01 · Référence
Mandat SILLOVA, méthode et niveau de preuve
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 722 une fiche de race ovine complète : identité, place dans la filière française, histoire, territoires, caractéristiques zootechniques, conduite, alimentation, performances, risques, débouchés, économie, particularités régionales, tableaux, comparaisons, FAQ et sources. Le présent dossier dépasse ce minimum en documentant explicitement la gouvernance génétique 2025-2026, les aides PRM, la situation sanitaire FCO et deux cas technico-économiques récents. [S1]
Les sources sont hiérarchisées. Les textes réglementaires et pages publiques officielles priment pour les statuts, aides et obligations ; les organismes de race et conservatoires sont privilégiés pour le standard, les effectifs, les pratiques et l’histoire ; FranceAgriMer, Institut de l’Élevage et publications scientifiques servent de cadre pour la filière et la génétique. Les données économiques d’exploitation sont toujours présentées comme des cas et non comme des moyennes de race. [S2][S3][S5][S6][S10]
02 · Référence
Synthèse exécutive : les repères à retenir
La race est aujourd’hui intéressante dans trois registres distincts. Premièrement, elle fournit des agneaux et brebis de réforme valorisables en circuits locaux, avec des carcasses plutôt modestes et une croissance lente dans plusieurs témoignages techniques. Deuxièmement, son petit gabarit, sa rusticité et son comportement d’herbager la rendent pertinente pour des systèmes extensifs ou des prestations d’écopâturage. Troisièmement, elle constitue une ressource zoogénétique patrimoniale dont la gestion collective doit préserver des lignées et une diversité de phénotypes sans effacer les pratiques historiques. [S2][S3][S17][S18]
Le point majeur de 2026 est institutionnel : le programme de sélection est désormais officiellement approuvé. Cette étape ne signifie pas que la race est devenue une race « de performance » classique ; elle fournit surtout un cadre de livre généalogique et de suivi des filiations adapté à un système où la paternité est souvent inconnue parce que les luttes se font avec plusieurs mâles. [S6][S7]
03 · Référence
Identité, terminologie et classification
La liste française des races reconnues emploie la forme « Landes de Bretagne (Landes de l’Ouest) ». Les deux désignations renvoient donc au même patrimoine racial. Le terme « mouton breton » apparaît dans les textes historiques et dans la chronologie des organismes de sauvegarde ; vers 1930, le nom Landes de Bretagne s’impose progressivement. [S4][S5]
Il faut en revanche séparer strictement le Landes de Bretagne de la Landaise, également appelée Landes de Gascogne. Les textes réglementaires les listent comme deux races distinctes, avec des territoires et des organismes gestionnaires différents. Pour SILLOVA, le moteur de recherche doit traiter « Landes de l’Ouest » comme synonyme du Landes de Bretagne, mais ne jamais fusionner « Landes de Gascogne ». [S5]
04 · Référence
Origines : une population ancienne des landes de l’Ouest
Les récits techniques convergent vers l’idée d’une relique de l’ancien mouton commun des landes de l’Ouest. Le CRAPAL situe cette population avant les grandes phases de croisement avec les moutons flandrins puis avec des races anglaises. La littérature historique décrit de petits moutons rustiques adaptés aux milieux pauvres ou humides de la façade atlantique. [S3][S21]
Cette reconstruction historique doit rester prudente. Les catégories anciennes de « race », de « variété » ou de « mouton breton » ne correspondent pas exactement à la notion moderne de population génétiquement gérée. Une publication de Bernard Denis et Xavier Malher sur le mouton breton insiste justement sur l’existence de plusieurs formes régionales et sur les transformations provoquées par les croisements et la sélection. [S21]
Le dossier génétique français publié en 2015 a échantillonné trente animaux Landes de Bretagne parmi 48 races ovines. Il confirme l’inclusion de la race dans les travaux nationaux de diversité génétique, mais il ne faut pas transformer une analyse de structure de population en récit simplifié de « pureté ancestrale ». L’objectif moderne est la conservation d’une diversité utile et documentée, non la recherche d’un type figé artificiellement. [S22]
05 · Référence
De la quasi-disparition à la redécouverte en Brière
Au milieu du XXe siècle, la population est devenue extrêmement rare. Les recherches menées autour de 1980 ne retrouvaient plus la race, jusqu’à la découverte d’un petit troupeau relique en Brière. La Fédération des Races de Bretagne et l’introduction du CRAPAL datent cette redécouverte de 1985, avec environ 60 animaux. Cette date est retenue ici comme repère principal. [S2][S3]
Le sauvetage initial s’est fait moins par une relance immédiate de la filière viande que par l’utilisation des animaux comme « tondeuses écologiques » dans des réserves et sites naturels. Cette fonction a donné une valeur d’usage à une race qui, selon les critères productivistes de l’époque, était jugée peu conformée et lente. Les introductions sur des sites naturels ont ainsi joué un rôle de conservatoire vivant. [S3]
06 · Référence
Répartition géographique et systèmes territoriaux
La zone actuelle n’est plus limitée à la Brière. Le CRAPAL décrit une aire centrée sur la Bretagne et la Loire-Atlantique, avec prolongements dans les départements limitrophes, soit une géographie proche du Massif Armoricain. Denved Ar Vro indiquait fin 2020 une répartition de plus de 3 500 brebis : 56 % en Bretagne et 38 % en Pays de la Loire, le solde dans les départements voisins. [S3][S4]
Cette géographie explique la diversité des systèmes : prairies bocagères, landes, marais, îlots littoraux ou arrière-littoraux, surfaces de collectivités, prairies de petites exploitations en vente directe. La race n’est pas liée à une seule nature de sol. Son intérêt réside justement dans sa capacité, rapportée par les organismes de race, à valoriser l’herbe et à circuler dans des parcelles hétérogènes, y compris humides ou difficiles d’accès. [S2][S3][S18]
07 · Référence
Effectifs : reprise numérique, vigilance génétique
La Fédération des Races de Bretagne publie pour 2022 un inventaire de 4 300 brebis et 436 béliers. Cinquante-six éleveurs professionnels détiennent 4 000 brebis et quarante particuliers environ 300. Ces chiffres montrent une race désormais bien plus diffusée qu’au moment du sauvetage, tout en restant de faible effectif au regard de la filière ovine française. [S2]
08 · Référence
Morphologie et phénotype actuel
Le Landes de Bretagne est un mouton de petit à moyen format Les pages de référence convergent sur 50 à 60 cm au garrot 40 à 50 kg pour les brebis et 50 à 65 kg pour les béliers La tête est dégagée et généralement…
| Niveau | Sources privilégiées | Utilisation |
|---|---|---|
| 1 | Légifrance, Région Bretagne, Ministère | Programme de sélection, statut institutionnel, aides, sanitaire, identification |
| 2 | Fédération des Races de Bretagne, OS-ROB, CRAPAL, Denved Ar Vro | Effectifs, morphologie, pratiques, histoire, gouvernance génétique |
| 3 | FranceAgriMer, Institut de l’Élevage | Filière ovine, contrôle de performances, économie sectorielle |
| 4 | Publications scientifiques et historiques | Diversité génétique, interprétation historique, conservation |
| 5 | Calculs SILLOVA | Ratios dérivés explicitement signalés ; jamais substitués à une statistique officielle |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur mandat sillova, méthode et niveau de preuve ?
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 722 une fiche de race ovine complète identité place dans la filière française histoire territoires caractéristiques zootechniques conduite alimentation performances risques débouchés économie particularités régionales tableaux comparaisons FAQ et sources Le présent dossier dépasse ce minimum en documentant explicitement la gouvernance génétique 2025-2026 les aides PRM la situation sanitaire FCO et deux cas technico-économiques récents S1 Les sources sont hiérarchisées Les textes réglementaires et pages publiques officielles priment pour les statuts aides et obligations les organismes de race et conservatoires sont privilégiés… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive : les repères à retenir ?
La race est aujourd’hui intéressante dans trois registres distincts Premièrement elle fournit des agneaux et brebis de réforme valorisables en circuits locaux avec des carcasses plutôt modestes et une croissance lente dans plusieurs témoignages techniques Deuxièmement son petit gabarit sa rusticité et son comportement d’herbager la rendent pertinente pour des systèmes extensifs ou des prestations d’écopâturage Troisièmement elle constitue une ressource zoogénétique patrimoniale dont la gestion collective doit préserver des lignées et une diversité de phénotypes sans effacer les pratiques historiques S2 S3 S17 S18 Le point majeur de 2026… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, terminologie et classification ?
La liste française des races reconnues emploie la forme Landes de Bretagne Landes de l’Ouest Les deux désignations renvoient donc au même patrimoine racial Le terme mouton breton apparaît dans les textes historiques et dans la chronologie des organismes de sauvegarde vers 1930 le nom Landes de Bretagne s’impose progressivement S4 S5 Il faut en revanche séparer strictement le Landes de Bretagne de la Landaise également appelée Landes de Gascogne Les textes réglementaires les listent comme deux races distinctes avec des territoires et des organismes gestionnaires différents Pour SILLOVA le… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur origines : une population ancienne des landes de l’ouest ?
Les récits techniques convergent vers l’idée d’une relique de l’ancien mouton commun des landes de l’Ouest Le CRAPAL situe cette population avant les grandes phases de croisement avec les moutons flandrins puis avec des races anglaises La littérature historique décrit de petits moutons rustiques adaptés aux milieux pauvres ou humides de la façade atlantique S3 S21 Cette reconstruction historique doit rester prudente Les catégories anciennes de race de variété ou de mouton breton ne correspondent pas exactement à la notion moderne de population génétiquement gérée Une publication de Bernard Denis… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur de la quasi-disparition à la redécouverte en brière ?
Au milieu du XXe siècle la population est devenue extrêmement rare Les recherches menées autour de 1980 ne retrouvaient plus la race jusqu’à la découverte d’un petit troupeau relique en Brière La Fédération des Races de Bretagne et l’introduction du CRAPAL datent cette redécouverte de 1985 avec environ 60 animaux Cette date est retenue ici comme repère principal S2 S3 Le sauvetage initial s’est fait moins par une relance immédiate de la filière viande que par l’utilisation des animaux comme tondeuses écologiques dans des réserves et sites naturels Cette fonction… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur répartition géographique et systèmes territoriaux ?
La zone actuelle n’est plus limitée à la Brière Le CRAPAL décrit une aire centrée sur la Bretagne et la Loire-Atlantique avec prolongements dans les départements limitrophes soit une géographie proche du Massif Armoricain Denved Ar Vro indiquait fin 2020 une répartition de plus de 3 500 brebis 56 en Bretagne et 38 en Pays de la Loire le solde dans les départements voisins S3 S4 Cette géographie explique la diversité des systèmes prairies bocagères landes marais îlots littoraux ou arrière-littoraux surfaces de collectivités prairies de petites exploitations en vente… [S01][S02][S03]





