01 · Référence
Objet, périmètre et synthèse opérationnelle
Cette page transversale traite les pucerons d’importance agricole en France, toutes filières végétales confondues. Elle vise d’abord la reconnaissance et le raisonnement du risque, puis la gestion intégrée. Elle ne remplace pas les fiches spécifiques par culture ni la consultation d’e-Phy pour les produits autorisés. Les seuils cités sont des repères techniques issus d’instituts ou de BSV ; ils varient avec le stade, l’objectif de production et le contexte régional. [S1–S8, S30]
1. Les pucerons sont des Hémiptères Aphididae. Les adultes sont ailés ou aptères ; la plupart des générations de saison sont des femelles vivipares parthénogénétiques capables de multiplier très vite une population. [S1, S2]
2 Les dégâts directs associent prélèvement de sève salive phytotoxique enroulement ou déformation d’organes avortement baisse de croissance miellat et fumagine S1…
02 · Référence
Identification, morphologie et biologie
Les Aphididae sont des Hémiptères sternorhynques. Leur corps est mou, généralement de 1 à 4 mm, avec des antennes longues et, chez la plupart des espèces, une paire de cornicules dorsales abdominales. Les formes ailées ont un thorax plus sombre et un appareil alaire développé ; les formes aptères constituent le cœur des colonies. Les exuvies blanchâtres visibles près des colonies sont souvent confondues avec des individus morts. [S1–S3]
La parthénogenèse vivipare permet plusieurs générations successives sans accouplement une femelle donne directement naissance à des larves femelles qui deviennent elles-mêmes reproductrices en quelques jours à quelques semaines selon température et espèce Cette télescopie des générations explique les pullulations Chez de nombreuses espèces tempérées un retour à la reproduction sexuée en automne aboutit à l’œuf…
03 · Référence
Dégâts : distinguer nuisibilité directe et transmission de virus
Les pucerons insèrent leurs stylets dans les tissus conducteurs et prélèvent la sève. Ils excrètent une partie des sucres sous forme de miellat. Les dégâts sont très variables selon l’espèce, l’organe colonisé et le stade : une colonie tardive sur feuille d’une céréale peut être presque sans effet, tandis qu’un faible nombre d’ailés virulifères sur plantule peut suffire à inoculer un virus. [S1, S5, S16]
La compétence vectorielle dépend du couple puceron-virus Myzus persicae est particulièrement redoutable car il est très polyphage et capable de transmettre de nombreux virus sur betterave colza pomme de terre pêcher et légumes R padi est le vecteur clé de la JNO des céréales En betterave la campagne 2026 a confirmé l’importance du BYV et…
04 · Référence
Surveillance : méthodes, fréquence et qualité d’observation
La surveillance doit être construite à partir du risque dominant : colonisation de plantules, transmission de virus, pullulation sur organes récoltés ou dommages de miellat. Les BSV permettent de positionner le risque régional mais ne remplacent pas l’observation de la parcelle. [S5, S12, S16]
Se déplacer en diagonale ou en W et éviter de ne regarder que la bordure ; inclure les zones abritées ou plus précoces si elles représentent un risque.
Réaliser les observations aux heures favorables sur céréales d’automne un temps doux et lumineux facilite la détection par froid les pucerons se cachent à la base ou sous…
05 · Référence
Seuils et règles de décision par culture
Les cultures arboricoles, légumières et sous abri utilisent souvent des seuils ou des stratégies spécifiques à l’espèce, à la variété et au marché. En pommier, par exemple, la nuisibilité très précoce du puceron cendré justifie une logique d’intervention et de prophylaxie différente d’un seuil uniforme de colonies tardives. [S23–S26]
06 · Référence
Céréales à paille et maïs
La jaunisse nanisante de l’orge JNO est un complexe viral transmis par plusieurs pucerons principalement R padi en automne Les situations à risque combinent semis précoces automne doux et sec présence de repousses ou graminées réservoirs et longue durée de présence des pucerons Les jeunes plantes sont les plus sensibles aux inoculations précoces ARVALIS rappelle que des dégâts de 20 30 q ha peuvent survenir en blé et que l’orge sensible peut subir des pertes…
La stratégie s’organise autour de trois leviers date de semis adaptée choix variétal tolérant résistant lorsque disponible et surveillance pour raisonner une éventuelle protection en végétation Les plaques jaunes détectent les vols mais le seuil se juge sur plantes Les aptères restent actifs dès des températures relativement basses et peuvent persister après la fin des…
07 · Référence
Colza et légumineuses à graines
À l’automne, Myzus persicae est le puceron le plus redouté. Il transmet notamment le TuYV (Turnip yellows virus), très fréquent. Les variétés à résistance partielle au TuYV modifient fortement l’intérêt économique d’un traitement : lorsque la variété est résistante ou lorsque le colza a dépassé six feuilles à l’arrivée des pucerons, Terres Inovia considère le risque de jaunisse faible. [S9, S10]
Chez le puceron vert du pêcher, la résistance aux pyréthrinoïdes est généralisée et la résistance au pirimicarbe est largement documentée. Des traitements pyréthrinoïdes dirigés contre d’autres ravageurs peuvent sélectionner les pucerons résistants tout en réduisant les auxiliaires, allant jusqu’à favoriser la pullulation et la transmission virale. [S9, S28, S29]
08 · Référence
Betterave sucrière : cas d’école du risque virose en 2026
La betterave illustre le changement de logique provoqué par les viroses : Myzus persicae est le principal vecteur primaire des jaunisses, tandis qu’Aphis fabae peut amplifier la dissémination du BYV lorsque le virus est déjà présent. La protection vise donc à limiter très tôt la colonisation jusqu’à ce que la culture atteigne la couverture du sol et développe une moindre sensibilité. [S12–S15]
Figure 2 — Campagne 2026, synthèse qualitative d’après les points hebdomadaires ITB du 7 mai au 26 juin 2026 [S12–S15].
Début mai, l’ITB signalait une pression supérieure à 2025, des vols continus d’ailés et, dans certains secteurs du Centre-Val de Loire, des niveaux de captures comparables à 2020. [S13]
| Terme | Définition agronomique | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Aptère | Femelle sans ailes vivant dans la colonie | Mesure directe de la pression installée ; souvent la forme à compter pour les seuils. |
| Ailé | Forme de dispersion | Indique une arrivée/migration ; les pièges suivent surtout ces individus. |
| Fondatrice | Femelle issue de l’œuf d’hiver | Initie les premières colonies printanières sur l’hôte primaire. |
| Holocyclique | Cycle incluant phase sexuée et œuf | Forte saisonnalité ; retour automnal possible vers l’hôte primaire. |
| Anholocyclique | Cycle sans phase sexuée fonctionnelle | Femelles parthénogénétiques peuvent persister pendant l’hiver. |
| Monoécique / dioécique | Cycle sur une seule espèce-hôte / alternance entre hôtes | Explique les flux entre verger, adventices et cultures annuelles. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur objet, périmètre et synthèse opérationnelle ?
Cette page transversale traite les pucerons d’importance agricole en France toutes filières végétales confondues Elle vise d’abord la reconnaissance et le raisonnement du risque puis la gestion intégrée Elle ne remplace pas les fiches spécifiques par culture ni la consultation d’e-Phy pour les produits autorisés Les seuils cités sont des repères techniques issus d’instituts ou de BSV ils varient avec le stade l’objectif de production et le contexte régional S1 S8 S30 1 Les pucerons sont des Hémiptères Aphididae Les adultes sont ailés ou aptères la plupart des générations de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification, morphologie et biologie ?
Les Aphididae sont des Hémiptères sternorhynques Leur corps est mou généralement de 1 à 4 mm avec des antennes longues et chez la plupart des espèces une paire de cornicules dorsales abdominales Les formes ailées ont un thorax plus sombre et un appareil alaire développé les formes aptères constituent le cœur des colonies Les exuvies blanchâtres visibles près des colonies sont souvent confondues avec des individus morts S1 S3 La parthénogenèse vivipare permet plusieurs générations successives sans accouplement une femelle donne directement naissance à des larves femelles qui deviennent elles-mêmes… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dégâts : distinguer nuisibilité directe et transmission de virus ?
Les pucerons insèrent leurs stylets dans les tissus conducteurs et prélèvent la sève Ils excrètent une partie des sucres sous forme de miellat Les dégâts sont très variables selon l’espèce l’organe colonisé et le stade une colonie tardive sur feuille d’une céréale peut être presque sans effet tandis qu’un faible nombre d’ailés virulifères sur plantule peut suffire à inoculer un virus S1 S5 S16 La compétence vectorielle dépend du couple puceron-virus Myzus persicae est particulièrement redoutable car il est très polyphage et capable de transmettre de nombreux virus sur betterave… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur surveillance : méthodes, fréquence et qualité d’observation ?
La surveillance doit être construite à partir du risque dominant colonisation de plantules transmission de virus pullulation sur organes récoltés ou dommages de miellat Les BSV permettent de positionner le risque régional mais ne remplacent pas l’observation de la parcelle S5 S12 S16 Se déplacer en diagonale ou en W et éviter de ne regarder que la bordure inclure les zones abritées ou plus précoces si elles représentent un risque Réaliser les observations aux heures favorables sur céréales d’automne un temps doux et lumineux facilite la détection par froid les… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur seuils et règles de décision par culture ?
Les cultures arboricoles, légumières et sous abri utilisent souvent des seuils ou des stratégies spécifiques à l’espèce, à la variété et au marché. En pommier, par exemple, la nuisibilité très précoce du puceron cendré justifie une logique d’intervention et de prophylaxie différente d’un seuil uniforme de colonies tardives. [S23–S26] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur céréales à paille et maïs ?
La jaunisse nanisante de l’orge JNO est un complexe viral transmis par plusieurs pucerons principalement R padi en automne Les situations à risque combinent semis précoces automne doux et sec présence de repousses ou graminées réservoirs et longue durée de présence des pucerons Les jeunes plantes sont les plus sensibles aux inoculations précoces ARVALIS rappelle que des dégâts de 20 30 q ha peuvent survenir en blé et que l’orge sensible peut subir des pertes La stratégie s’organise autour de trois leviers date de semis adaptée choix variétal tolérant résistant… [S01][S02][S03]





