Cette page transversale traite les pucerons d’importance agricole en France, toutes filières végétales confondues. Elle vise d’abord la reconnaissance et le raisonnement du risque, puis la gestion intégrée. Elle ne remplace pas les fiches spécifiques par culture ni la consultation d’e-Phy pour les produits autorisés. Les seuils cités sont des repères techniques issus d’instituts ou de BSV ; ils varient avec le stade, l’objectif de production et le contexte régional. [S1–S8, S30]

1. Les pucerons sont des Hémiptères Aphididae. Les adultes sont ailés ou aptères ; la plupart des générations de saison sont des femelles vivipares parthénogénétiques capables de multiplier très vite une population. [S1, S2]

2 Les dégâts directs associent prélèvement de sève salive phytotoxique enroulement ou déformation d’organes avortement baisse de croissance miellat et fumagine S1…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Identification, morphologie et biologie

Les Aphididae sont des Hémiptères sternorhynques. Leur corps est mou, généralement de 1 à 4 mm, avec des antennes longues et, chez la plupart des espèces, une paire de cornicules dorsales abdominales. Les formes ailées ont un thorax plus sombre et un appareil alaire développé ; les formes aptères constituent le cœur des colonies. Les exuvies blanchâtres visibles près des colonies sont souvent confondues avec des individus morts. [S1–S3]

La parthénogenèse vivipare permet plusieurs générations successives sans accouplement une femelle donne directement naissance à des larves femelles qui deviennent elles-mêmes reproductrices en quelques jours à quelques semaines selon température et espèce Cette télescopie des générations explique les pullulations Chez de nombreuses espèces tempérées un retour à la reproduction sexuée en automne aboutit à l’œuf…

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03 · Référence

Dégâts : distinguer nuisibilité directe et transmission de virus

Les pucerons insèrent leurs stylets dans les tissus conducteurs et prélèvent la sève. Ils excrètent une partie des sucres sous forme de miellat. Les dégâts sont très variables selon l’espèce, l’organe colonisé et le stade : une colonie tardive sur feuille d’une céréale peut être presque sans effet, tandis qu’un faible nombre d’ailés virulifères sur plantule peut suffire à inoculer un virus. [S1, S5, S16]

La compétence vectorielle dépend du couple puceron-virus Myzus persicae est particulièrement redoutable car il est très polyphage et capable de transmettre de nombreux virus sur betterave colza pomme de terre pêcher et légumes R padi est le vecteur clé de la JNO des céréales En betterave la campagne 2026 a confirmé l’importance du BYV et…

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04 · Référence

Surveillance : méthodes, fréquence et qualité d’observation

La surveillance doit être construite à partir du risque dominant : colonisation de plantules, transmission de virus, pullulation sur organes récoltés ou dommages de miellat. Les BSV permettent de positionner le risque régional mais ne remplacent pas l’observation de la parcelle. [S5, S12, S16]

Se déplacer en diagonale ou en W et éviter de ne regarder que la bordure ; inclure les zones abritées ou plus précoces si elles représentent un risque.

Réaliser les observations aux heures favorables sur céréales d’automne un temps doux et lumineux facilite la détection par froid les pucerons se cachent à la base ou sous…

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05 · Référence

Seuils et règles de décision par culture

Les cultures arboricoles, légumières et sous abri utilisent souvent des seuils ou des stratégies spécifiques à l’espèce, à la variété et au marché. En pommier, par exemple, la nuisibilité très précoce du puceron cendré justifie une logique d’intervention et de prophylaxie différente d’un seuil uniforme de colonies tardives. [S23–S26]

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06 · Référence

Céréales à paille et maïs

La jaunisse nanisante de l’orge JNO est un complexe viral transmis par plusieurs pucerons principalement R padi en automne Les situations à risque combinent semis précoces automne doux et sec présence de repousses ou graminées réservoirs et longue durée de présence des pucerons Les jeunes plantes sont les plus sensibles aux inoculations précoces ARVALIS rappelle que des dégâts de 20 30 q ha peuvent survenir en blé et que l’orge sensible peut subir des pertes…

La stratégie s’organise autour de trois leviers date de semis adaptée choix variétal tolérant résistant lorsque disponible et surveillance pour raisonner une éventuelle protection en végétation Les plaques jaunes détectent les vols mais le seuil se juge sur plantes Les aptères restent actifs dès des températures relativement basses et peuvent persister après la fin des…

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07 · Référence

Colza et légumineuses à graines

À l’automne, Myzus persicae est le puceron le plus redouté. Il transmet notamment le TuYV (Turnip yellows virus), très fréquent. Les variétés à résistance partielle au TuYV modifient fortement l’intérêt économique d’un traitement : lorsque la variété est résistante ou lorsque le colza a dépassé six feuilles à l’arrivée des pucerons, Terres Inovia considère le risque de jaunisse faible. [S9, S10]

Chez le puceron vert du pêcher, la résistance aux pyréthrinoïdes est généralisée et la résistance au pirimicarbe est largement documentée. Des traitements pyréthrinoïdes dirigés contre d’autres ravageurs peuvent sélectionner les pucerons résistants tout en réduisant les auxiliaires, allant jusqu’à favoriser la pullulation et la transmission virale. [S9, S28, S29]

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08 · Référence

Betterave sucrière : cas d’école du risque virose en 2026

La betterave illustre le changement de logique provoqué par les viroses : Myzus persicae est le principal vecteur primaire des jaunisses, tandis qu’Aphis fabae peut amplifier la dissémination du BYV lorsque le virus est déjà présent. La protection vise donc à limiter très tôt la colonisation jusqu’à ce que la culture atteigne la couverture du sol et développe une moindre sensibilité. [S12–S15]

Figure 2 — Campagne 2026, synthèse qualitative d’après les points hebdomadaires ITB du 7 mai au 26 juin 2026 [S12–S15].

Début mai, l’ITB signalait une pression supérieure à 2025, des vols continus d’ailés et, dans certains secteurs du Centre-Val de Loire, des niveaux de captures comparables à 2020. [S13]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
TermeDéfinition agronomiqueConséquence pratique
AptèreFemelle sans ailes vivant dans la colonieMesure directe de la pression installée ; souvent la forme à compter pour les seuils.
AiléForme de dispersionIndique une arrivée/migration ; les pièges suivent surtout ces individus.
FondatriceFemelle issue de l’œuf d’hiverInitie les premières colonies printanières sur l’hôte primaire.
HolocycliqueCycle incluant phase sexuée et œufForte saisonnalité ; retour automnal possible vers l’hôte primaire.
AnholocycliqueCycle sans phase sexuée fonctionnelleFemelles parthénogénétiques peuvent persister pendant l’hiver.
Monoécique / dioéciqueCycle sur une seule espèce-hôte / alternance entre hôtesExplique les flux entre verger, adventices et cultures annuelles.
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur objet, périmètre et synthèse opérationnelle ?

Cette page transversale traite les pucerons d’importance agricole en France toutes filières végétales confondues Elle vise d’abord la reconnaissance et le raisonnement du risque puis la gestion intégrée Elle ne remplace pas les fiches spécifiques par culture ni la consultation d’e-Phy pour les produits autorisés Les seuils cités sont des repères techniques issus d’instituts ou de BSV ils varient avec le stade l’objectif de production et le contexte régional S1 S8 S30 1 Les pucerons sont des Hémiptères Aphididae Les adultes sont ailés ou aptères la plupart des générations de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur identification, morphologie et biologie ?

Les Aphididae sont des Hémiptères sternorhynques Leur corps est mou généralement de 1 à 4 mm avec des antennes longues et chez la plupart des espèces une paire de cornicules dorsales abdominales Les formes ailées ont un thorax plus sombre et un appareil alaire développé les formes aptères constituent le cœur des colonies Les exuvies blanchâtres visibles près des colonies sont souvent confondues avec des individus morts S1 S3 La parthénogenèse vivipare permet plusieurs générations successives sans accouplement une femelle donne directement naissance à des larves femelles qui deviennent elles-mêmes… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur dégâts : distinguer nuisibilité directe et transmission de virus ?

Les pucerons insèrent leurs stylets dans les tissus conducteurs et prélèvent la sève Ils excrètent une partie des sucres sous forme de miellat Les dégâts sont très variables selon l’espèce l’organe colonisé et le stade une colonie tardive sur feuille d’une céréale peut être presque sans effet tandis qu’un faible nombre d’ailés virulifères sur plantule peut suffire à inoculer un virus S1 S5 S16 La compétence vectorielle dépend du couple puceron-virus Myzus persicae est particulièrement redoutable car il est très polyphage et capable de transmettre de nombreux virus sur betterave… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur surveillance : méthodes, fréquence et qualité d’observation ?

La surveillance doit être construite à partir du risque dominant colonisation de plantules transmission de virus pullulation sur organes récoltés ou dommages de miellat Les BSV permettent de positionner le risque régional mais ne remplacent pas l’observation de la parcelle S5 S12 S16 Se déplacer en diagonale ou en W et éviter de ne regarder que la bordure inclure les zones abritées ou plus précoces si elles représentent un risque Réaliser les observations aux heures favorables sur céréales d’automne un temps doux et lumineux facilite la détection par froid les… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur seuils et règles de décision par culture ?

Les cultures arboricoles, légumières et sous abri utilisent souvent des seuils ou des stratégies spécifiques à l’espèce, à la variété et au marché. En pommier, par exemple, la nuisibilité très précoce du puceron cendré justifie une logique d’intervention et de prophylaxie différente d’un seuil uniforme de colonies tardives. [S23–S26] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur céréales à paille et maïs ?

La jaunisse nanisante de l’orge JNO est un complexe viral transmis par plusieurs pucerons principalement R padi en automne Les situations à risque combinent semis précoces automne doux et sec présence de repousses ou graminées réservoirs et longue durée de présence des pucerons Les jeunes plantes sont les plus sensibles aux inoculations précoces ARVALIS rappelle que des dégâts de 20 30 q ha peuvent survenir en blé et que l’orge sensible peut subir des pertes La stratégie s’organise autour de trois leviers date de semis adaptée choix variétal tolérant résistant… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08