01 · Référence
Mode d’emploi et périmètre documentaire
La biosécurité avicole est un système de prévention appliqué à l’ensemble du site et de la chaîne de production pas une succession de gestes isolés Une botte propre n’annule pas un circuit de camion mal conçu un bâtiment désinfecté peut être recontaminé par une canalisation un bac d’équarrissage un matériel partagé ou une équipe d’attrapage Le raisonnement doit donc partir des flux réels de l’exploitation animaux personnes véhicules matériel eau aliment litière œufs sous-produits effluents…
Le présent dossier privilégie le droit français consolidé le ministère chargé de l’Agriculture l’ITAVI et les travaux scientifiques récents coordonnés par les organismes techniques Les recommandations opérationnelles sont volontairement formulées comme des objectifs et des contrôles les produits de nettoyage désinfection leurs concentrations temps de contact et compatibilités doivent toujours être vérifiés sur leur autorisation…
02 · Référence
Définition : ce que recouvre la biosécurité en aviculture
La biosécurité regroupe les mesures techniques, organisationnelles et comportementales destinées à prévenir ou limiter l’introduction, la circulation et la diffusion de contaminants dans un élevage. Elle associe la biosécurité externe - empêcher un agent d’entrer sur le site -, la biosécurité interne - empêcher sa circulation entre unités, lots ou zones - et le confinement à la source lorsqu’un risque est suspecté ou confirmé.
L’arrêté français du 29 septembre 2021 impose une logique fondée sur l’analyse des risques Le plan n’est donc pas un document standard à copier il doit correspondre aux espèces détenues au contexte géographique à la structure du site et aux vecteurs réels de contamination Pour les chaînes de reproduction la logique dépasse même l’établissement et…
03 · Référence
Voies de transmission : cartographier avant de prescrire
Un plan robuste commence par une cartographie des voies de transmission. Le risque dépend du danger, de la probabilité d’exposition et des conséquences possibles. Un véhicule peut être rare mais très critique s’il dessert plusieurs élevages ; un intervenant quotidien peut être très bien maîtrisé s’il respecte toujours un sas conçu pour rendre le bon geste évident.
04 · Référence
Architecture réglementaire française en vigueur en 2026
Le socle est la Loi de santé animale européenne, règlement (UE) 2016/429, complétée en France par l’arrêté du 29 septembre 2021 relatif à la biosécurité dans les établissements détenant des volailles ou oiseaux captifs. Le texte français reste le référentiel opérationnel central pour le plan de biosécurité, les flux, la bande unique, la surveillance, le nettoyage-désinfection, les effluents et l’évaluation externe.
Depuis le 12 février 2026 l’enregistrement des opérateurs et la traçabilité relèvent d’un arrêté spécifique du 9 février 2026 Il impose l’enregistrement de l’opérateur et la description de ses activités et établissements Chaque bâtiment enclos ou parcours destiné à recevoir des volailles ou des œufs à couver est identifié par un INUAV Jusqu’au 31 décembre…
05 · Référence
Les 12 éléments minimaux du plan de biosécurité
L’annexe I de l’arrêté du 29 septembre 2021 fixe douze éléments minimaux. SILLOVA doit les traiter comme des objets documentaires versionnés : une carte, une procédure, un registre ou une preuve d’audit doit pouvoir être relié à l’établissement et à la version du plan.
06 · Référence
Construire l’analyse de risque de l’exploitation
L’analyse de risque doit être spécifique au site. Une méthode simple consiste à inventorier chaque flux, identifier le danger ou la voie de transmission, apprécier la fréquence d’exposition, la capacité de diffusion et l’efficacité des barrières existantes. Le résultat attendu n’est pas une note abstraite mais une liste priorisée d’actions, responsables, échéances et preuves.
07 · Référence
Zonage et plan de circulation : rendre les flux visibles
Le texte distingue la zone publique, la zone professionnelle et la zone d’élevage. La zone publique accueille les éléments qui ne doivent pas franchir le périmètre sanitaire : visiteurs non autorisés, véhicules sans nécessité d’entrée, et idéalement l’accès de l’équarrisseur au bac. La zone professionnelle sert aux flux habilités ; la zone d’élevage regroupe les unités de production.
Le plan de circulation doit être affiché et cohérent avec la réalité. Les flux entrants et sortants doivent être séparés dans le temps ou dans l’espace. Les livraisons d’aliment, enlèvements, ramassage des œufs, enlèvement des cadavres, effluents et équipes d’intervention sont à représenter, y compris les manœuvres de véhicules.
08 · Référence
Sas sanitaire : la frontière active de l’unité de production
L’ITAVI rappelle qu’un sas sanitaire est obligatoire à l’entrée de chaque unité de production. Son efficacité repose sur une séparation nette des zones et une routine toujours identique. Le sas n’est pas un vestiaire décoratif : il doit empêcher le transfert des contaminants des chaussures, vêtements, mains et petits objets vers l’intérieur.
| Repère clé | Valeur / lecture |
|---|---|
| Périmètre | Poulets de chair, poules pondeuses et reproductrices, dindes, canards, oies, pintades ; bâtiments fermés, plein air, Label Rouge, bio, circuits courts et couvoirs/reproduction. |
| Obligation structurante | Plan de biosécurité fondé sur une analyse des risques, tenu à jour et disponible au contrôle ; contenu minimal fixé par l’annexe I de l’arrêté du 29 septembre 2021. |
| Audit externe | Évaluation par organisme tiers chaque année ; lorsque les conclusions sont favorables, renouvellement tous les deux ans. |
| Traçabilité 2026 | Nouvel arrêté du 9 février 2026 : enregistrement des opérateurs et description des établissements ; chaque bâtiment, enclos ou parcours avicole est associé à un identifiant INUAV. |
| IAHP - situation France | Niveau de risque « négligeable » depuis le 3 juin 2026 ; les mesures permanentes de biosécurité restent applicables quel que soit le niveau de risque. |
| Outil de progrès | PULSE, version 4 (01-02-2025), permet l’auto-évaluation et peut servir à l’évaluation annuelle prévue par la réglementation. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur mode d’emploi et périmètre documentaire ?
La biosécurité avicole est un système de prévention appliqué à l’ensemble du site et de la chaîne de production pas une succession de gestes isolés Une botte propre n’annule pas un circuit de camion mal conçu un bâtiment désinfecté peut être recontaminé par une canalisation un bac d’équarrissage un matériel partagé ou une équipe d’attrapage Le raisonnement doit donc partir des flux réels de l’exploitation animaux personnes véhicules matériel eau aliment litière œufs sous-produits effluents Le présent dossier privilégie le droit français consolidé le ministère chargé de l’Agriculture l’ITAVI et… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition : ce que recouvre la biosécurité en aviculture ?
La biosécurité regroupe les mesures techniques organisationnelles et comportementales destinées à prévenir ou limiter l’introduction la circulation et la diffusion de contaminants dans un élevage Elle associe la biosécurité externe - empêcher un agent d’entrer sur le site - la biosécurité interne - empêcher sa circulation entre unités lots ou zones - et le confinement à la source lorsqu’un risque est suspecté ou confirmé L’arrêté français du 29 septembre 2021 impose une logique fondée sur l’analyse des risques Le plan n’est donc pas un document standard à copier il doit… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur voies de transmission : cartographier avant de prescrire ?
Un plan robuste commence par une cartographie des voies de transmission. Le risque dépend du danger, de la probabilité d’exposition et des conséquences possibles. Un véhicule peut être rare mais très critique s’il dessert plusieurs élevages ; un intervenant quotidien peut être très bien maîtrisé s’il respecte toujours un sas conçu pour rendre le bon geste évident. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur architecture réglementaire française en vigueur en 2026 ?
Le socle est la Loi de santé animale européenne règlement UE 2016 429 complétée en France par l’arrêté du 29 septembre 2021 relatif à la biosécurité dans les établissements détenant des volailles ou oiseaux captifs Le texte français reste le référentiel opérationnel central pour le plan de biosécurité les flux la bande unique la surveillance le nettoyage-désinfection les effluents et l’évaluation externe Depuis le 12 février 2026 l’enregistrement des opérateurs et la traçabilité relèvent d’un arrêté spécifique du 9 février 2026 Il impose l’enregistrement de l’opérateur et la description de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les 12 éléments minimaux du plan de biosécurité ?
L’annexe I de l’arrêté du 29 septembre 2021 fixe douze éléments minimaux. SILLOVA doit les traiter comme des objets documentaires versionnés : une carte, une procédure, un registre ou une preuve d’audit doit pouvoir être relié à l’établissement et à la version du plan. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur construire l’analyse de risque de l’exploitation ?
L’analyse de risque doit être spécifique au site. Une méthode simple consiste à inventorier chaque flux, identifier le danger ou la voie de transmission, apprécier la fréquence d’exposition, la capacité de diffusion et l’efficacité des barrières existantes. Le résultat attendu n’est pas une note abstraite mais une liste priorisée d’actions, responsables, échéances et preuves. [S01][S02][S03]





