01 · Référence
Origine, histoire et diffusion
Le dossier réglementaire AOP considère le débouché des gorges de l'Hérault comme le berceau historique de la Lucques et de la confiserie d'olive verte en Languedoc. La variété y est attestée depuis au moins le XVIIIe siècle dans les récits de l'INAO. A partir du milieu du XIXe siècle, la confiserie se développe et le triangle Gignac - Aniane - Saint-Jean-de-Fos…
L'étymologie traditionnelle relie parfois le nom à Lucca en Toscane ou à d'autres toponymes méditerranéens. Cette hypothèse ne doit pas être transformée en origine génétique démontrée. Les travaux de génétique sur les ressources françaises classent Lucques parmi les principaux génotypes français et montrent un patrimoine français issu de multiples flux méditerranéens, puis diversifié localement. Pour SILLOVA, l'origine fiable à afficher est donc : variété historiquement implantée et sélectionnée en Languedoc, avec origine lointaine non démontrée de manière définitive.
Ce dossier répond au cahier des charges SILLOVA pour la partie 339 - Lucques : origine, sélection historique et synonymes ; vigueur, port, floraison, pollinisateurs et productivité ; description du fruit ; maturité ; sensibilités ; conservation ; usages ; bassins de production ; atouts, limites et comparaisons. Il élargit volontairement ce minimum avec la réglementation AOP 2025-2026, la transformation en olive verte, la place de Lucques dans l'AOP Huile d'olive du Languedoc, la filière française, la protection intégrée, l'adaptation climatique et une couche de données structurées.
02 · Référence
Arbre : vigueur, port et architecture
Les descriptions varient entre vigueur moyenne et forte selon les sources anciennes et les conditions de culture. Les compilations françaises et internationales convergent surtout sur une frondaison dense et un port étalé à semi-érigé. Cette variabilité rappelle que la vigueur observée dépend du sol, de l'eau, de la charge, du porte-greffe éventuel et de la taille.
Le dossier réglementaire AOP considère le débouché des gorges de l'Hérault comme le berceau historique de la Lucques et de la confiserie d'olive verte en Languedoc. La variété y est attestée depuis au moins le XVIIIe siècle dans les récits de l'INAO. A partir du milieu du XIXe siècle, la confiserie se développe et le triangle Gignac - Aniane - Saint-Jean-de-Fos devient un pôle majeur d'olives confites. Le gel de février 1956 détruit une part considérable de l'oliveraie méditerranéenne française et provoque la fermeture…
03 · Référence
Cycle annuel et phénologie
Lucques suit le cycle de l'olivier méditerranéen mais se distingue par une floraison précoce et une récolte de table elle aussi précoce. Les BSV ont régulièrement signalé les premières fleurs ouvertes sur Lucques avant des cultivars plus tardifs. En 2024, la récolte table était déjà en phase terminale début octobre dans certains secteurs ; en 2022, les bulletins annonçaient une récolte possible dans l'Aude…
04 · Référence
Floraison et compatibilité G1/G2
France Olive utilise un système de deux groupes d'incompatibilité pollinique. Lucques est classée G2. Dans ce modèle, la fécondation entre deux variétés du même groupe est incompatible ; une Lucques doit donc recevoir du pollen d'une variété G1 dont la floraison coïncide réellement. Cette lecture moderne est plus robuste pour la conception d'un verger que les anciennes listes de pollinisateurs fondées uniquement sur…
05 · Référence
Pollinisateurs et associations du bassin languedocien
Pour le bassin Languedoc, France Olive cite autour de Lucques : Amellau, Clermontaise, Ménudel, Picholine, Rougette de Pignan, Verdale de l'Hérault et d'autres variétés anciennes. Mais la compatibilité génétique impose de privilégier les G1 pour une Lucques G2 ; Verdale de l'Hérault est elle-même G2 et ne doit donc pas être considérée comme pollinisateur génétiquement compatible dans ce schéma.
06 · Référence
Nouaison, charge et qualité du fruit
Le rendement de Lucques est particulièrement sensible à la réussite de la floraison : la fenêtre pollinique courte et l'auto-incompatibilité rendent le mauvais synchronisme ou un épisode climatique défavorable immédiatement pénalisants. Ensuite, la charge influe sur le calibre : une charge élevée peut réduire la taille moyenne, alors qu'une charge très faible peut produire de gros fruits mais accentuer l'alternance future.
07 · Référence
Productivité et alternance
Les descriptions historiques sont partagées entre productivité moyenne à bonne et alternance marquée. La bonne lecture est donc conditionnelle : Lucques peut produire correctement en verger adapté et irrigué, mais n'est pas une variété à considérer comme naturellement régulière. L'alternance doit être pilotée par la taille, la nutrition, l'eau, la santé foliaire et la gestion de charge.
08 · Référence
Fruit : calibre, peau, chair et attache
La valeur économique de Lucques en table repose sur un fruit charnu, visuellement très distinctif et peu fibreux après préparation. Le cahier AOP ne donne pas un poids fixe du fruit mais impose un calibre maximal de 37 fruits pour 100 g, soit un poids moyen théorique d'au moins environ 2,70 g par fruit pour le lot conforme. Les études expérimentales sur fruits…
Sources : , , . Le poids de 2,70 g est un calcul dérivé du calibre réglementaire, pas une norme indépendante.
09 · Référence
Maturité et fenêtre de récolte
La date pertinente dépend de la destination. Pour l'olive de table, la priorité est d'atteindre le calibre tout en gardant une couleur verte, une peau intacte et une fermeté suffisante. Le CTIFL a développé un code couleur spécifique Lucques à six niveaux, couplé à l'observation de la surface lisse/bosselée et au calibrage, afin d'aider à déterminer la meilleure date de…
10 · Référence
Conservation, transport et qualité post-récolte
La peau fine de Lucques exige une logistique courte et peu traumatisante. Pour l'AOP, la récolte est manuelle et les fruits sont stockés chez le producteur dans des caisses à claire-voie de 20 kg maximum. La livraison à la confiserie doit intervenir dans les 24 h. Chez le confiseur, le stockage avant tri/calibrage est limité à 48 h, ou à 72 h…
| Bloc | Contenu |
|---|---|
| Identité et histoire | Sections 1 à 4 : identité, origine, synonymes, génétique |
| Arbre et reproduction | Sections 5 à 11 : architecture, phénologie, compatibilité G1/G2, pollinisateurs, charge |
| Fruit, table et huile | Sections 12 à 20 : calibre, maturité, transformation, conservation, huile |
| Conduite du verger | Sections 21 à 27 : sol, climat, irrigation, nutrition, taille, densité, récolte |
| Santé du verger | Sections 28 à 33 : mouche, verticilliose, maladies du feuillage, autres risques, IPM |
| AOP, filière et économie | Sections 34 à 39 : règles AOP, huile du Languedoc, statistiques, coûts et marché |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur origine, histoire et diffusion ?
Le dossier réglementaire AOP considère le débouché des gorges de l'Hérault comme le berceau historique de la Lucques et de la confiserie d'olive verte en Languedoc. La variété y est attestée depuis au moins le XVIIIe siècle dans les récits de l'INAO. A partir du milieu du XIXe siècle, la confiserie se développe et le triangle Gignac - Aniane - Saint… [S02][S03]
Que faut-il retenir sur arbre : vigueur, port et architecture ?
Les descriptions varient entre vigueur moyenne et forte selon les sources anciennes et les conditions de culture. Les compilations françaises et internationales convergent surtout sur une frondaison dense et un port étalé à semi-érigé. Cette variabilité rappelle que la vigueur observée dépend du sol, de l'eau, de la charge, du porte-greffe éventuel et de la taille. [S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle annuel et phénologie ?
Lucques suit le cycle de l'olivier méditerranéen mais se distingue par une floraison précoce et une récolte de table elle aussi précoce. Les BSV ont régulièrement signalé les premières fleurs ouvertes sur Lucques avant des cultivars plus tardifs. En 2024, la récolte table était déjà en phase terminale début octobre dans certains secteurs ; en 2022, les bulletins annonçaient une récolte possible… [S02][S03]
Que faut-il retenir sur floraison et compatibilité g1/g2 ?
France Olive utilise un système de deux groupes d'incompatibilité pollinique. Lucques est classée G2. Dans ce modèle, la fécondation entre deux variétés du même groupe est incompatible ; une Lucques doit donc recevoir du pollen d'une variété G1 dont la floraison coïncide réellement. Cette lecture moderne est plus robuste pour la conception d'un verger que les anciennes listes de pollinisateurs… [S02][S03]
Que faut-il retenir sur pollinisateurs et associations du bassin languedocien ?
Pour le bassin Languedoc, France Olive cite autour de Lucques : Amellau, Clermontaise, Ménudel, Picholine, Rougette de Pignan, Verdale de l'Hérault et d'autres variétés anciennes. Mais la compatibilité génétique impose de privilégier les G1 pour une Lucques G2 ; Verdale de l'Hérault est elle-même G2 et ne doit donc pas être considérée comme pollinisateur génétiquement compatible dans ce schéma. [S02][S03]
Que faut-il retenir sur nouaison, charge et qualité du fruit ?
Le rendement de Lucques est particulièrement sensible à la réussite de la floraison : la fenêtre pollinique courte et l'auto-incompatibilité rendent le mauvais synchronisme ou un épisode climatique défavorable immédiatement pénalisants. Ensuite, la charge influe sur le calibre : une charge élevée peut réduire la taille moyenne, alors qu'une charge très faible peut produire de gros fruits mais accentuer l'alternance… [S02][S03]





