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Prix de l’orge

Référence technique · Prix de l’orge

Le prix est le montant convenu pour une quantité d’orge définie à une date et dans un lieu donnés sous des spécifications déterminées Une cotation n’est donc pas un prix national c’est un repère de transaction Le prix réellement encaissé par l’exploitation peut s’écarter fortement du chiffre affiché si le lieu la logistique l’humidité la qualité la période ou les frais diffèrent L’Incoterm FOB Free On Board signifie que le vendeur livre la marchandise à bord du navire désigné au port convenu le risque est transféré lorsque la marchandise est à bord Dans les cotations céréalières FOB Rouen ou FOB Creil décrit donc une position logistique et contractuelle précise qui ne doit pas être confondue…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à prix de l’orge
Prix de l’orge · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Prix, lieu, échéance, qualité, mode de livraison

Cotation physique comparable

Point de départ réel ; sans base identique, la comparaison est trompeuse. [S01][S02]

02
Consolidé

Prix après transport, séchage, stockage, frais et réfactions

Prix net ferme

Seul prix pertinent pour comparer des acheteurs et une vente immédiate à une vente différée. [S01][S02]

03
Consolidé

Écart entre lots et contrats comparables

Différentiel fourragère / brassicole

Rémunère la rareté de qualité, la variété et le risque de déclassement ; il n’est jamais garanti. [S01][S02]

04
Consolidé

Surface × rendement

Production France

Modifie l’offre nationale et le besoin d’exporter. [S01][S02]

01 · Référence

Définir exactement le prix de l’orge

Le prix est le montant convenu pour une quantité d’orge définie, à une date et dans un lieu donnés, sous des spécifications déterminées. Une cotation n’est donc pas un « prix national » : c’est un repère de transaction. Le prix réellement encaissé par l’exploitation peut s’écarter fortement du chiffre affiché si le lieu, la logistique, l’humidité, la qualité, la période ou les frais diffèrent.

L’Incoterm FOB (« Free On Board ») signifie que le vendeur livre la marchandise à bord du navire désigné au port convenu ; le risque est transféré lorsque la marchandise est à bord. Dans les cotations céréalières, « FOB Rouen » ou « FOB Creil » décrit donc une position logistique et contractuelle précise, qui ne doit pas être confondue avec un prix « rendu » ou « départ ». [R19]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Architecture de la filière et lieux de formation du prix

La France produit en moyenne autour de 11 Mt d’orge par an. La filière est duale : une partie importante est orientée vers la brasserie/malterie, le solde vers l’alimentation animale et d’autres usages. Intercéréales indique que les orges de brasserie représentent plus de 4 Mt sur une année moyenne et que la France occupe une position majeure en orge brassicole et en malt. En 2024, 5,3 Mt d’orge ont été exportées. [R9]

Le prix se forme donc dans un réseau de marchés imbriqués : offre de la ferme, collecte coopérative ou négoce, besoins des fabricants d’aliments, cahiers des charges des malteurs, commerce intra-UE, export pays tiers et arbitrages avec les autres céréales. La proximité d’un utilisateur ou d’un axe logistique peut créer un prix local supérieur ou inférieur à une référence portuaire.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Orge fourragère : logique de valorisation

L’orge fourragère est avant tout une matière première énergétique destinée à l’alimentation animale. Son prix est donc fortement relié aux prix relatifs du blé et du maïs, à la valeur alimentaire du lot, à la demande des fabricants d’aliments et à la logistique. Une abondance de blé ou de maïs compétitif peut plafonner l’orge ; inversement, un besoin local de formulation ou une tension sur une autre céréale peut renforcer sa base.

La qualité commerciale reste importante : humidité, poids spécifique, impuretés, grains cassés ou germés, contamination et capacité de conservation peuvent entraîner tri, séchage, refus ou réfaction. Qualit@lim fournit chaque année des repères sur la qualité nutritionnelle de l’orge fourragère française ; ces données doivent être utilisées comme référence de caractérisation, non comme grille universelle de paiement. [R26]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Orge brassicole : prime, contrat et risque de déclassement

Le prix de l’orge brassicole rémunère un service technologique : aptitude régulière au maltage et au brassage. Cette valorisation dépend du contrat et du cahier des charges. Pour la récolte 2026, neuf variétés bénéficient du statut de variétés préférées des malteurs et brasseurs, après un processus d’évaluation qui inclut des analyses technologiques et un indice de qualité brassicole. [R10]

La teneur en protéines est un critère central. ARVALIS rappelle une plage de 9,5 à 11,5 % pour les orges de printemps destinées à la brasserie. Un excès d’azote ou un rendement faible concentrant la protéine peut faire sortir le lot de la cible ; la campagne 2026 illustre ce risque avec des teneurs de 10,5 à 12 % et des déclassements dans certains bassins. [R4, R11]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Situation française 2026 : offre, débouchés et stocks

La première estimation Agreste du 15 juillet plaçait la production française d’orge 2026 à 11,1 Mt, soit -6 % sur un an, sous l’effet de rendements plus faibles. FranceAgriMer construisait ses premiers bilans 2026/27 sur cette base. [R3, R5]

Sources : FranceAgriMer, 22 juillet 2026 et bilans du 16 juillet [R1, R3] ; Agreste, 15 juillet [R5].

Ces chiffres ne déterminent pas mécaniquement un cours. Le prix résulte de l’équilibre marginal : quel acheteur a besoin d’une tonne supplémentaire, où, à quelle date, et contre quelle alternative ? Un bilan national peut sembler confortable tout en coexistence avec une tension locale sur une qualité brassicole spécifique ou, inversement, une pression d’offre fourragère.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Récolte 2026 : quantité, qualité et conséquences commerciales

Sources : Communiqué ARVALIS / FranceAgriMer du 20 août 2026, données de production SSP/Agreste août 2026 et résultats qualité partiels [R4].

L’orge d’hiver fournit en 2026 un volume élevé au regard de la moyenne quinquennale, tandis que le printemps est nettement déficitaire. Pour le marché, l’effet n’est donc pas simplement « 11 Mt ». Les utilisateurs brassicoles regardent la quantité qui satisfait réellement les cahiers des charges, et non la production brute. Les déclassements d’orge de printemps peuvent simultanément réduire l’offre brassicole conforme et accroître l’offre fourragère.

L’agriculteur doit séparer ses lots : variété, parcelle, date de récolte, protéines, calibrage, humidité, capacité germinative et historique de stockage. L’allotement augmente la capacité à cibler le bon débouché et à éviter qu’une fraction hors spécification dévalorise un ensemble conforme.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Cotations physiques : lecture des instantanés 2026

Figure 1 - Cotations physiques observées sur une série Agritel, 22 juillet-13 août 2026.

Sources : Agritel, instantanés des 22/07, 23/07, 30/07, 03/08, 06/08, 07/08 et 13/08/2026 [R20]. Les deux séries n’ont pas le même lieu ni le même cahier des charges : ne pas lire l’écart vertical comme une prime brute directement encaissable.

* Écart purement arithmétique entre deux références différentes. Il ne constitue pas une prime brassicole contractuelle.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Retour sur 2025 : niveau et saisonnalité

Figure 2 - Orge fourragère FOB Rouen : série mensuelle 2025.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
IndicateurCe qu’il mesurePourquoi il déplace le prix
Cotation physique comparablePrix, lieu, échéance, qualité, mode de livraisonPoint de départ réel ; sans base identique, la comparaison est trompeuse.
Prix net fermePrix après transport, séchage, stockage, frais et réfactionsSeul prix pertinent pour comparer des acheteurs et une vente immédiate à une vente différée.
Différentiel fourragère / brassicoleÉcart entre lots et contrats comparablesRémunère la rareté de qualité, la variété et le risque de déclassement ; il n’est jamais garanti.
Production FranceSurface × rendementModifie l’offre nationale et le besoin d’exporter.
Stock de début / finVolume reporté d’une campagne à l’autreUn stock lourd augmente les disponibilités ; un stock tendu réduit le coussin de marché.
Exports UE / pays tiersDemande extérieure effectiveLa France exporte une part élevée de ses orges ; la compétitivité portuaire est déterminante.
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur définir exactement le prix de l’orge ?

Le prix est le montant convenu pour une quantité d’orge définie à une date et dans un lieu donnés sous des spécifications déterminées Une cotation n’est donc pas un prix national c’est un repère de transaction Le prix réellement encaissé par l’exploitation peut s’écarter fortement du chiffre affiché si le lieu la logistique l’humidité la qualité la période ou les frais diffèrent L’Incoterm FOB Free On Board signifie que le vendeur livre la marchandise à bord du navire désigné au port convenu le risque est transféré lorsque la marchandise est… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur architecture de la filière et lieux de formation du prix ?

La France produit en moyenne autour de 11 Mt d’orge par an La filière est duale une partie importante est orientée vers la brasserie malterie le solde vers l’alimentation animale et d’autres usages Intercéréales indique que les orges de brasserie représentent plus de 4 Mt sur une année moyenne et que la France occupe une position majeure en orge brassicole et en malt En 2024 5 3 Mt d’orge ont été exportées R9 Le prix se forme donc dans un réseau de marchés imbriqués offre de la ferme collecte coopérative… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur orge fourragère : logique de valorisation ?

L’orge fourragère est avant tout une matière première énergétique destinée à l’alimentation animale Son prix est donc fortement relié aux prix relatifs du blé et du maïs à la valeur alimentaire du lot à la demande des fabricants d’aliments et à la logistique Une abondance de blé ou de maïs compétitif peut plafonner l’orge inversement un besoin local de formulation ou une tension sur une autre céréale peut renforcer sa base La qualité commerciale reste importante humidité poids spécifique impuretés grains cassés ou germés contamination et capacité de conservation peuvent… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur orge brassicole : prime, contrat et risque de déclassement ?

Le prix de l’orge brassicole rémunère un service technologique aptitude régulière au maltage et au brassage Cette valorisation dépend du contrat et du cahier des charges Pour la récolte 2026 neuf variétés bénéficient du statut de variétés préférées des malteurs et brasseurs après un processus d’évaluation qui inclut des analyses technologiques et un indice de qualité brassicole R10 La teneur en protéines est un critère central ARVALIS rappelle une plage de 9 5 à 11 5 pour les orges de printemps destinées à la brasserie Un excès d’azote ou un… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur situation française 2026 : offre, débouchés et stocks ?

La première estimation Agreste du 15 juillet plaçait la production française d’orge 2026 à 11 1 Mt soit -6 sur un an sous l’effet de rendements plus faibles FranceAgriMer construisait ses premiers bilans 2026 27 sur cette base R3 R5 Sources FranceAgriMer 22 juillet 2026 et bilans du 16 juillet R1 R3 Agreste 15 juillet R5 Ces chiffres ne déterminent pas mécaniquement un cours Le prix résulte de l’équilibre marginal quel acheteur a besoin d’une tonne supplémentaire où à quelle date et contre quelle alternative Un bilan national peut sembler… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur récolte 2026 : quantité, qualité et conséquences commerciales ?

Sources Communiqué ARVALIS FranceAgriMer du 20 août 2026 données de production SSP Agreste août 2026 et résultats qualité partiels R4 L’orge d’hiver fournit en 2026 un volume élevé au regard de la moyenne quinquennale tandis que le printemps est nettement déficitaire Pour le marché l’effet n’est donc pas simplement 11 Mt Les utilisateurs brassicoles regardent la quantité qui satisfait réellement les cahiers des charges et non la production brute Les déclassements d’orge de printemps peuvent simultanément réduire l’offre brassicole conforme et accroître l’offre fourragère L’agriculteur doit séparer ses lots variété… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04

    ARVALIS FranceAgriMer Qualité de la récolte 2026 des céréales à…

    R4] ARVALIS / FranceAgriMer. « Qualité de la récolte 2026 des céréales à paille », 20/08/2026.

    2026

  5. S05
  6. S06

    Agreste Insee Prix des produits agricoles en mai 2026 IPPAP…

    R6] Agreste / Insee. « Prix des produits agricoles… en mai 2026 », IPPAP, paru 30/06/2026.

    2026

  7. S07

    Agreste / Insee. « Prix des produits agricoles… en avril 2026 », IPPAP

    R7] Agreste / Insee. « Prix des produits agricoles… en avril 2026 », IPPAP.

    2026

  8. S08

    Agreste / Insee. « Prix des produits agricoles… en mars 2026 », IPPAP

    R8] Agreste / Insee. « Prix des produits agricoles… en mars 2026 », IPPAP.

    2026