01 · Référence
Identité botanique, taxonomie et nomenclature
Le nom scientifique de référence est Chenopodium album L., 1753. TAXREF/INPN l’intègre à la famille des Amaranthaceae, sous-famille des Chenopodioideae ; le code EPPO utilisé en protection des cultures est CHEAL. [S3] Les anciennes flores agronomiques et plusieurs documents techniques parlent encore de Chenopodiaceae : cette différence est taxonomique et ne correspond pas à une espèce différente.
L’espèce est réputée très polymorphe forme des feuilles dentition couleur des tiges et niveau de pruine varient avec le stade l’environnement et les individus S3 S4 Cette variabilité explique une partie des confusions au champ Le chénopode produit aussi des graines de morphologies et de comportements dormants différents les akènes noirs sont généralement plus dormants…
02 · Référence
Identification au champ et diagnostics différentiels
Cotylédons fins à oblongs/elliptiques, charnus, avec un pétiole court mais net ; la face inférieure est très fréquemment rouge violacé. [S2, S9]
La tige est dressée anguleuse souvent ramifiée et peut porter des stries vertes ou rougeâtres La hauteur dépend énormément de la compétition une plante contrainte dans un peuplement dense reste petite tandis qu’un individu isolé et bien alimenté peut dépasser 1 m et parfois atteindre 1 5 m ou davantage Les feuilles inférieures sont plus…
03 · Référence
Cycle annuel, levées et phénologie
Le chénopode blanc est une annuelle à germination dominante de printemps et d’été. Les références françaises placent l’essentiel des levées entre avril et septembre, avec un pic variable selon région, humidité et travail du sol. [S2, S13] Les cultures de printemps et surtout les cultures d’été sarclées synchronisent donc leur phase de faible couverture avec une fenêtre de levée très favorable à l’adventice.
La phénologie est fortement thermodépendante Des travaux expérimentaux montrent que température et photopériode modulent la vitesse de développement S22 Dans les conditions estivales françaises une plante issue d’une levée tardive peut encore produire des graines si elle n’est pas détruite Une fiche régionale française indique qu’un cycle reproductif complet peut être réalisé en environ 40…
04 · Référence
Dormance, profondeur de levée et stock semencier
Infloweb situe la profondeur optimale de levée entre 1 et 4 cm et précise qu’en sol sec des émergences peuvent provenir de graines placées à plus de 5 cm S2 D’autres synthèses internationales placent la majorité des émergences dans les tout premiers centimètres S17 Ces données sont cohérentes avec la petite taille de la graine l’énergie disponible pour traverser une grande épaisseur de sol reste limitée mais quelques graines peuvent lever plus profondément selon la…
Les graines mûres présentent une dormance importante et la lumière constitue un signal de germination majeur S2 Les travaux de Ziyaaba et al publiés en 2026 confirment que la qualité de lumière régule différemment germination et dormance du chénopode blanc S18 En pratique toute perturbation ramenant des graines à proximité de la surface et exposant…
05 · Référence
Production semencière et retour au stock
La production de graines est très plastique Infloweb classe la production semencière en culture dans une gamme de plusieurs centaines à plusieurs milliers de graines par plante tandis que des publications et synthèses internationales rapportent couramment des dizaines de milliers de graines pour un individu peu concurrencé et des maxima expérimentaux bien supérieurs S2 S17 S19 La valeur à utiliser au champ dépend donc de la densité de chénopodes de la date de levée de…
Cette plasticité explique pourquoi une faible densité apparente peut rester dangereuse une plante isolée dans une trouée un passage de roue ou une bordure peut compenser par une biomasse et une fécondité très élevées L’objectif de fin de cycle n’est pas seulement de protéger le rendement mais de réduire le nombre de plantes capables d’atteindre…
06 · Référence
Écologie, habitat et facteurs de risque
Le chénopode blanc est nitrophile et s’adapte à une large gamme de textures et de pH. [S2] Il répond fortement aux situations où l’azote minéral est disponible et où le sol est régulièrement perturbé. Infloweb souligne que l’azote et l’eau, notamment en cultures irriguées, augmentent la biomasse et la production de graines. [S2] FREDON Hauts-de-France associe l’espèce à des sols meubles, riches en azote et en humus et à certaines situations d’apports organiques importants. [S14]
07 · Référence
Répartition et importance agronomique en France
Infloweb indique que le chénopode blanc est très commun partout en France S2 Une étude nationale historique de la flore des cultures estivales reprise dans la fiche le place parmi les espèces les plus répandues en maïs et en tournesol depuis plusieurs décennies S2 Son…
08 · Référence
Cultures touchées et situations à haut risque
Les cultures de printemps et d’été constituent le cœur du risque betterave maïs tournesol soja sorgho pomme de terre pois et féverole de printemps lin et de nombreuses productions légumières S2 Les cultures d’hiver peuvent héberger quelques individus mais leur cycle et leur fermeture du…
| Périmètre | État au 20 août 2026 |
|---|---|
| Sujet | Partie 525 du Bloc P - Adventices : Chénopode blanc |
| Taxon pivot | Chenopodium album L. ; code EPPO CHEAL ; famille Amaranthaceae selon TAXREF/INPN. |
| Cultures prioritaires | Betterave, maïs, tournesol, soja, pomme de terre, protéagineux, lin, cultures légumières et autres cultures sarclées de printemps/été. |
| Risque biologique | Annuelle très polymorphe, levées surtout printanières et estivales, stock semencier persistant, production de graines élevée et capacité de nouvelles levées tardives. |
| Résistance France | Résistance liée à la cible aux inhibiteurs du photosystème II documentée R4P cartographie encore en 2025 une zone importante dans le Nord et le Nord-Est avec cas isolés… |
| Principe de gestion | Empêcher la grenaison + diversifier les périodes de semis + contrôler au stade très jeune + combiner agronomie, mécanique et, si nécessaire, solutions homologuées vérifiées dans E-Phy. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur identité botanique, taxonomie et nomenclature ?
Le nom scientifique de référence est Chenopodium album L 1753 TAXREF INPN l’intègre à la famille des Amaranthaceae sous-famille des Chenopodioideae le code EPPO utilisé en protection des cultures est CHEAL S3 Les anciennes flores agronomiques et plusieurs documents techniques parlent encore de Chenopodiaceae cette différence est taxonomique et ne correspond pas à une espèce différente L’espèce est réputée très polymorphe forme des feuilles dentition couleur des tiges et niveau de pruine varient avec le stade l’environnement et les individus S3 S4 Cette variabilité explique une partie des confusions au… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification au champ et diagnostics différentiels ?
Cotylédons fins à oblongs/elliptiques, charnus, avec un pétiole court mais net ; la face inférieure est très fréquemment rouge violacé. [S2, S9] La tige est dressée anguleuse souvent ramifiée et peut porter des stries vertes ou rougeâtres La hauteur dépend énormément de la compétition une plante contrainte dans un peuplement dense reste petite tandis qu’un individu isolé et bien alimenté peut dépasser 1 m et parfois atteindre 1 5 m ou davantage Les feuilles inférieures sont plus… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle annuel, levées et phénologie ?
Le chénopode blanc est une annuelle à germination dominante de printemps et d’été Les références françaises placent l’essentiel des levées entre avril et septembre avec un pic variable selon région humidité et travail du sol S2 S13 Les cultures de printemps et surtout les cultures d’été sarclées synchronisent donc leur phase de faible couverture avec une fenêtre de levée très favorable à l’adventice La phénologie est fortement thermodépendante Des travaux expérimentaux montrent que température et photopériode modulent la vitesse de développement S22 Dans les conditions estivales françaises une plante issue… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dormance, profondeur de levée et stock semencier ?
Infloweb situe la profondeur optimale de levée entre 1 et 4 cm et précise qu’en sol sec des émergences peuvent provenir de graines placées à plus de 5 cm S2 D’autres synthèses internationales placent la majorité des émergences dans les tout premiers centimètres S17 Ces données sont cohérentes avec la petite taille de la graine l’énergie disponible pour traverser une grande épaisseur de sol reste limitée mais quelques graines peuvent lever plus profondément selon la Les graines mûres présentent une dormance importante et la lumière constitue un signal de germination… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur production semencière et retour au stock ?
La production de graines est très plastique Infloweb classe la production semencière en culture dans une gamme de plusieurs centaines à plusieurs milliers de graines par plante tandis que des publications et synthèses internationales rapportent couramment des dizaines de milliers de graines pour un individu peu concurrencé et des maxima expérimentaux bien supérieurs S2 S17 S19 La valeur à utiliser au champ dépend donc de la densité de chénopodes de la date de levée de Cette plasticité explique pourquoi une faible densité apparente peut rester dangereuse une plante isolée dans… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur écologie, habitat et facteurs de risque ?
Le chénopode blanc est nitrophile et s’adapte à une large gamme de textures et de pH S2 Il répond fortement aux situations où l’azote minéral est disponible et où le sol est régulièrement perturbé Infloweb souligne que l’azote et l’eau notamment en cultures irriguées augmentent la biomasse et la production de graines S2 FREDON Hauts-de-France associe l’espèce à des sols meubles riches en azote et en humus et à certaines situations d’apports organiques importants S14 L’espèce est également capable d’une croissance estivale rapide grâce à son métabolisme C4 Cela ne… [S01][S02][S03]





