01 · Référence
Repères techniques
La gestation porcine est une phase d’environ 115 jours dans les références françaises récentes. En GTTT 2025, la durée moyenne observée est de 115,0 jours (écart-type inter-élevages 0,8 jour). Le pilotage ne consiste pas seulement à « maintenir une truie pleine » : il doit sécuriser la fécondation, détecter rapidement les retours, reconstituer les réserves mobilisées en lactation, éviter l’embonpoint excessif, accompagner l’augmentation tardive des besoins fœtaux et préparer une mise bas efficace. [S2]
Le meilleur repère alimentaire n’est pas une quantité fixe de kg j valable pour toutes les femelles L’IFIP recommande un plan dynamique fondé sur l’âge le poids vif l’épaisseur de lard dorsal ELD en début de gestation et les objectifs de poids ELD à la mise bas Pour un aliment de gestation à 9 0 MJ d’énergie nette kg l’IFIP cite comme repère de fin de gestation sur les 2 à 3 dernières semaines environ 3 2 kg j pour les femelles en première gestation et 3 5 kg j…
02 · Référence
Définition, terminologie et place dans le cycle
Au sens réglementaire français, une cochette est une femelle pubère qui n’a pas encore mis bas ; une truie est une femelle après sa première mise bas. Une « truie sèche et gravide » se situe entre le sevrage et la période périnatale. Dans la pratique de l’élevage, la page « gestation des truies » doit donc couvrir à la fois les truies multipares et les cochettes gestantes, tout en distinguant leurs besoins de croissance et de reconstitution des réserves. [S7]
La gestation débute après la saillie/insémination fécondante et se termine à la mise bas. Le moyen mnémotechnique « 3 mois, 3 semaines, 3 jours » donne environ 114 jours ; la référence GTTT 2025 mesurée en élevages est légèrement supérieure, à 115,0 jours en moyenne. L’écart individuel impose de raisonner une fenêtre de mise bas et non une heure théorique. [S2]
• Objectif reproductif : maintenir une gestation viable et identifier tôt toute femelle non gestante ou ayant interrompu sa gestation.
03 · Référence
Contexte français : références et périmètres à ne pas confondre
FranceAgriMer, d’après le SSP, indique 853 000 truies dans l’enquête de mai-juin 2025, contre 848 000 en 2024. Le cheptel porcin total atteint 11,896 millions de têtes dans cette même enquête. Ces chiffres décrivent le cheptel national selon un dispositif statistique public. [S16]
La GTTT 2025 couvre 1 348 élevages conventionnels, 416 956 truies présentes et 51 % des truies présentes dans les élevages français selon le calcul IFIP/GT-Porc. L’échantillon est composé à 93 % d’élevages de métropole et 7 % de La Réunion et exclut la production biologique et le Label Rouge fermier. La taille moyenne est de 309 truies, la médiane de 237. Il ne faut donc pas extrapoler automatiquement une moyenne GTTT à tous les systèmes différenciés. [S2]
04 · Référence
État corporel : piloter des réserves, pas une simple note visuelle
Le pilotage de l’état corporel vise à réduire l’hétérogénéité du troupeau à la mise bas. L’IFIP recommande d’adapter la quantité totale d’aliment de gestation au rang de portée, au poids et à l’ELD mesurés en début de gestation, puis de vérifier l’objectif à l’entrée en maternité. L’ELD est mesurée par ultrasons au site de référence, environ 6,5 cm de part et d’autre de la colonne au niveau de la dernière côte flottante ; elle est plus objective qu’une note visuelle seule. [S3][S5][S19][S20]
Les anciens repères PorciSanté indiquent, à titre de guide et selon durée de lactation/ingestion en maternité, des objectifs d’ELD d’entrée en maternité souvent situés autour de 16 à 21 mm. Ils doivent être considérés comme des repères historiques à adapter à la génétique moderne et au protocole du troupeau. L’important est la trajectoire individuelle : une même ELD n’a pas la même signification pour une primigeste en croissance et une multipare lourde. [S5]
05 · Référence
Alimentation dynamique : raisonner le total et sa répartition
L’approche IFIP part de deux questions : quelle quantité totale d’aliment est nécessaire sur toute la gestation pour atteindre les objectifs corporels et de portée, puis comment répartir cette quantité au fil des semaines ? Avec un aliment unique, moduler les kg distribués revient surtout à moduler l’apport énergétique. Le modèle InraPorc permet d’estimer les besoins à partir de l’âge, du poids, de l’ELD et des objectifs de mise bas pour les génétiques Large White, Landrace et leurs croisements. [S3][S19]
06 · Référence
Énergie, acides aminés, phosphore et fibres : la gestation n’est pas mononutritionnelle
Une ration ajustée uniquement en énergie peut couvrir correctement la moyenne du troupeau tout en créant des excès de certains nutriments chez des truies et des insuffisances chez d’autres Les travaux IFIP-INRAE 2026 ont comparé un aliment standard unique à une alimentation utilisant plusieurs aliments…
07 · Référence
Eau et abreuvement : un nutriment à surveiller comme l’aliment
L’eau conditionne ingestion thermorégulation transit et confort En gestante le suivi ne doit pas se limiter à l’abreuvoir fonctionne Il faut vérifier débit pression hauteur propreté facilité d’accès compétition et qualité sanitaire Une baisse de fréquentation de l’abreuvoir ou une rupture du rapport eau aliment…
08 · Référence
Systèmes d’alimentation des gestantes : choisir selon le troupeau et le travail
Les principaux systèmes français comprennent l’auge avec alimentation collective, le réfectoire, le distributeur automatique de concentrés (DAC), des dispositifs de type Variomix et l’alimentation au sol. Chacun redistribue différemment la compétition, l’individualisation de la ration, la facilité d’observation et le temps de travail. [S9]
| Repère | Valeur / règle | Lecture pratique |
|---|---|---|
| Durée moyenne de gestation GTTT 2025 | 115,0 ± 0,8 j | Utiliser la date de saillie fécondante pour prévoir le calendrier de surveillance et l’entrée en maternité. |
| Taux de fécondation 1re saillie | 91,9 % | Un retour non détecté crée des jours improductifs : contrôle des retours + échographie. |
| Cheptel français (mai-juin 2025) | 853 000 truies | FranceAgriMer d’après SSP ; périmètre différent de la base GTTT. |
| Échantillon GTTT 2025 | 1 348 élevages ; 416 956 truies | 51 % des truies présentes selon IFIP ; conventionnel, hors bio et Label Rouge fermier. |
| Logement en groupe | 4 sem. après saillie → 1 sem. avant mise bas | Minimum réglementaire français / UE, avec dérogation spécifique aux très petites exploitations. |
| Surface libre | 2,25 m²/truie ; 1,64 m²/cochette | +10 % si groupe <6 ; -10 % possible si groupe ≥40. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur repères techniques ?
La gestation porcine est une phase d’environ 115 jours dans les références françaises récentes En GTTT 2025 la durée moyenne observée est de 115 0 jours écart-type inter-élevages 0 8 jour Le pilotage ne consiste pas seulement à maintenir une truie pleine il doit sécuriser la fécondation détecter rapidement les retours reconstituer les réserves mobilisées en lactation éviter l’embonpoint excessif accompagner l’augmentation tardive des besoins fœtaux et préparer une mise bas efficace S2 Le meilleur repère alimentaire n’est pas une quantité fixe de kg j valable pour toutes les femelles… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition, terminologie et place dans le cycle ?
Au sens réglementaire français une cochette est une femelle pubère qui n’a pas encore mis bas une truie est une femelle après sa première mise bas Une truie sèche et gravide se situe entre le sevrage et la période périnatale Dans la pratique de l’élevage la page gestation des truies doit donc couvrir à la fois les truies multipares et les cochettes gestantes tout en distinguant leurs besoins de croissance et de reconstitution des réserves S7 La gestation débute après la saillie insémination fécondante et se termine à la mise… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur contexte français : références et périmètres à ne pas confondre ?
FranceAgriMer d’après le SSP indique 853 000 truies dans l’enquête de mai-juin 2025 contre 848 000 en 2024 Le cheptel porcin total atteint 11 896 millions de têtes dans cette même enquête Ces chiffres décrivent le cheptel national selon un dispositif statistique public S16 La GTTT 2025 couvre 1 348 élevages conventionnels 416 956 truies présentes et 51 des truies présentes dans les élevages français selon le calcul IFIP GT-Porc L’échantillon est composé à 93 d’élevages de métropole et 7 de La Réunion et exclut la production biologique et le… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur état corporel : piloter des réserves, pas une simple note visuelle ?
Le pilotage de l’état corporel vise à réduire l’hétérogénéité du troupeau à la mise bas L’IFIP recommande d’adapter la quantité totale d’aliment de gestation au rang de portée au poids et à l’ELD mesurés en début de gestation puis de vérifier l’objectif à l’entrée en maternité L’ELD est mesurée par ultrasons au site de référence environ 6 5 cm de part et d’autre de la colonne au niveau de la dernière côte flottante elle est plus objective qu’une note visuelle seule S3 S5 S19 S20 Les anciens repères PorciSanté indiquent… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur alimentation dynamique : raisonner le total et sa répartition ?
L’approche IFIP part de deux questions quelle quantité totale d’aliment est nécessaire sur toute la gestation pour atteindre les objectifs corporels et de portée puis comment répartir cette quantité au fil des semaines Avec un aliment unique moduler les kg distribués revient surtout à moduler l’apport énergétique Le modèle InraPorc permet d’estimer les besoins à partir de l’âge du poids de l’ELD et des objectifs de mise bas pour les génétiques Large White Landrace et leurs croisements S3 S19 Le plan en U classique est jugé trop simplificateur par l’IFIP… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur énergie, acides aminés, phosphore et fibres : la gestation n’est pas mononutritionnelle ?
Une ration ajustée uniquement en énergie peut couvrir correctement la moyenne du troupeau tout en créant des excès de certains nutriments chez des truies et des insuffisances chez d’autres Les travaux IFIP-INRAE 2026 ont comparé un aliment standard unique à une alimentation utilisant plusieurs aliments en mélange modulés selon les besoins en acides aminés dès la mise en groupe et en phosphore pendant le dernier mois Dans l’essai les caractéristiques des truies et des portées à la mise bas étaient similaires la stratégie modulée a réduit d’environ 15 l’ingestion d’acides… [S01][S02][S03]





