01 · Référence
Synthèse décisionnelle
La prairie est généralement la ressource alimentaire la moins coûteuse et la plus conforme au comportement naturel du cheval, mais elle devient rapidement contre-productive lorsqu’elle est gérée comme une simple surface de détente. Le cheval pâture longtemps, peut prélever l’herbe très près du sol et concentre ses déjections dans des zones de latrine. Cette combinaison crée une mosaïque typique : des « greens » très ras et recherchés, des refus hauts autour des crottins, puis des zones nues autour des accès, abreuvoirs, râteliers et abris. Le pilotage doit donc viser simultanément la nutrition de l’animal et la capacité de repousse du couvert. [S02, S04, S09]
Pour un cheval adulte de selle, l’IFCE retient couramment une équivalence de 0,71 UGB ; une poulinière de selle suitée vaut environ 1,2 UGB et un poney de 300 kg environ 0,38 UGB. Dans une région herbagère arrosée sans fertilisation azotée, les références 2026 situent souvent le besoin de surface d’un pâturage tournant autour de 40 à 50 ares/UGB au printemps et 70 à 100 ares/UGB en été selon la pousse. Ces valeurs sont des points de départ : en sol séchant, en année sèche ou sur prairie peu productive, la surface nécessaire augmente fortement. [S05, S07, S09]
La meilleure stratégie consiste à dissocier trois fonctions qui sont trop souvent confondues : 1) la prairie productive destinée à nourrir, 2) la surface de fauche destinée à sécuriser le stock d’hiver et absorber l’excès printanier, 3) l’aire stabilisée ou parcelle « parking » destinée à maintenir les chevaux dehors lorsque la prairie ne doit pas être pâturée (sol détrempé, sécheresse, risque métabolique, repos hivernal). Cette séparation protège le couvert et donne au gestionnaire un vrai levier d’ajustement. [S09, S26, S27]
Sources principales : S02, S03, S04, S05, S22, S24.
02 · Référence
Définition : prairie, pâture, paddock et parcours équin
Une prairie est une surface dominée par une végétation herbacée utilisée pour le pâturage, la fauche ou les deux. Elle peut être permanente lorsqu’elle reste en herbe au-delà de cinq années révolues au sens de la PAC, ou temporaire lorsqu’elle est implantée dans une rotation. Pour SILLOVA, « prairie pour chevaux » désigne la combinaison du couvert végétal, du sol, de la conduite de pâturage, des équipements et des règles sanitaires permettant à des équidés de valoriser durablement une surface en herbe. [S41, S42]
Le paddock ne doit pas être automatiquement assimilé à une prairie. Dans de nombreuses structures, il s’agit d’abord d’une zone d’exercice ou de sortie extérieure. Si sa surface est trop faible et son utilisation trop intense, maintenir un couvert productif devient irréaliste ; mieux vaut alors stabiliser les zones critiques, organiser l’affouragement et réserver de vraies parcelles à la production d’herbe. L’IFCE distingue explicitement ces fonctions dans le diagnostic prairial et la conception des paddocks. [S14, S27]
Le parcours, la lande, le marais, l’estive ou les milieux semi-naturels peuvent aussi être valorisés par les chevaux. Leur intérêt est souvent territorial et environnemental autant qu’alimentaire. Les équins savent valoriser des fourrages plus grossiers que les bovins dans certaines situations, mais les performances et les risques sanitaires dépendent fortement de la saison, de la ressource disponible et de la présence de plantes toxiques. [S02, S45, S47]
03 · Référence
Repères français 2026 : cheptel, filière et surfaces
La filière équine française présente une particularité importante pour l’interprétation des statistiques : une grande partie des équidés n’est pas détenue dans des exploitations agricoles au sens statistique. L’IFCE estime le cheptel total français à environ 995 800 équidés dans ses tableaux de bord récents, tandis qu’Agreste dénombre 304 493 équidés présents dans les exploitations agricoles fin 2025 (donnée provisoire), dont environ 284 838 chevaux et 19 655 ânes, mulets et bardots. Les deux chiffres ne se contredisent donc pas ; ils portent sur des périmètres différents. [S39, S40]
04 · Référence
Physiologie digestive et comportement alimentaire au pâturage
Le cheval est un herbivore monogastrique dont la digestion des fibres repose surtout sur la fermentation microbienne dans le gros intestin Les fibres sont donc à la fois un nutriment et un élément de sécurité digestive L’IFCE recommande que les fourrages restent la base de…
05 · Référence
Besoins selon les catégories de chevaux
Une prairie riche n’est pas universellement une bonne prairie Les besoins divergent fortement entre un poney rustique à l’entretien un cheval de sport léger une poulinière en lactation ou un poulain en croissance La première décision de gestion consiste donc à alloter les chevaux par…
06 · Référence
Choisir le type de prairie
Le choix dépend d’abord de la fonction pâture exclusive fauche dominante système mixte fauche-pâture réserve de sécurité ou surface à faibles besoins Une prairie permanente apporte stabilité biodiversité et adaptation locale une prairie temporaire ou multi-espèces permet de choisir plus précisément les espèces et d’augmenter…
07 · Référence
Espèces et mélanges adaptés aux équins
Les chevaux préfèrent les graminées L’IFCE classe généralement parmi les espèces appréciées le ray-grass les fétuques le pâturin le dactyle l’agrostide et la fléole avec des préférences qui varient avec le stade végétatif Les mélanges sont souvent préférés aux espèces pures mais le choix doit…
08 · Référence
Sol, pH, réserve utile, drainage et portance
La productivité et la durée de pâturage dépendent autant du sol que de la flore Une prairie profonde et fraîche peut soutenir une forte pousse printanière et plusieurs cycles de pâturage tandis qu’un sol superficiel séchant exige un chargement plus faible et une stratégie de…
| Décision | Repère opérationnel | Pourquoi |
|---|---|---|
| Fourrage minimal | Environ 1,5 à 2 % du poids vif/j en MS de fourrage ; références récentes jusqu’à 3 % selon le cheval | Préserver transit, mastication, microbiote et comportement alimentaire. |
| Temps de pâturage | Environ 15 h/j en moyenne ; peut approcher 19 h lorsque l’herbe est rare ou peu nutritive | Le cheval compense en allongeant le temps d’ingestion. |
| Sortie de paddock | Ne pas maintenir durablement un couvert < 3-5 cm | Éviter le surpâturage, préserver les réserves de la plante. |
| Repos | Environ 3-4 semaines au printemps, plus long en été/arrière-saison | Laisser reconstituer feuilles et réserves. |
| Eau | Accès permanent ; un cheval peut boire jusqu’à ~60 L/j | La consommation augmente avec chaleur, foin et travail. |
| Stock de sécurité | Ajouter 20 à 30 % aux besoins annuels dans les systèmes exposés à la sécheresse | Éviter les achats d’urgence en période de pénurie. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse décisionnelle ?
La prairie est généralement la ressource alimentaire la moins coûteuse et la plus conforme au comportement naturel du cheval mais elle devient rapidement contre-productive lorsqu’elle est gérée comme une simple surface de détente Le cheval pâture longtemps peut prélever l’herbe très près du sol et concentre ses déjections dans des zones de latrine Cette combinaison crée une mosaïque typique des greens très ras et recherchés des refus hauts autour des crottins puis des zones nues autour des accès abreuvoirs râteliers et abris Le pilotage doit donc viser simultanément la nutrition… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition : prairie, pâture, paddock et parcours équin ?
Une prairie est une surface dominée par une végétation herbacée utilisée pour le pâturage la fauche ou les deux Elle peut être permanente lorsqu’elle reste en herbe au-delà de cinq années révolues au sens de la PAC ou temporaire lorsqu’elle est implantée dans une rotation Pour SILLOVA prairie pour chevaux désigne la combinaison du couvert végétal du sol de la conduite de pâturage des équipements et des règles sanitaires permettant à des équidés de valoriser durablement une surface en herbe S41 S42 Le paddock ne doit pas être automatiquement assimilé… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur repères français 2026 : cheptel, filière et surfaces ?
La filière équine française présente une particularité importante pour l’interprétation des statistiques une grande partie des équidés n’est pas détenue dans des exploitations agricoles au sens statistique L’IFCE estime le cheptel total français à environ 995 800 équidés dans ses tableaux de bord récents tandis qu’Agreste dénombre 304 493 équidés présents dans les exploitations agricoles fin 2025 donnée provisoire dont environ 284 838 chevaux et 19 655 ânes mulets et bardots Les deux chiffres ne se contredisent donc pas ils portent sur des périmètres différents S39 S40 L’Annuaire ECUS 2025… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur physiologie digestive et comportement alimentaire au pâturage ?
Le cheval est un herbivore monogastrique dont la digestion des fibres repose surtout sur la fermentation microbienne dans le gros intestin Les fibres sont donc à la fois un nutriment et un élément de sécurité digestive L’IFCE recommande que les fourrages restent la base de la ration et situe couramment l’apport autour de 1 5 à 2 du poids vif en matière sèche par jour avec des références récentes pouvant atteindre 3 selon l’individu et la situation Pour un cheval de 500 kg 1 5 représente déjà 7 5 kg… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur besoins selon les catégories de chevaux ?
Une prairie riche n’est pas universellement une bonne prairie Les besoins divergent fortement entre un poney rustique à l’entretien un cheval de sport léger une poulinière en lactation ou un poulain en croissance La première décision de gestion consiste donc à alloter les chevaux par niveau de besoin et par risque sanitaire puis à attribuer à chaque lot un niveau d’offre en herbe compatible S03 S23 La note d’état corporel NEC est un outil central L’IFCE utilise une échelle de 0 à 5 et cite souvent une zone souhaitable autour… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur choisir le type de prairie ?
Le choix dépend d’abord de la fonction pâture exclusive fauche dominante système mixte fauche-pâture réserve de sécurité ou surface à faibles besoins Une prairie permanente apporte stabilité biodiversité et adaptation locale une prairie temporaire ou multi-espèces permet de choisir plus précisément les espèces et d’augmenter le potentiel de production mais exige davantage de coûts d’implantation et une stratégie de renouvellement S09 S10 S13 La règle SILLOVA doit être de partir du sol et de la fonction et non du nom d’une semence commerciale Le choix du couvert doit intégrer profondeur… [S01][S02][S03]





